Rassemblement en soutien aux occupant.es du See U

Depuis maintenant près d’une année, 60 occupant.es de l’USPR ont pris refuge au 8 Rue Fritz Toussaint à Ixelles dans l’objectif premier d’obtenir un titre de séjour avec accès illimité au marché du travail.

Bruxelles |

Pour rappel, la grève de la faim s’était achevée le 21 juillet 2022, après des négociations entre des représentants des sans-papiers de l’USPR et le secrétaire d’État Sammy Mahdi.

Le responsable politique s’était alors engagé à prendre en considération certaines lignes directrices pour l’examen des demandes de régularisation, notamment l’ancrage et l’intégration en Belgique, des promesses d’embauche reçues ou encore la présence régulière en Belgique de membres de la famille des demandeurs. Les premières décisions rendues par l’OE montrent clairement la production de négatifs collectifs (cf. l’Analyse qualitative du comité de soutien en format .pdf ici).

Avec la diffusion de la vidéo du directeur général de l’OE (lien facebook de la vidéo), présentant aux occupants de la VUB le cadre des lignes directrices, il est clair que les accords de juillet n’ont pas été respecté, pire ils ont été torpillés par le directeur de l’OE (cf. note de Nezha puis décision négative dans cet article de l’avenir).

Comme l’avait écrit très clairement l’USPR, « non seulement le Secrétaire d’État a trahi sa parole, mais un haut-fonctionnaire de l’État, Freddy Roosemont, directeur de l’Office des Étrangers, a publiquement menti en assurant qu’il n’y avait jamais eu d’accord ».

Plus grave, la vidéo de Freddy Roosemont, le 17 juillet à la VUB, montrait que Roosemont a donné des garanties aux grévistes qu’il n’a pas respecté. Un fonctionnaire de l’administration ne peut pas mentir, sinon il y a une « rupture de la confiance légitime ». C’est ce qu’ont plaidé avocats devant le tribunal de première instance de Bruxelles.

Les grévistes de l’USPR sont non seulement victimes de l’absence de politique de régularisation du gouvernement Vivaldi (qui continue ainsi la politique de Francken) mais ils sont également victime d’un haut-fonctionnaire de l’Etat qui a saboté les accords et d’un Secrétaire d’Etat qui n’est pas parvenu à faire respecter un accord qu’il avait lui-même conclu par l’administration dont il a la charge.

Aujourd’hui, seulement 55 décisions positives sur 442 demandes ont été rendues, c’est près de 387 décisions négatives sur 442 qui représentent le résultat de cette lutte totalement sabotée par le gouvernement Vivaldi.

Par ailleurs, les 60 occupant.es risquent de subir une nouveau contrecoup majeur d’une politique migratoire générative d’un contexte inhabitable pour les sans-papiers. Des négociations avec la Région ont donné lieu à 2 propositions de relogement, que le groupe a dû refuser car ces propositions ne convenaient pas aux nécessités du groupe, qui comprend des femmes avec enfants et des personnes âgées avec de graves soucis de santé.

En lieu de quoi ; ces derniers ont été, en effet, sommés de quitter les lieux, sans aucune solution de relogement claire, endéans ce jeudi 16 juin.

Nous appelons donc la région par l’intermédiaire de son ministre-président ainsi que la commune d’Ixelles de se tenir en responsabilité vis-à-vis de ce groupe et de trouver une solution de relogement crédible et stable.

Voir en ligne : Comité des soutiens de l’USPR

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