Pour Fabian

Santé / Soins

15 novembre : Rassemblement contre les violences faites aux enfants et aux ados

Les Collectives Patouche et Ensemble contre l’inceste appellent à un rassemblement contre les violences faites aux enfants et aux ados le samedi 15 novembre 2025 à 14h devant le Palais de Justice de Bruxelles. Nous appelons à un rassemblement contre les violences faites aux enfants et aux ados le samedi 15 novembre 2025 à 14h devant le Palais de Justice de Bruxelles. Aucune jeune personne ne devrait vivre dans la peur. Et pourtant, chaque jour en Belgique, des enfants et des adolescentEs sont mépriséEs, maltraitéEs, délogéEs, agresséEs, violéEs, exploitéEs, mutiléEs, tuéEs. La société détourne le regard et l’État choisit de ne pas les protéger, voire de les mettre en danger. À la maison, à l’école, à l’hôpital, dans le sport, les loisirs, sur Internet, dans les foyers sociaux, les tribunaux, les commissariats, les lieux de culte : aucun lieu n’est sûr. Toutes ces institutions passent au-dessus des droits fondamentaux des jeunes. Dans une société plus solidaire, plus protectrice des minorités et diversités en tout genre, plus horizontale, bienveillante, plus à l’écoute des besoins spécifiques des différents groupes qui la composent, il y aurait beaucoup moins de violences sur les jeunes et les enfants. Le 15 novembre 2025, c’est ensemble que nous nous rassemblerons pour toustes les enfants et ados d’aujourd’hui, d’hier et de demain. Exigeons une Belgique qui considère et écoute sa jeunesse et qui mette en œuvre de véritables politiques publiques pour l’enfance. Rassemblement organisé en lien avec les Manif Enfantistes en France dans le cadre du 18 novembre, Journée pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels.

Bruxelles Bruxelles |
Médias

Après la mort de Fabian, la répression policière s’abat sur les proches

Lundi 2 juin, dans le parc Élisabeth à Bruxelles, Fabian, un enfant de 11 ans, a été tué, percuté par une voiture de police qui roulait à plus de 40 km/h, sans sirène ni gyrophare, alors que des policiers poursuivaient l’enfant dans un parc. Aucune trace de freinage n’a été retrouvée sur place. Le dimanche qui a suivi, une marche blanche en hommage à Fabian a rassemblé plus de 1000 personnes. Mais cette mobilisation solidaire s’est achevée par des violences policières. La police a dispersé les participant·es avec force : usage de flashballs, autopompes, présence de la brigade anti-banditisme (BAB). Les témoignages rapportent une répression policière brutale tout au long de la semaine. Perquisitions, intimidations, passages à tabac, pression pour faire retirer une banderole. La douleur d’une communauté et l’indignation face aux meurtres policiers se sont trouvées face à une tentative d’étouffement par la violence institutionnelle. Retour sur la semaine qui a suivi le décès de Fabian. Après la mort de Fabian, la police quadrille le lieu des faits. Alors que Fabian est encore là au sol dans le parc, 2 jeunes proches de Fabian veulent venir près de lui. Ils se font chasser : gazés et insultés. Des habitant·es, des proches, viennent se recueillir au parc, et se rapprochent du lieu la scène pour essayer de comprendre, exprimer leur colère. Beaucoup sont choqué·es. Dans une vidéo que nous avons pu consulter, on entend un agent dire : « Vous allez me chercher votre carte d’identité, madame ? » alors qu’il n’y a pas plus de 10 personnes, toutes non-violentes. Un autre policier tente alors de justifier la mort de l’enfant en déclarant : « Quand vos jeunes en trottinette tuent des petites vieilles sur les trottoirs ». Ce à quoi un habitant rétorque : « Donc, rouler sur un trottoir, ça mérite la mort ? » La police a ensuite ordonné aux personnes de circuler, alors même qu’elles se trouvaient dans la rue, un espace public où elles ont pleinement le droit de circuler ou de rester. Dans la même journée, un policier lance à un habitant « Qu’est-ce que tu t’en fous, toi, t’es maghrébin ». Ce dernier nous explique : « Il dit ça comme si on avait la haine, comme si on n’avait pas de cœur ! Je lui ai dit moi, qu’il soit juif noir blanc chinois, athée, chrétien, n’importe je m’en fous je l’aurais défendu parce qu’on est des humains avant d’avoir notre nationalité, nos cultures » La police interdit de filmer ou de parler avec les témoins directs qui ont très vite été emmené·es au poste. Plusieurs personnes présentes ce soir-là affirment que c’est à cet instant que des personnes auraient été identifiées par les forces de l’ordre pour avoir exprimé leur colère en interpellant les policiers par rapport aux meurtres policiers. Dans les jours suivants, certain·es vont faire l’objet d’interpellations ciblées. Vers 19h, une dizaine de jeunes, non-blancs pour la plupart, sont présents au parc Élisabeth. Ils sont calmes, posés sur un banc. Des...

Bruxelles Bruxelles |
Contrôle social / Répression

Rassemblement en hommage à Fabian

Ce vendredi 27 juin, un rassemblement en hommage à Fabian, tué par la police, aura lieu dans le parc Elisabeth. Ce vendredi 27 juin 2025, si la police n’avait pas croisé sa route un mois plus tôt, Fabian aurait eu 12 ans. Pour lui rendre hommage en ce jour anniversaire, un rassemblement avec un lâcher de ballons blancs est prévu à 18h30 dans le parc Elisabeth. Depuis la mort de Fabian, un espace spontané et populaire de recueillement, parole et rencontre s’est installé sur les lieux même du drame - avec ses fleurs, bougies, dessins, jouets, ballons, affiches, photos, banderoles, offrandes de boissons et de friandises. Dans cet espace, on y pleure, on y parle, on y crie, on s’y soutient. On y partage l’incompréhension, la tristesse, la peur, la colère. On s’y dit comment c’est possible, ce n’était qu’un enfant, plus jamais ça, ce n’est pas un accident, c’est un meurtre. On s’y demande où sont les réactions des élu-e-s locaux/ales, qui nous protège de la police. On y revendique l’interdiction de la présence policière motorisée dans les parcs, l’arrêt du harcèlement policier des jeunes et des personnes racisées, la fin de l’impunité policière, l’abolition de la police. On y espère, on y exige la Justice, pour Fabian et pour toustes les autres - Jidel, Medhi, Sourour, Adil, Sabrina, Ouassim, Christophe Amine... Alors ce vendredi, venez nombreux-se-s, avec un ballon blanc, un mot, une pensée... pour Fabian et pour toustes les autres tué-e-s par la police.

Bruxelles Bruxelles |
Médias

Violences policières : 2 personnes blessées par des voitures à de police à Bruxelles la semaine de la mort de Fabian, un autre enfant tué à Anvers

Alors que Bruxelles n’a pas encore séché ses larmes pour Fabian – 11 ans, renversé et tué par une voiture de police le 2 juin – une course-poursuite policière fait un nouveau blessé âgé de 15 ans. Tour d’horizon des derniers faits de course-poursuite, à l’heure où la justice et les pouvoirs politiques n’ont toujours pas imposé de cadre clair pour réglementer cette pratique policière, malgré les nombreux décès. Ce mercredi 18 juin, des policiers ont renversé et tué un enfant de 9 ans. Les policiers roulaient à toute vitesse près d’une école, en route vers une mission dite « prioritaire »*. L’enfant traversait la route avec son vélo, sur la Provinciestraat à Anvers. Les secours ont tenté de réanimer l’enfant, mais il est mort de ses blessures sur place. Un jeune adolescent qui conduisait un scooter a été blessé à Saint-Josse le 5 juin en fin d’après-midi à l’issue d’une course-poursuite entamée par la police. Selon la presse, le jeune de 15 ans « aurait refusé d’obtempérer » à un contrôle. Il ne se serait pas arrêté après que la police lui a demandé et a alors été pris en chasse par les forces de l’ordre. Rue Godefroid de Bouillon, selon la police, le jeune mineur est tombé de son scooter, lui provoquant des blessures nécessitant sa prise en charge par les secours et son transfert à l’hôpital. Ses jours n’ont pas été mis en danger. Le 2 juin, le même jour où une patrouille motorisée de police a tué Fabian dans le parc Elisabeth, une femme a été renversée par un véhicule des forces de l’ordre à Schaerbeek. Elle marchait sur la voie publique au niveau du croisement entre la place Princesse Élisabeth et l’avenue Émile Zola, elle a été renversée par le véhicule de police qui se rendait sur les lieux d’une intervention. Elle a rapidement été prise en charge par les secours et transportée à l’hôpital. Ses jours ne sont pas en danger. Fin mai, une personne témoin d’une course-poursuite entre un véhicule et deux personnes sur une trottinette à Saint-Gilles nous avait contacté. La personne témoin explique la scène : « Le vendredi 30 mai, au soir, moi et ma copine étions posé.es sur la pelouse du parc Marie Janson à coté du parvis de Saint-Gilles. Vers 21h30, j’ai vu deux jeunes qui devaient avoir 16 ans au plus longer le parc en trottinette, au niveau de la rue de l’Hôtel des Monnaies. Il n’a fallu que quelques secondes pour voir qu’ils étaient suivis par une voiture de police, qui a activé ses gyrophares et commencé à accélérer pour tenter de les bloquer au niveau du trottoir. » « Les deux jeunes ont fait un virage à gauche pour rentrer dans le parc, suivis sans hésitation par la voiture de police. Celle-ci est s’est engagée sur les voies pavées et la pelouse du parc, où de nombreuses personnes étaient pourtant assises, et a accéléré d’un coup sur une bonne dizaine de mètres. » « Il en a fallu de très peu pour éviter le drame. Après être passée à moins d’un mètre de nous, elle a foncé sur les deux jeunes en trottinette qui ont réussi...

Bruxelles Bruxelles |
Droits sociaux / Services publics

[Rassemblement] La Justice Encourage l’impunité

Il avait 17 ans. Il s’appelait Mehdi. Le 20 août 2019, il a été tué par la police. Aujourd’hui, après six ans de procédure, aucune charge ne sera retenue contre les policiers responsables de sa mort. Pire encore : la justice nous condamne les parties civiles (dont la famille) à verser 18 000 euros aux policiers qui ont tué Mehdi. Une somme honteuse, sale, qui incarne le renversement total de la justice : tuer ne coûte rien – mais réclamer justice vous ruine. L’appel que nous avons lancé a renforcé l’impunité policière et nous a affaiblis, nous a dépossédés, nous a écrasés. C’était notre dernier recours. Et le verdict final, ils n’ont même pas eu le courage de nous le dire en face : un mail, envoyé froidement, après six ans d’attente. Voilà la valeur d’une vie pour cette justice. Voilà ce qu’ils font des morts qu’ils veulent faire oublier. Pendant six ans, ils ont tenté de déshumaniser Mehdi, d’inventer des récits pour justifier l’injustifiable. Six ans à salir son nom, à fabriquer des versions, à tordre les faits, à nous faire taire. Tout ça pour couvrir un crime. Et aujourd’hui, le message est clair : vous tuez, vous êtes protégés – vous survivez, vous payez. Assez. Nous appelons toutes les consciences, toutes les familles, à se mobiliser le 29 juin à 15h devant le Palais de Justice. Et nous appelons aussi au soutien pour les familles de Fabian, de Jidel, de Sourour, d’Adil, de Lamine, de Sabrina, de Wassim, et de tant d’autres encore. Parce qu’aucune lutte ne doit rester isolée. Parce qu’aucune vie ne doit être effacée. Justice pour Mehdi. Justice pour tous.

Bruxelles Bruxelles |
Médias

La police renverse et tue un enfant de 9 ans à Anvers

TW : mort, violences policières Ce mercredi 18 juin, des policiers ont renversé et tué un enfant de 9 ans. Les policiers roulaient à toute vitesse près d’une école, en route vers une mission dite « prioritaire »*. L’enfant traversait la route avec son vélo, sur la Provinciestraat à Anvers. Les secours ont tenté de réanimer l’enfant, mais il est mort de ses blessures sur place. Les circonstances exactes de la mort de l’enfant ne sont pas encore établies, un enquête a été ouverte. Ce drame vient douloureusement s’ajouter à une liste déjà trop longue : quelques semaines plus tôt, c’est un garçon de 11 ans, Fabian, qui est mort fauché par les forces de l’ordre à Ganshoren. Deux enfants, deux morts en quelques semaines. Cet accident à Anvers arrive quelques semaines après la mort de Christophe Amine Chollet rue Blaes à Bruxelles. Si ici, la voiture de police ne poursuivait pas l’enfant qui a été tué, ce qui s’est passé vient toutefois interroger sur les risques démesurés pris par des policiers lors de leurs missions. En près d’un mois, la police a tué à trois reprises en Belgique. L’enquête viendra éclairer ce qui s’est passé, mais cet énième décès provoqué par des policiers roulant à toute allure peut difficilement être considéré comme un accident de la route comme un autre. En effet, ce n’est pas la première fois qu’un véhicule de la police fonce à vive allure dans des quartiers densément peuplés, avec de grands risques pour celles et ceux qui s’y trouvent. Nous adressons notre soutien et nos condoléances à la famille et les proches de la victime. Légende : *Une telle mission prioritaire implique gyrophares et sirènes allumés, pour des urgences. Sources : https://www.lalibre.be/belgique/societe/2025/06/18/une-jeune-fille-de-8-ans-decede-apres-avoir-ete-ecrasee-par-une-voiture-de-police-a-anvers-NIRWGHXUYNFGVPWBNYUTFZTTLY/ https://www.hln.be/antwerpen/jongetje-9-overleden-na-aanrijding-door-politiewagen-in-antwerpen-ze-waren-onderweg-naar-een-opdracht aad8cb03/ https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/06/18/politie-aanrijding-kind/

Flandres Flandres |
Médias

Des policier·ères lancent une cagnotte en soutien au policier qui a tué Fabian

Une fresque réalisée à Bruxelles en hommage à Fabian, 11 ans tué par une voiture de police. Le 2 juin 2025, un agent de police a tué Fabian, 11 ans, dans le parc Elisabeth. Il a renversé et écrasé le jeune garçon alors que celui-ci roulait en trottinette électrique. Le policier est poursuivi pour « entrave méchante à la circulation ayant entrainée la mort ». Il a été placé sous mandat d’arrêt et a été assigné à résidence sous bracelet électronique. En défense de leur collègue, des policier·ères ont initié une cagnotte visant à soutenir l’agent qui a tué Fabian. En parallèle, un rassemblement en soutien au policier était organisé ce vendredi 13 juin. Cette solidarité envers l’agent met en évidence un problème structurel dans la police : le corps policier considère que toute violence exercée par un·e policier·e est légitime et qu’iels ne peuvent pas être responsables de crimes commis. La cagnotte a été lancée par « Alpha Cops Asbl ». Une ASBL belge fondée il y a moins d’un an par des policier·ères. Le nom « Alpha Cops » semble être un renvoi à l’idéologie masculiniste du mâle alpha*. Dans ses statuts d’ASBL, disponibles publiquement, il est expliqué qu’elle a pour but « d’aider financièrement des policiers en service qui seraient victimes d’accidents graves tels que des attentats, accidents de la route, etc. L’association a également pour but d’aider financièrement la famille d’un policier ayant perdu la vie en service. […] L’association peut être l’intermédiaire d’action de solidarité envers un policier ou la famille d’un policier pour toute autre cause. » [1] Dans les médias, des policier·es, sous anonymat, expliquent que l’agent qui a tué Fabian « voulait simplement bien faire son travail« , que « Avec du recul, on est tenté de dire que les policiers ont tout mal géré lors de ce fameux lundi noir. Qu’ils n’auraient jamais dû poursuivre un enfant de 11 ans en trottinette électrique, que c’était disproportionné. Mais cela faisait simplement partie de leur mission. Dans et autour du parc Élisabeth, une lutte contre les nuisances fait rage depuis des mois : la drogue, mais aussi l’utilisation intempestive de trottinettes. Cette approche est inscrite noir sur blanc dans le plan de sécurité zonal. Ce soir-là, les policiers devaient procéder à des contrôles proactifs.” [2] Sur le plateau de la RTBF quelques jours à peine après la mort Fabian dans l’émission : » ‘QR le débat’ : Police, coupable ou victime ? « , un policier invité justifiait l’intervention policière ayant mené à la mort de Fabian par ces mots : « Je ne sais pas si l’enfant ici [Fabian], sa physionomie réelle, ressemblait à celle qu’on a mis dans la presse. […] Parfois un enfant de 12 ans en apparaît 18, parfois un de 18 parait 12. » Une rhétorique similaire pour justifier des violences sexuelles des adultes sur les enfants. Parallèlement, le plus grand syndicat de police du pays, le NSVP, se dit « consterné » par le fait que le policier soit poursuivi. Il déclare...

Bruxelles Bruxelles |
Extrême-droite / Antifascisme

En uniforme contre la justice : quand la police manifeste pour l’un des siens

En uniforme contre la justice : quand la police manifeste pour l’un des siens Ce vendredi 13 juin, au pied du Palais de justice de Bruxelles, un spectacle surréaliste s’est déroulé sous les yeux de manifestant·es venu·es réclamer justice pour Sourour Abouda, morte dans un contexte policier. Face à elles et eux, environ 200 policiers, en uniforme pour la plupart, sont venus soutenir l’un des leurs, inculpé pour la mort de Fabian, 11 ans. Une scène qui dit beaucoup de l’impunité policière en Belgique et du deux poids, deux mesures dans la gestion des mobilisations. Un enfant tué, un agent soutenu en uniforme Fabian, 11 ans, est mort le 4 juin à Ganshoren, renversé par un véhicule de police lancé dans une course-poursuite. Le policier au volant, âgé de 26 ans, a été inculpé pour entrave méchante à la circulation ayant entraîné la mort et placé en détention provisoire à domicile avec bracelet électronique. Cette décision a été prise car l’individu aurait menti lors de l’écriture de son PV, affirmant avoir les gyrophares et sirènes allumés, éléments démentis par l’analyse du véhicule de police. Il roulait également, toujours d’après les premiers éléments de l’enquête, à une vitesse supérieure à 40km/h dans un parc. Et pourtant cette décision a déclenché l’ire des syndicats policiers, qui dénoncent un « acharnement » judiciaire et médiatique. Le ton est donné dans l’appel à mobilisation rédigé par les collègues de l’agent, issus du service Trafic de la zone Bruxelles-Ouest : « Cela aurait pu être n’importe lequel d’entre nous. (…) Allons montrer que nous ne formons qu’un, le corps de police belge. » C’est donc à 13h, qu’environ 200 agents se sont rassemblés place Poelaert, en plein centre de Bruxelles, en uniforme, en contradiction flagrante avec la circulaire ministérielle GPI 65 de 2009 qui interdit le port de l’équipement fonctionnel lors de toute manifestation. Venir en uniforme, en tant que force publique, pour protester contre une décision judiciaire, celle d’un juge d’instruction, est un acte politique lourd de sens. Une manière de dire que la police, au-delà des procédures, reste juge de ses propres actes. « C’est un réel danger pour la démocratie que des policiers contredisent ouvertement une décision de justice, en tenue », s’indigne une manifestante. Une contre-manifestation… réprimée En face de cette manifestation en soutien au policier inculpé, quelques dizaines de citoyen·nes, venu·es dénoncer cette posture d’impunité, sont encerclé·es, nassé·es par la police. Une nasse, pourtant illégale, pratiquée ici à l’encontre de militant·es pacifiques, dont la majorité étaient présents pour soutenir la famille de Sourour. « C’est une démonstration en direct de ce que nous dénonçons : l’usage arbitraire de la force, le mépris des libertés fondamentales, la répression de toute opposition », témoigne une personne présente sur place. Une tentative de brouillage de la mobilisation pour Sourour Mais ce n’est pas...

Bruxelles Bruxelles |
Extrême-droite / Antifascisme

Fabian, 11 ans, fauché par la police : pour une émotion collective qui lutte contre l’oubli des autres morts

Fabian, 11 ans, fauché par la police : pour une émotion collective qui lutte contre l’oubli des autres morts Samedi 02 juin 2025, à Bruxelles. Un enfant de 11 ans, Fabian, meurt percuté par une voiture de police alors qu’il se trouve sur sa trottinette. Les circonstances exactes restent floues, mais l’événement a bouleversé une partie importante de la population. Une émotion forte s’est exprimée dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les familles, dans la rue. Et cette émotion est légitime. Elle est nécessaire. Un enfant meurt, et rien ne devrait jamais banaliser cela. 1. Un meurtre d’Etat à analyse à l’aulne raciale. Pourtant, à Bruxelles Panthères, à et dans tous les milieux antiracistes de terrain, nous savons qu’il ne s’agit ni d’un fait divers isolé, ni d’un simple accident de la route. C’est un meurtre d’État. Un assassinat policier inscrit dans un système de domination raciale. Dire cela n’est pas une provocation. C’est un impératif analytique. Il est impossible de comprendre la mort de Fabian sans adopter une lecture antiraciste, c’est-à-dire une lecture qui relie cette tragédie à un système plus large, celui de la suprématie blanche, et à ses manifestations concrètes dans les dispositifs policiers, judiciaires et médiatiques. C’est pourquoi l’ensemble des questions doivent être posées, y compris celle des (in)sensibilités différenciées selon la race. Car au-delà de la tristesse, du choc, de la sidération, une question politique profonde se pose. Pourquoi certaines morts suscitent-elles l’émotion collective et d’autres non ? Pourquoi la mort de Fabian devient-elle un fait de société, alors que celle d’Adil, d’Ibrahima, de Mehdi, de Lamine, …— pour ne citer qu’eux — n’a pas provoqué une indignation aussi large, aussi partagée, aussi transversale ? Soyons clairs : il ne s’agit pas d’opposer les douleurs. Il ne s’agit pas de dire que la mort de Fabian « mérite moins » de compassion. Au contraire : chaque vie compte, chaque deuil mérite d’être entendu, chaque injustice doit être dénoncée. Ce que nous proposons ici, c’est un déplacement du regard. Un appel à élargir notre boussole morale. Une invitation à interroger nos sensibilités collectives : à qui s’adresse-t-on quand on parle de victime ? À partir de quand une mort devient-elle « intolérable » ? Mais nous proposons aussi de penser Fabian comme une victime du racisme d’Etat. Les deux doivent être pensées « en même temps ». 2. La mort de Fabian, 11 ans : un meurtre d’État, un meurtre raciste — lecture antiraciste d’une tragédie structurelle 2.1. Une police structurée par la race Commençons par-là : la police belge est une structure d’État raciste, et elle ne peut être comprise autrement. Rappelons-le, le racisme n’est pas une attitude individuelle, mais, d’après la géographe abolitionniste Ruth Gilmore, la production et l’exploitation de différences groupales justifiant l’exposition différenciée à la mort. Or, que fait la police en...

Bruxelles Bruxelles |
Médias

Violences policières – Un syndicat de police manifeste en soutien au policier qui a écrasé Fabian

Le mercredi 11 juin, le parquet de Bruxelles a annoncé en conférence de presse la mise en détention provisoire du policier qui a tué Fabian lundi 2 juin. L’agent de police qui conduisait le véhicule est poursuivi pour « entrave méchante à la circulation ayant entrainé la mort », un chef d’accusation passible de 20 à 30 ans de prison. À la suite de cette annonce, le NSVP* (syndicat de police belge) appel à manifester pour dénoncer cette décision, ce vendredi 13 juin à 9h à la place Poelaert. Au même moment, à 8h30 à la place Poelaert, un rassemblement est organisé pour réclamer justice pour Sourour, tuée par la police en janvier 2023. Le NSVP a demandé à ce que le rassemblement soit annulé. Une demande que les organisateur.rices ont évidemment refusée. Cette situation semble à la fois absurde et indécente, la famille et les proches de Sourour Abouda pourraient être privés de rassemblement alors qu’au même moment la Chambre du Conseil se prononcera sur l’inculpation de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles au sujet de son décès. On ne peut pas penser que le lieu et la date de ce rassemblement n’aient pas été choisis sciemment par le syndicat de police. Ceci est un affront ultime dans la quête de justice et vérité que la famille et les proches mènent depuis plus de 2 ans. En décidant d’organiser ce rassemblement à ce moment précis il est à la fois question de faire taire les contestations populaires au sujet du décès de Fabian et de Sourour Abouda, tous deux victimes de meurtres policiers. « Le mécontentement parmi les policiers du pays s’est accru depuis un certain temps et cette arrestation est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! ». (communiqué du NSVP) Dans le communiqué publié sur le site du NSVP, le syndicat dit être « consterné » par la mise en détention du policier impliqué dans l’affaire du meurtre d’un enfant de 11 ans. Le NSVP affirme également qu’aucun motif de mise en incarcération n’est valable quant à cette affaire. À noter que l’agent en question a été placé sous bracelet électronique, il n’est donc pas formellement incarcéré. Pourtant, les dernières informations révélées par le Parquet dans le cadre de l’affaire du meurtre de Fabian au parc Elisabeth ont démontré que le conducteur de la voiture de police aurait volontairement entravé la circulation de la trottinette de l’enfant et que son action a entrainé sa mort, bien que les faits exacts doivent encore être établis par l’enquête, a précisé le Parquet. Plusieurs témoignages et un PV ayant fuité ne font également état d’aucune trace de freinage du véhicule. Par ailleurs, le Parquet explique qu’un faux PV a été dressé par les agents, mentionnant le fait que le gyrophare et les sirènes de la voiture étaient allumés alors que ce n’était pas le cas. Récemment la responsabilité policière dans le meurtre de Christophe Amine Chollet dans les Marolles a également été pointée du doigt. En plus de ne pas avoir enclenché les gyrophares avant la collision, le...

Bruxelles Bruxelles |
Racismes / Colonialismes

[Radio] Justice pour toutes les victimes assassinées suite à la violence policière !

Ceci est une émission spéciale dédié à justice pour toutes les victimes décédée suite à la violence policière en Belgique et en France et partout dans le monde. Dans cette émission, on vous présentera d’abord Outils solidaires contre les violences policières (OSVP) est un collectif autogéré qui a pour ambition de construire et d’offrir des outils de lutte et de solidarité contre les violences policières en Belgique. Ensuite, on parlera de la marche blanche pour Fabian, enfant de 11 ans tué par une voiture de la police lundi 2 juin, qui a eu lieu en hommage a lui le dimanche 8 juin à Bruxelles et on vous diffusera le son de la vidéo fait par le collectif Bruxelles Devie. On lira l’appel pour le rassemblement pour Sourour qui aura lieu ce vendredi 13 juin à 8h30 devant le palais de justice (place poellaert) et on vous passera la prise de parole de la sœur de Sourour pendant la manif contre la violence policière qui a eu lieu le 15 mars 2025 à Bruxelles. On terminera avec l’appel pour le rassemblement pour justice pour Alhoussein Camara le samedi 14 juin 2025 à 15h depuis le Foyer Jeunes Travailleurs à Angoulême en France et on vous diffusera le reportage fait par radio Parleur de la marche qui a eu lieu l’année précédente. Bonne écoute ! Musiques : "Acab" ZillaKami “Assasin état policier” Touche d’espoir “Police” de Mc Pounz Pour plus d’info : OSVP Justice pour Sourour Justice pour Fabian Justice pour Alhoussein (instagram) et lien pour le documentaire « justice pour Alhoussein Camara -Marche 2024 » Radio Parleur

Bruxelles Bruxelles |
Médias

Marche blanche pour fabian 11 ans tué par la police (vidéo)

Ce dimanche 8 juin, une marche blanche était organisée en hommage à Fabian, 11 ans, tué par la police au parc Élisabeth six jours plus tôt. Plus de 1 000 personnes se sont rassemblées sur le lieu du décès avant de marcher vers le commissariat du Comte de Flandre, pour montrer leur colère face à ce nouveau meurtre commis par la police à Bruxelles. Après plus d’une heure de prises de paroles de membres de la communauté moldave, d’ami·es, de camarades d’école, mais aussi de voisin·es et de parents, le rassemblement a pris la direction du commissariat de la zone Ouest. Dès le début de la marche, les manifestant·es se sont démarqué·es par leur énergie et leur colère. Un cortège de plusieurs motards a guidé le rassemblement et de nombreux drapeaux moldaves étaient affichés, alors qu’au même moment, les proches et la famille de Fabian étaient en Moldavie pour les funérailles. Après avoir emprunté le boulevard Léopold II, les manifestant·es ont longé le canal. Au croisement avec la chaussée de Gand, de premières tensions se sont fait sentir entre les manifestant·es et les forces de l’ordre. Vers 14h, le cortège est arrivé au commissariat de Comte de Flandre, commissariat de la zone de police responsable du meurtre de Fabian lundi dernier. De nombreux manifestant·es y ont déposé des fleurs et des bougies en mémoire à Fabian. Dans les rues aux alentours, un important dispositif policier a été déployé. Une autopompe, suivie de plusieurs fourgons, se situait à moins de 50 mètres du lieu de commémoration. Au même moment, deux hélicoptères de la police survolaient la zone. Ce vaste dispositif policier n’a pas manqué de faire ressurgir la colère d’une partie des manifestant·es. Très vite, des chants ont été entonnés contre la police et des œufs ou des bouteilles ont été lancés dans leur direction. Quelques minutes plus tard, des arrestations particulièrement violentes ont eu lieu. En effet, des membres de la BAB (police anti-banditisme) ont tiré au flash-ball* sur une partie de la foule et arrêté au moins 3 personnes. Les policiers ont ensuite utilisé l’autopompe pour disperser les personnes qui étaient encore présent·es à l’endroit de la commémoration et ont mis en place différentes lignes de police pour contrôler la zone. Ils ont ensuite continué de quadriller le quartier, et se sont même rendus, avec leurs flash-balls, dans le parc situé à côté du commissariat, où de nombreux enfants en bas âge jouaient. La forte présence policière est dans la lignée de la réaction de nos autorités face aux violences policières et aux meurtres policiers. Cette réaction est devenue tristement habituelle et se décline en différentes étapes. D’abord, les violences sont minimisées et la responsabilité policière est minimisée ou reportée sur la victime (comme lorsque l’on insiste sur le fait que Fabian roulait en trottinette, plutôt que de souligner les dangers d’une poursuite en voiture de police). Ensuite, les formes d’indignation face aux crimes...

Bruxelles Bruxelles |
Médias

Plus de 1000 personnes prennent la rue suite au décès de Fabian

Ce dimanche 8 juin, une marche blanche était organisée en hommage à Fabian, 11 ans, tué par la police au parc Élisabeth six jours plus tôt. Plus de 1 000 personnes se sont rassemblées sur le lieu du décès avant de marcher vers le commissariat du Comte de Flandre, pour montrer leur colère face à ce nouveau meurtre commis par la police à Bruxelles. Après plus d’une heure de prises de paroles de membres de la communauté moldave, d’ami·es, de camarades d’école, mais aussi de voisin·es et de parents, le rassemblement a pris la direction du commissariat de la zone Ouest. Dès le début de la marche, les manifestant·es se sont démarqué·es par leur énergie et leur colère. Un cortège de plusieurs motards a guidé le rassemblement et de nombreux drapeaux moldaves étaient affichés, alors qu’au même moment, les proches et la famille de Fabian étaient en Moldavie pour les funérailles. Après avoir emprunté le boulevard Léopold II, les manifestant·es ont longé le canal. Au croisement avec la chaussée de Gand, de premières tensions se sont fait sentir entre les manifestant·es et les forces de l’ordre. Vers 14h, le cortège est arrivé au commissariat de Comte de Flandre, commissariat de la zone de police responsable du meurtre de Fabian lundi dernier. De nombreux manifestant·es y ont déposé des fleurs et des bougies en mémoire à Fabian. Dans les rues aux alentours, un important dispositif policier a été déployé. Une autopompe, suivie de plusieurs fourgons, se situait à moins de 50 mètres du lieu de commémoration. Au même moment, deux hélicoptères de la police survolaient la zone. Ce vaste dispositif policier n’a pas manqué de faire ressurgir la colère d’une partie des manifestant·es. Très vite, des chants ont été entonnés contre la police et des œufs ou des bouteilles ont été lancés dans leur direction. Quelques minutes plus tard, des arrestations particulièrement violentes ont eu lieu. En effet, des membres de la BAB (police anti-banditisme) ont tiré au flash-ball* sur une partie de la foule et arrêté au moins 3 personnes. Les policiers ont ensuite utilisé l’autopompe pour disperser les personnes qui étaient encore présent·es à l’endroit de la commémoration et ont mis en place différentes lignes de police pour contrôler la zone. Ils ont ensuite continué de quadriller le quartier, et se sont même rendus, avec leurs flash-balls, dans le parc situé à côté du commissariat, où de nombreux enfants en bas âge jouaient. La forte présence policière est dans la lignée de la réaction de nos autorités face aux violences policières et aux meurtres policiers. Cette réaction est devenue tristement habituelle et se décline en différentes étapes. D’abord, les violences sont minimisées et la responsabilité policière est minimisée ou reportée sur la victime (comme lorsque l’on insiste sur le fait que Fabian roulait en trottinette, plutôt que de souligner les dangers d’une poursuite en voiture de police). Ensuite, les formes d’indignation face aux crimes...

Bruxelles Bruxelles |
Médias

La police tue Fabian, 11 ans : Retour sur les faits

Ce lundi 2 juin, une voiture de police a tué Fabian, un enfant de 11 ans au parc Elisabeth à Bruxelles. Tandis que le parquet affirme que l’enfant fuyait un contrôle, des témoins et la famille dénoncent une version mensongère et une brutalité injustifiable. Par ailleurs, des habitant·es du quartier dénoncent une conduite policière dangereuse récurrente dans le parc Elisabeth. Ce mardi 3 juin, la famille de Fabian s’est réunie le sur le lieu de sa mort, dans la matinée, et une veillée a été organisée à 17h50, également sur le lieu du décès, dans le parc Elisabeth. Plusieurs centaines de personnes sont venues rendre hommage à Fabian et apporter leur soutien à ses proches. Younes, le cousin de Fabian, explique à la RTBF qui il était : « C’était mon petit-cousin. C’était un enfant de douze ans comme tant d’autres. Il aimait jouer à la PlayStation, il faisait ses devoirs. […] Mon petit-cousin était quelqu’un de bien. Il était tout le temps à la maison. Et malheureusement, quand il sort, il se passe des choses horribles… Il était en sixième primaire. Il allait passer son CEB… » La police et le parquet parlent d’une « course-poursuite« , une version contestée par Younes. « Tout d’abord, il s’agissait de la trottinette de son grand frère et Fabian faisait simplement un petit tour dans le parc. De ce que me dit la famille, la police a voulu saisir la trottinette. Ils ont donc essayé de le contrôler. Fabian aurait dit qu’il ne comprenait pas pourquoi on le contrôlait, qu’il allait les conduire chez son frère, le propriétaire de la trottinette. La police n’aurait visiblement rien voulu entendre. Ils ont accéléré et l’ont écrasé. Ils ont roulé dessus. Ce n’était pas une course-poursuite. C’est un peu cheap comme explication. Fabian faisait juste un tour dans le parc et il n’y avait aucune course-poursuite, aucun gyrophare, rien du tout. La voiture de police n’est même pas passée sur la route ou sur le chemin de gravier. Elle est passée à travers l’herbe. Donc il n’y a aucune course-poursuite. » explique Younes, qui insiste sur le fait que Fabian n’a pas cherché à éviter un contrôle et se dirigeait vers son frère, le propriétaire de la trottinette, au moment de l’accident. Selon plusieurs témoins de la scène avec qui nous avons été en contact, la voiture de police aurait effectivement traversé le parc « à toute allure » derrière Fabian. L’enfant s’est engagé sur la pelouse, la voiture de police qui le suivait à toute vitesse, sans gyrophare ni sirènes, l’aurait alors renversé. La voiture de police aurait ensuite roulé sur le corps de l’enfant. C’est l’intervention et le comportement de la police qui ont mené à la mort de Fabian. Un témoin direct de la scène nous a contacté·es et assure avoir vu la voiture « tamponner » (renverser) Fabian : « Je rentrais chez moi et j’ai vu une voiture de police suivre un enfant en trottinette. Ils étaient sur le sentier principal à grande allure. Le petit a eu peur et a été sur la pelouse, tremblotant...

Bruxelles Bruxelles |

Suivre tous les articles "Pour Fabian"

Publiez !

Comment publier sur Stuut ?

Stuut est un média ouvert à la publication.
La proposition d'article se fait à travers l’interface privée du site.
Si vous rencontrez le moindre problème ou que vous avez des questions,
n’hésitez pas à nous le faire savoir par e-mail: contact@stuut.info