stuut.info

[Vidéo] Décès de l’Etat de droit (1830 — 2022)

[Vidéo] Décès de l’Etat de droit (1830 — 2022)

Plusieurs centaines d’avocate.s , magistrat.es, associations et demandeurs et demandeuses d’asile étaient présents à la cérémonie funéraire de l’Etat de droit devant le cabinet du Ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne. Le Ministre a refusé de recevoir une délégation alors que l’Etat belge est condamné depuis des mois. C’est le gouvernement dans son ensemble qui est responsable de la situation critique des jeunes, femmes et hommes qui sont laissés à la rue dans des conditions indignes.

Bruxelles | sur https://stuut.info

Depuis plus d’un an, la Belgique ne respecte pas le droit à l’accueil des personnes qui demandent une protection internationale. La Ligue des droits humains et 9 autres associations dont le CIRé, la Plateforme citoyenne, Médecins du Monde, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, l’Ordre des Barreaux francophones et néerlandophones de Belgique, ont assigné l’État belge en justice pour cette violation de la loi. Malgré une condamnation en janvier 2022 par le tribunal de première instance de Bruxelles, rien n’a bougé.

Pire : la situation s’est dégradée. Les 5000 condamnations du tribunal du travail francophone de Bruxelles n’y changent rien non plus ; il faut attendre plusieurs mois pour qu’une place se libère dans le réseau d’accueil de Fedasil. Des familles, des mineurs étrangers non accompagnés, des hommes seuls sont laissés à la rue. Selon MSF, ils seraient plus de 2300 sans le toit alors que l’hiver est là. Des cas de gale et de diphtérie ont été rapportés. Le 15 novembre dernier, c’était au tour de la Cour européenne des droits de l’homme d’enjoindre l’État belge à respecter le droit à l’accueil.
Ça pourrait être désespérant, mais le collectif d’avocat.e.s Progress Lawers Network et les associations de terrain, ont décidé de ne pas lâcher le morceau et de demander des comptes à la Belgique. Une plainte a été envoyée à la Commission européenne, les actions en justice se poursuivent.

Des solutions d’urgence peuvent et doivent être trouvées rapidement !

Voir en ligne : Zin TV

Notes

Une question ou une remarque à faire passer au Stuut? Un complément d'information qui aurait sa place sous cet article? Clique ci-dessous!

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Texte du message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

DANS LES MÊMES THÉMATIQUES

Logement / Squat

Flics vs squats

On écrit ce texte pour parler un peu des flics. Et surtout des rapports du milieu squat bruxellois avec les flics. Ces derniers temps, plusieurs choses nous ont interpellées à ce sujet. Premièrement, plusieurs discussions ayant eu lieu dans des groupes signal inter-squat nous ont laissé sceptiques. Certain.es y ont exprimé leur volonté de rencontrer des ’gentils’ flics pour ’discuter’ et ’faire connaissance’ pour ’mieux se comprendre’, un rdv a même été proposé. D’autres y ont demandé/fait tourner des contacts de flics ’ami’. On sait par ailleurs que des gens de nos milieux sont déjà en contact avec ce même type de keuf dans une perspective prétenduement stratégique, de temporiser et fluidifier les rapports avec les proprios et la police. Pour nous, ces interactions témoignent d’à quel point il est banal dans nos milieux de causer avec les flics, de collaborer d’une manière ou d’une autre et de ne pas (assez) s’en méfier. De plus, il y a peu, un flic des renseignements a été vu en train de rôder aux abords de l’ouverture collective d’un nouveau Centre Social, quelques minutes seulement après que les gens soient rentrés. Ça éveille notre suspicion quant à comment cette situation a pu arriver. On a du mal à pas faire le lien entre banalisation des échanges avec les flics, et la facilité que ses derniers semblent avoir à nous fliquer. On aimerait faire le point sur ce que ça veut dire tout ça, pourquoi on est certain.es d’y perdre sur tous les plans, en plus de trahir nos idées d’insoumission à l’autorité. On voulait commencer par revenir sur une expérience qu’on a eu avec une team de squat il y a quelques temps et qui nous a bien fait réfléchir. Partager ces réflexions, c’est une manière pour nous d’inviter nos entourages, copaines, complices, à ne pas reproduire les mêmes erreurs. Les flics nous la mette à l’envers Quand on a appris que la proprio était au courant qu’on squattait son bat’, on s’est dit que pour tenter d’éviter une procédure unilatérale (procédure qui permet une expulsion rapide quand l’identité des occupant.es n’est pas connue), on irait faire constater l’occup’ par les flics. On a donc filé des identités au comico du coin. Un peu plus tard les flics sonnent à la maison et demandent de rentrer pour voir et constater l’occupation. Un peu pris.es au dépourvu, on les a laissé rentrer et on le regrette encore. Ces ordures ont pris pas mal de photos et ça ne nous a pas empêché de nous taper une procédure unilatérale. En effet, les flics ont jamais voulu nous donner un compte-rendu de leur visite, ni une preuve que certaines identités leur était connue et donc accessible à la proprio. L’excuse de l’insalubrité a ensuite été utilisée pour nous expulser le plus rapidement possible. Les quelques jours avant l’expulsion, les flics ont utilisé la moindre info qu’ils avaient sur nous pour nous mettre la pression régulièrement (nous appeler par nos prénoms dans la rue, demander si on allait bien déménager nos animaux,...

Bruxelles Bruxelles |
Médias

« Vivre sans police » : rencontre avec Victor Collet

Bonjour, Nous avons le plaisir de vous inviter mercredi 10 décembre à 19h, à la présentation du livre Vivre sans police, en présence de l’auteur, Victor Collet. Publié aux éditions Agone , ce livre revient sur l’histoire récente du quartier Exarchia à Athènes, épicentre des grandes émeutes de décembre 2008 suivant la mort du jeune Alexis Grigoropoulos (quinze ans), assassiné par la police dans les rues de ce quartier. Mélangeant souvenirs militants et analyses historiques, Victor Collet propose un point de vue situé, engagé et conscient d’une expérience unique de révolte populaire. Où l’on voit comment, en pleine crise, l’antifascisme se réinvente. « Mecque des anarchistes, paradis pour anarchotouristes, zoo émeutier pour jeunes égarés, quartier de la résistance ou de l’insurrection contre la dictature des colonels, de la révolte et des émeutiers après décembre 2008, quartier des intellectuels, petit coin laborieux des artisans, maisons d’édition, libraires, imprimeurs, luthiers, quartier paisible et bariolé, commerçant et festif, « contre culturel » ou « alternatif », de plus en plus branché, gentrifié, approché puis envahi par les touristes à la nuit tombée, quartier de tous les refuges, des sans abris et des exilés, des antifascistes et des hooligans de l’AEK Athènes, des dealers et des mafieux, des koukouloforoi, (jeunes encagoulés et délinquants sociaux), quartier de tous les départs, vidé par le Airbnb, la marchandisation ou le folklore militant, quartier des assemblées et des disputes interminables entre groupes militants, à l’agonie devant sa militarisation, étouffé par les barrières métalliques et des projets urbanistes délirants, coeur de ville et place cathartique d’une politique du quartier, de la capitale, du pays. Décrire Exarchia, le quartier de toutes les hyperboles, version miniature (et extrême) des conflits nationaux, mais aussi des fantasmes et projections du gratin militant international… Autant renoncer d’emblée. Mais n’est-ce pas le propre des mythes que d’échapper aux tentatives d’accaparement ? De ne pas se laisser enfermer ou réduire à une définition, une dimension et une direction qui répondent à des intérêts ? Un quartier, aussi polymorphe qui plus est, ne se laisse pas si facilement attraper. À tout prendre, autant choisir un point de vue, et pourquoi pas le mien. » Comment un quartier peut-il s’affranchir pendant toute une décennie du contrôle de la police ? Victor Collet nous guide dans Exarchia, dans ses squats, ses violences, ses solidarités, ses espoirs déchus, ses victoires,… pour nous montrer les possibilités qui existent, lorsque des habitants réussissent à tenir tête au fascisme, que celui-ci soit militant ou étatique ou les deux. Il parvient à faire l’histoire singulière d’un pays dont il a éprouvé les crises, et l’inscrit dans celle, plus large, des villes qui résistent, coûte que coûte, à toutes formes d’oppression. Si le récit de la Grèce peut être lu comme un récit d’anticipation à...

Bruxelles Bruxelles |
Extrême-droite / Antifascisme

[Rencontre] VIVRE SANS POLICE 🔥🔥

Rencontre autour du livre de Victor Collet sur Exarchia, un quartier d’Athènes qui a vécu plusieurs années débarassé de la Police. L’occasion de revenir sur les luttes là-bas mais aussi de faire le lien avec les luttes ici. Le livre présenté compile de nombreux témoignages et analyses de cette période où Exarchia a vécu sans Police, retraçant une expérience complexe, dure, enrichissante et aussi réjouissante. L’auteur tirera avec nous les fils qui nous relient à cette histoire très récente, et loin d’être terminée. Lutter contre la violence de l’État, renforcer les solidarités, mais aussi faire face à ses propres dynamiques de pouvoir... Accueil 19h - début de la rencontre à 19h30. _ _ _ Présentation de la maison d’édition Agone : Comment un quartier peut-il s’affranchir pendant toute une décennie du contrôle de la police ? Victor Collet nous guide dans Exarchia, dans ses squats, ses violences, ses solidarités, ses espoirs déchus, ses victoires,… pour nous montrer les possibilités qui existent, lorsque des habitants réussissent à tenir tête au fascisme, que celui-ci soit militant ou étatique ou les deux. Il parvient à faire l’histoire singulière d’un pays dont il a éprouvé les crises, et l’inscrit dans celle, plus large, des villes qui résistent, coûte que coûte, à toutes formes d’oppression. Si le récit de la Grèce peut être lu comme un récit d’anticipation à bien des égards, il donne aussi des raisons d’espérer. Comprendre Exarchia, c’est comprendre ce qui a marché, entrevoir ce qui aurait pu marcher, et s’inspirer des raisons de l’impossibilité à rester un îlot imperméable aux logiques d’oppression, afin de, peut-être, recréer ailleurs des réseaux de solidarité. Pour en savoir plus sur le livre : interview de l’auteur dans le journal CQFD Pour en savoir plus sur Exarchia (en anglais) : articles sur libcom Actualités à Athènes (en grec) : Athens Indymedia et ApatriS 🦔🦔🦔🦔🦔🦔🦔🦔 La b.o.u.m. est une bibliothèque publique autogérée dans le centre de Bxl. C’est possible de venir emprunter des livres et discuter, tous les jeudis entre 18h et 21h. C’est l’occasion de ramener les livres aussi !! Beaucoup de livres sont sortis depuis super longtemps. Merci de penser à les ramener. 🧩 7 rue Pletinckx - 1000 Bruxelles

Bruxelles Bruxelles |

Publiez !

Comment publier sur Stuut ?

Stuut est un média ouvert à la publication.
La proposition d'article se fait à travers l’interface privée du site.
Si vous rencontrez le moindre problème ou que vous avez des questions,
n’hésitez pas à nous le faire savoir par e-mail: contact@stuut.info