Travail / Précariat

Racismes / Colonialismes

Racisme : un conducteur De Lijn licencié pour avoir prié durant sa pause

Dans le courant du mois de novembre, un chauffeur d’un sous-traitant de la société De Lijn a été licencié après que le Vlaams Belang ait publié sur les réseaux sociaux une vidéo de lui en train de prier à un arrêt de bus à proximité de Tervuren alors qu’il y était en pause. Le parti d’extrême droite a profité de ces images pour créer une fausse polémique autour d’une “grave infraction du code de la route” et d’une prétendue “islamisation” de la société. Pourtant, au moment d’effectuer sa prière, le chauffeur était en plein arrêt obligatoire de plusieurs minutes et ne gênait absolument pas la circulation. De plus, avant de sortir du bus pour faire sa prière, celui-ci s’était assuré auprès des deux personnes qui étaient dans le bus que ça ne les dérangeait pas. Ces éléments n’ont pas empêché la société de transport en commun flamande De Lijn de licencier ce chauffeur pour avoir prié pendant son service. Ce qui interroge également, c’est que ce licenciement survienne après une campagne politique et médiatique d’harcélement envers le chauffeur, ou la vidéo de sa prière a été détournée, commentée et extrapolée pour prouver une « islamisation » de la société belge. Il apparait que la décision de la compagnie de transports était plutôt une capitulation face aux pressions plutôt qu’une décision neutre. Cette capitulation face à l’extrême droite constitue en elle-même une grave dérive : elle valide leur stratégie d’agitation haineuse et envoie le message que le harcèlement raciste paie. Cette affaire révèle en réalité une alarmante normalisation des discours islamophobes d’extrême droite. Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large de généralisation des attaques islamophobes en Belgique et en Europe, où la simple pratique religieuse musulmane est de plus en plus stigmatisée et présentée comme une menace. Les actes et discours islamophobes se banalisent dangereusement dans l’espace public, transformant les musulman·es en cibles. Au moment de licencier cet individu, De Lijn a insisté sur le fait qu’il était formellement interdit pour un membre du personnel de prier pendant un service, mais l’issue aurait-elle été la même si ce chauffeur n’avait pas été musulman ? En plus d’avoir été licencié, le chauffeur âgé de 22 ans a reçu de nombreuses insultes à caractère raciste sur les réseaux sociaux, où des images non flouttées de lui ont circulé. Devenu la cible d’attaques racistes, il s’est retrouvé au cœur d’une affaire qui illustre l’instrumentalisation de la neutralité de culte au service de l’islamophobie. Ce chauffeur a été licencié et insulté alors qu’il n’avait commis aucun délit, simplement parce qu’il exerçait sa religion. Sources : BruxellesToday : Le chauffeur de bus de De Lijn, licencié pour avoir prié, victime d’islamophobie ? – 4/12/2025

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Médias

MOBILISATION : De nouvelles grèves et actions en Belgique en décembre

En décembre, la lutte continue contre les mesures anti-sociales du gouvernement Arizona. Plusieurs mobilisations syndicales sont programmées. Ces actions interviennent alors que la colère sociale et ses revendications sont complètement ignorées par les pouvoirs politiques et que les discussions entre syndicats et autorités sont au point mort. Enseignement secondaire : une mobilisation sans précédent, de nouvelles grèves en préparation Près de 200 enseignant·es se sont rassemblés début décembre sur la place de la Résistance à Anderlecht, représentant tous les réseaux et niveaux d’enseignement. Des mobilisations similaires ont eu lieu à Jette, avec des discussions en cours à Saint-Gilles et Ixelles. Des bulletins blancs en guise de protestation Plusieurs établissements ont remis des bulletins blancs aux élèves. Au Collège Matteo Ricci d’Anderlecht, les 620 élèves ont reçu des bulletins vierges où figuraient, à la place des notes, une liste des mesures gouvernementales contestées : diminution des moyens pour l’enseignement différencié, fin des sorties et voyages scolaires, augmentation de la charge de travail des enseignants. Cette action fait écho à d’autres initiatives similaires, notamment à l’Institut de la Providence à Woluwe-Saint-Lambert et au Lycée Martin V à Louvain-la-Neuve. À l’école Ma Campagne d’Ixelles, les enseignant·es ont même organisé un boycott complet des cours jusqu’au 18 décembre, avec suspension des réunions, bulletins et évaluations. Les revendications des enseignants Augmentation du temps de travail : une hausse projetée de 10% dans le degré supérieur Réduction de l’encadrement différencié : particulièrement préjudiciable aux établissements les plus fragilisés Suppression de classes et réduction d’heures qui s’accumulent année après année Charge administrative croissante alors que les enseignant·es s’investissent déjà bénévolement pour maintenir la qualité d’enseignement. Face à cette contestation, la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny a publié une circulaire rappelant les obligations professionnelles des enseignant·es et l’interdiction de toute activité de propagande politique dans les établissements. Le document évoque des « situations et faits interpellants » et menace de sanctions disciplinaires, voire de licenciements, en cas d’infraction. Les syndicats n’excluent pas une escalade du conflit. La référence aux grandes grèves de 1996, qui avaient paralysé l’enseignement pendant plusieurs mois, revient régulièrement. De plus en plus d’écoles décident également de remettre les bulletins scolaires avec une semaine de retard pour dégager du temps et organiser des discussions avec les parents sur la situation actuelle et les réformes contestées Enseignement supérieur : mobilisation le 11 décembre Une manifestation d’envergure est prévue, avec un cortège de la VUB jusqu’à la place du Luxembourg. Les syndicats des universités et hautes écoles de Wallonie, Flandre et Bruxelles...

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Santé / Soins

KARAOKRÊPES : Soirée de soutien à la mutuelle autogérée l’Autothune

Soirée « KARAO’KRÊPES » le 16 Janvier 2026 au ZK, en soutien au collectif de mutuelle autogérée l’Authotune Venez chanter la vie et cracher sur le monde le vendredi 16 Janvier 2026 à partir de 19h au ZK (23 avenue de la verrerie, Bruxelles) , pour soutenir une mutuelle de redistribution et peut-être créer la vôtre !? AU PROGRAMME : entrée à prix libre en soutien à l’AUTOTHUNE (voir présentation succincte en bas) : En continu : Stand d’information sur différentes mutuelles d’ici ou d’ailleurs, existantes ou pré-existantes. Bar (soft/ alcool) à prix (anti-)démocratiques. Dès 19h (dehors) : Chants révolutionnaires. Une chorale naissante interprétera avec vous, quelques chants révolutionnaires du monde. À partir de 20h : La cuisine 100DAL vous servira a prix libre des crêpes salées/sucrées pour régaler vos papilles ! Une présentation de différentes mutuelles bruxelloises accompagnera ce repas. 21h (à l’intérieur) : Le karaoké ouvert vous laissera une liberté d’interprétation de vos tubes préférés ! 00h30 : DJette set : Pour achever cette soirée, Billy Kérosène mettra le feu pour vous faire transpirer sur ses rythmes endiablés. 2h : Fin Présentation de notre mutuelle : L’AUTOTHUNE, qu’est-ce que c’est ? Conscient-e-s des inégalités d’accès à l’argent, pilier du monde capitaliste/néo-libéral que nous voulons déserter et détruire, gage des rapports de dominations inhérents à celui-ci, notre collectif a, depuis 5 années, mis en place cette mutuelle de redistribution. Loin d’être LA solution, cette mutuelle ne vise pas à égaliser parfaitement l’accès à cette ressource qu’est l’argent, outil principal d’oppression, qui donne accès à toutes les autres ressources, mais à se libérer au maximum de son pouvoir de nuisance dans notre rapport au monde en la partageant partiellement. En opposition à la pensée méritocratique majoritaire qui justifie l’ordre bourgeois établit dans notre société, elle-même soutenue par la propagande politico-médiatique, notre collectif s’est constitué pour avancer vers une émancipation de l’injustice, de l’aliénation et de la honte qu’elle produit. Inspirée par d’autres mutuelles préexistantes, notre démarche se veut autogérée donc les règles en sont définies en consensus restent toujours discutables. Les rôles nécessaires au bon fonctionnement de cette mutuelle tournent mensuellement. Comment ça marche ? Basée sur la confiance et la solidarité et inspirées d’autres mutuelles pré-existantes, l’AUTOTHUNE vise à partager une partie des revenus des personnes les plus aisées vers les personnes les plus précaires/précarisées. Refus de se soumettre à l’esclavage salarial, difficultés à s’insérer dans le marché du travail par racisme institutionnel, facilités de classe à accéder à l’argent, … les profils des AUTOTHUNISTES sont variés et le processus mensuel de redistribution invite à remettre en question le fonctionnement par la constitution régulière de groupes de réflexion autour de...

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Extrême-droite / Antifascisme

ANALYSE DU BUDGET FEDERAL

Arizona : les pauvres et les classes moyennes touchés, les riches s’enrichissent SANTÉ – Le transfert des coûts vers les malades Consultation médicale plus chère dès janvier 2026. Le ticket modérateur (part payée par le patient) augmente, cela devrait rapporter 125 millions €/an. Seuls les bénéficiaires de l’intervention majorée (les plus précaires) sont épargné·es. Problème : la classe moyenne basse et les travailleur·ses pauvres ne bénéficient pas de cette protection. Le montant exact et les types de consultations concernées (généraliste/spécialiste) sont encore flous. Médicaments moins accessibles. Déremboursement total de certains médicaments, comme les médicaments pour le cholestérol, même pour les malades à risque cardiovasculaire : les patient·es devront payer 100% du prix. Hausse du ticket modérateur sur d’autres médicaments : les patient·es devront donc payer une part plus importante. Réduction drastique d’examens médicaux comme remboursement des scanners de la colonne vertébrale -> Moins de remboursements = accès réduit pour qui ne peut payer de sa poche. Les malades de longue durée 100.000 personnes sur 526.000 malades en incapacité de travail doivent retourner au travail d’ici 2029. Cela représente 1,9 milliard d’euros = c’est 1/5 de tout l’effort budgétaire du gouvernement ! C’est le pilier principal du redressement budgétaire. Médecine du travail interventionniste : Dès le 1er jour d’arrêt, le médecin reçoit automatiquement le certificat médical. Après 1 mois, il doit contacter la personne malade, même sans demande de l’employeur. L’objectif est que le médecin puisse directement mettre en place des « adaptation de travail » pour remettre la personne malade sur le marché du travail. Multiplication des contrôles médicaux, sauf que problème : on manque de médecins-conseils et de médecins du travail (déjà en pénurie)=> transfert de la pression sur les médecins traitants, qui doivent contrôler du nombre de certificats qu’ils délivrent, la durée des arrêts, . > Ces personnes sont-elles réellement aptes à travailler ? Les adaptations de poste seront-elles vraiment disponibles ? Que se passe-t-il si l’objectif n’est pas atteint ? Le budget s’effondre-t-il, parce que cela represente 1/5 du budget ? INDEXATION – L’attaque contre la classe moyenne Le mécanisme du plafonnement > Salaires plafonnés à 4.000€ brut/mois* (en 2026 et 2028) Concrètement, comment ça marche : Si vous gagnez moins de 4.000€ brut → indexation complète normale Si vous gagnez 4.000€ ou plus → seuls les premiers 4.000€ sont indexés. Normalement, quand les prix augmentent de 2%, votre salaire augmente aussi de 2% pour compenser. C’est l’indexation automatique, un acquis social belge censé protéger le pouvoir d’achat. Mais avec la nouvelle mesure, cette indexation s’arrête à 4.000€ brut par mois. Exemple concret avec 2% d’inflation : vous gagnez 5.000€ brut (3.031€ net) Avant la mesure (indexation normale) :...

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Travail / Précariat

Contre-feu - À propos de la cata du 10 septembre

Retour sur le mouvement « Bloquons Tout ! » qui n’en fut pas un. Le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre 2025, comme on s’en doutait, n’a été qu’un médiocre revival du mouvement contre la réforme des retraites de 2023 en accéléré. La différence, c’est un encadrement encore plus parfait prenant en charge les moindres aspects du mouvement avant même qu’il n’existe. En dehors de ça, c’est toujours la même chose : beaucoup de monde dans les manifestations en ville, des actions grand spectacle assez peu suivies et peu efficaces, des réunions d’organisation tenues par des militants, quasi aucune Assemblée Générale sur les lieux de travail, des petites grèves isolées un peu partout sans rapport de force, des dates qui s’égrènent en suivant un calendrier politique et syndical... Pourtant les appels à la mobilisation avaient d’abord émergé loin de ces cadres bien connus. Ils s’opposaient en premier lieu au très impopulaire plan d’austérité de Bayrou annoncé le 15 juillet. Celui-ci prévoyait tout simplement une redistribution des richesses vers le haut, en coupant drastiquement dans le budget du social afin de financer les investissements dans l’économie et la défense. Autrement dit, une attaque directe contre les conditions de vie matérielles de tous les exploités. Mais la mobilisation du 10 n’a pas vu émerger de lutte sur ce terrain ; au contraire, ce à quoi nous avons assisté, c’est à l’évanouissement de la colère sociale dans les méandres d’une mobilisation impuissante de la gauche. Si nous faisons ce constat amer c’est bien que cette date était la seule perspective intéressante du moment et qu’il nous semble nécessaire d’en tirer le bilan critique. Après cette débâcle, l’avenir semble bien sombre. Combien de temps avant qu’un nouveau mouvement puisse émerger si les dernières tentatives de lutte ressemblent à de la défaite en barre ? SITUATION ACTUELLE Avec la stagnation de l’économie mondiale, l’austérité est la norme. Partout dans le monde les compromis sociaux basés sur la croissance et une certaine redistribution des richesses n’est plus à l’ordre du jour. Progressivement privés des moyens de maintenir le statu quo, les États traversent des crises où la légitimité de leur personnel politique est remise en question. À l’inverse, la résistance du prolétariat semble affaiblie et désorientée par le manque de perspectives tant dans chaque pays qu’à l’échelle internationale. Le rejet, même violent, des gouvernements se galvanise le plus souvent autour de l’idée du « peuple » trahi par ses élites vendues au capital étranger. Du pain béni pour les chauvins de tous poils à l’heure où dans toutes les grandes puissances, une partie de la bourgeoisie remet elle-même en cause le cadre actuel de la mondialisation. Tout le monde, jusqu’aux USA, y va de sa critique à l’égard d’un système globalisé qui brime les intérêts de son peuple ou de sa nation. C’est sur le compromis superficiel de « l’intérêt national » que les classes dirigeantes tentent...

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Racismes / Colonialismes

C’est le retour des soirées NISA’ - Networking,...

C’est le retour des soirées NISA’ - Networking, Inspirations par la Sororité et l’Ambition ! ✨ NISA’, en arabe نساء signifie FEMMES Un événement convivial destiné aux femmes issues de l’immigration souhaitant intégrer et nourrir un réseau de femmes inspirantes et solidaires. C’est le retour des soirées NISA’ - Networking, Inspirations par la Sororité et l’Ambition ! ✨ NISA’, en arabe نساء signifie FEMMES Un événement convivial destiné aux femmes issues de l’immigration souhaitant intégrer et nourrir un réseau de femmes inspirantes et solidaires. 👉 Chaque événement est l’occasion de faire de nouvelles rencontres stimulantes et de découvrir le parcours inspirant d’une ou plusieurs invitées. 💼 Édition consacrée à l’entrepreneuriat au féminin avec Fatima El Bouzakhi, nommée Entrepreneuse de l’année par Elle Magazine ! À 42 ans, Fatima a décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat et de surmonter la peur de n’avoir jamais travaillé (sans compter le fait d’avoir élevé 8 enfants !) et celle de ne pas avoir de diplôme. Aujourd’hui à la tête de l’entreprise KidsRide, Fatima jongle fièrement entre son activité professionnelle et son rôle d’épouse et de mère. Par où a-t-elle commencé ? Quelles ont été les réactions de ses proches ? Quels défis se sont dressés sur son chemin, et quelles astuces Fatima a-t-elle mobilisées pour avancer ? Si vous voulez découvrir son parcours, n’attendez plus et inscrivez-vous ! 📅 Mercredi 10/12/2025 ⏰ De 17h30 à 21h00 📍 Maison des cultures et de la cohésion sociale - 4 rue Mommaerts, 1080 Molenbeek 👶 Garderie gratuite (sur demande, envoyez nous un mail awsabe@gmail.com) 📝 GRATUIT - Inscription via le formulaire en bio Pour toutes questions : awsabe@gmail.com Lien pour s’inscrire : https://framaforms.org/soirees-nisa-2025-1758811249 Lien vers event Facebook : https://fb.me/e/3KjiikBWq

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Extrême-droite / Antifascisme

Rafle à Matonge : plusieurs personnes enlevées par la Police.

Samedi 22 novembre 2025, 200 agents de divers services de l’Etat ont « inspecté » une cinquantaine de commerces de Matongé. La RTBF rapporte qu’étaient présents les services suivants : l’auditorat du travail de Bruxelles, le parquet de Bruxelles, la police de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles, la police fédérale judiciaire de Bruxelles, l’ONSS, l’Onem, l’inspection régionale de l’emploi, l’Inasti, l’Inami, le SPF Finances, le SPF Économie, le SPF Santé publique, le laboratoire régional Brulabo, et bien sûr, l’Office des Étrangers qui « a également été mobilisé dans le cadre des contrôles portant sur les titres de séjour ». Par contre ce que la RTBF ne mentionne pas, se sont les enlèvements de personnes. Plusieurs personnes ont été emmenées en Centre Fermé. Selon certains témoignages « les gens ont maintenant peur de se rendre à Matongé. C’est la colère et l’effroi pour toute la diaspora congolaise ». STOP aux rafles ! Solidarité avec Matongé ! Parlez-en autour de vous ! N’hésitez pas à vous rendre sur place, à discuter avec les gens et marquer votre solidarité avec celleux qui endurent le racisme d’État dans le plus grand silence des médias. Pour le moment, les informations manquent encore. S’il vous plait, si vous avez des informations, merci de faire tourner ! Sources : RTBF > https://www.rtbf.be/article/ixelles-plusieurs-commerces-mis-sous-scelles-apres-une-grosse-operation-de-controle-galerie-matonge-11636943 CONGO QUOTIDIEN > https://www.congoquotidien.com/2025/11/25/controles-police-commerces-congolais-bruxelles-matonge/ BRUXELLES TODAY > https://www.bruxellestoday.be/faits-divers/dizaines-policiers-galerie-matonge.html

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Résistances et solidarités internationales

Réunion publique du CCI / Openbare-bijeenkomst van de IKS

Une année de luttes en Belgique. Vers une poursuite de la résistance ouvrière malgré les manœuvres des syndicats. Een jaar van strijd in België. Het arbeidersverzet gaat verder ondanks de manoeuvres van de vakbonden. Face à la déstabilisation mondiale et à la multiplication des guerres, seule la résistance ouvrière sur son terrain de classe offre une alternative à la barbarie. Sur ce plan, le combat que mènent les travailleurs en Belgique depuis un an est une contribution importante au combat contre le capitalisme en putréfaction dont il faut tirer les leçons. Dès l’annonce fin 2024 des mesures drastiques d’austérité planifiés par le gouvernement Arizona, touchant en particulier les chômeurs, les malades « de longue durée » et les pensions, la colère est grande et la réaction des travailleurs belges explose. Depuis fin 2024, ce sont des milliers de manifestants de tout secteur, de toute région qui se retrouvent dans les manifestations nationales à Bruxelles, exprimant ainsi la volonté de se mobiliser tous ensemble unis “dans la rue”. Ils rejoignent ainsi le mouvement de résistance déclenché par les ouvriers en Grande-Bretagne en 2022 suivi par la France, les USA,… face aux sacrifices insupportables sur les conditions de vie et de travail exigés pour financer les dettes d’Etat et l’augmentation des budgets militaires. Les syndicats, main gauche de la bourgeoisie, conscients du danger de débordement de cette combativité croissante, s’organisent pour contrôler la réaction de la classe ouvrière. Organisation de grèves générales totalement passives, de mouvements sectoriels et régionaux, tout vise à contrer la dynamique d’unification des manifs de la première moitié de 2025 et à épuiser la classe ouvrière dans des mouvements longs et impopulaires. Mais la classe ouvrière reste en colère et est capable de tirer des enseignements de ses luttes. Face aux mesures qui ne cesseront de s’amplifier face à une situation de crise économique mondiale qui exigera toujours plus de “sacrifices », elle ne manquera pas de réagir à nouveau. Elle devra le faire en s’organisant elle-même, en prenant en mains ses luttes pour faire reculer la bourgeoisie même temporairement. Les organisations révolutionnaires sont là pour lui mémoriser ses combats antérieurs et ses moyens de lutte sur un terrain de classe. Voir l’article : https://fr.internationalism.org/content/11696/vers-poursuite-resistance-ouvriere-malgre-manoeuvres-des-syndicats Venez discuter de toute cette expérience de luttes en Belgique mais aussi d’ailleurs, à la réunion publique du CCI qui se tiendra à : Bruxelles en présentiel, le samedi 13 décembre de 14h30 à 18h00 Adresse : PIANOFABRIEK, Rue du fort 35, 1060 Saint-Gilles (Bruxelles) Een jaar van strijd in België, het arbeidersverzet gaat verder ondanks de manoeuvres van de vakbonden Geconfronteerd met wereldwijde destabilisatie en een toename van oorlogen, biedt alleen het arbeidersverzet op zijn eigen terrein een...

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Bruxelles : les révoltes populaires contre le plan Good Move ont repris à Cureghem

Des barrières de chantier déplacées et une grue saccagée Comme durant l’été 2022, des révoltes ont eu lieu dans le quartier de Cureghem à Anderlecht contre les travaux causés par le plan « Good Move » ce mardi 18 et ce mercredi 19 novembre. Ce plan, présenté comme un plan d’écologie urbaine qui permettrait à terme de régler les problématiques écologiques liées à l’utilisation de la voiture, démontre surtout des dynamiques de gentrification et de contrôle de certains quartiers populaires à Bruxelles. Les travaux rendent le trafic parfois impossible à des individus qui utilisent la voiture par nécessité, en se rendant au travail ou en emmenant leurs enfants à l’école, par exemple. Depuis sa mise en place en 2020, le plan Good Move, porté majoritairement par le parti Écolo, a fait face à de vives contestations dans les quartiers populaires bruxellois. Le second volet du plan est maintenant défendu en conseil communal par la majorité PS, Mr et Engagés, avec en chef de file le bourgmestre socialiste Fabrice Cumps. Dès la mise en application du plan Good Move dans de nouveaux quartiers, la circulation en voiture y devient un réel casse-tête. Celui-ci implique des changements de sens de circulation, de nombreux passages à sens unique et la création de zones piétonnes impliquant la destruction de voiries. Les habitant·es du quartier de Cureghem sont ainsi descendu·es une nouvelle fois dans les rues mardi 18 novembre pour retirer les barrières de travaux qui bloquaient la circulation du square Albert et de ses alentours. Le lendemain, une grue et des engins de chantier ont aussi été endommagés. Au conseil communal du 20 novembre, l’ambiance était particulièrement tendue. Une manifestation s’est tenue devant la maison communale, rassemblant des habitant·es du quartier, des membres du Front des mères, des éducateur·rices spécialisé·es et des enseignant·es. Plusieurs d’entre eux ont pris la parole à l’intérieur du conseil pour dénoncer ce deuxième volet du plan Good Move et pour certain·es exiger la démission du bourgmestre PS Fabrice Cumps. Ces interventions ont visiblement mis la majorité en place mal à l’aise. Rappelons que les conseils communaux ne sont plus retransmis depuis quelque temps, officiellement par manque de moyens. Pour beaucoup, cette décision ressemble surtout à un recul de la transparence, d’autant plus questionnable quand les tensions avec les habitant·es atteignent ce niveau. Des décisions politiques sans concertation populaire À Cureghem, durant l’été 2022, l’adoption de la phase test du plan Good Move ainsi que sa mise en place se sont faites dans l’absence totale de concertation, sans prise en compte des réalités sociales du quartier et des besoins des habitant·es. Aujourd’hui, à nouveau alors qu’un second plan a été voté en 2023 toujours sans contestation, ces contestations apparaissent comme une prise de pouvoir par des personnes qui n’ont systématiquement pas été écoutées et qui sont les premières...

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Grève contre l’Arizona : les commerces de la porte de Namur bloqués par des manifestant·es

En ce troisième jour de grève consécutif contre le gouvernement Arizona, la CNE* a appelé à bloquer les commerces de la Chaussée d’Ixelles. Ce blocage, qui est également à l’appel de Commune Colère, a pour but de paralyser certains des pôles commerciaux les plus importants de la ville de Bruxelles. Au même moment, un grand rassemblement pour défendre le secteur de la culture a lieu à Mont des Arts. Depuis tôt ce matin, les commerçant·es se sont organisé·es pour bloquer les magasins à porte de Namur. Les blocages de grands axes commerciaux, où sont installées de nombreuses multinationales telles que Primark, McDonald’s ou Burger King, ont été choisis tactiquement en ce dernier jour de grève générale, pour envoyer un message fort au gouvernement Arizona. Ces trois jours de grève figurent comme un moment crucial dans la lutte contre les mesures du gouvernement Arizona. La démultiplication des piquets de grève, dont plus d’une centaine organisés rien qu’à Bruxelles, la mise en grève de dizaines de milliers personnes ainsi que l’arrêt des transports en commun permet de paralyser le pays. Rien qu’en Wallonie, chaque jour de grève représente une perte d’approximativement 100 millions d’euros. Au-delà de ces trois jours de grève générale, ces journées de mobilisation laissent espérer l’émergence de nouvelles dynamiques de lutte. La multiplication des collectifs autonomes et des initiatives locales témoigne d’une volonté croissante de dépasser les cadres classiques de la contestation. Reste à savoir si ces dynamiques parviendront à s’ancrer durablement dans le paysage de la contestation sociale belge. légende : CNE = centrale nationale des employés, issue de la CSC (syndicat chértien)

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Extrême-droite / Antifascisme

Arizona : Intérimaires, jobs précaires, travail au noir … les grandes cibles du gouvernement

Le gouvernement Arizona a fait de l’accélèration de la précarisation du travail en Belgique le coeur de son projet politique néolibéral. Sous couvert de modernisationet de compétitivité, la coalition N-VA-MR-Vooruit-Les Engagés, CD&V renforce l’insécurité pour des centaines de milliers de travailleurs. Intérimaires, uberisation, flexi-jobbers, travailleurs au noir : portrait des grands abandonnés au nom du profit du capital. Introduction de 360 heures supplémentaires sans compensation, intérim à durée indéterminée, limitation des allocations de chômage à deux ans … chaque mesure de la coalition de l’arizona vise à transférer le risque économique des entreprises vers les travailleurs, surtout les plus précaires. Cette logique n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans la dynamique néolibérale lancée dans les années 1980, qui considère les protections sociales comme des rigidités entravant la rentabilité du capital, et qui mène a l’érosion de tous nos droits sociaux, un par un. L’accord Arizona prévoit également de généraliser le travail intérimaire à durée indéterminée. Cette formule masque une réalité brutale : être disponible en permanence pour l’employeur sans aucune garantie de travail effectif ni de revenu stable. Ce statut transforme le travailleur en variable d’ajustement perpétuelle, mobilisable à la demande selon les besoins du capital. Le mythe de la flexibilité contre la réalité de la précarité ou L’intérim à durée indéterminée et la précarité Selon la FGTB, un nombre trop important d’intérimaires restent à long terme dans la même entreprise. Ces travailleurs effectuent un travail structurel mais n’ont droit à aucune des protections du salariat stable. Ces intérimaires subissent une triple peine, aucune protection contre la perte d’emploi (le contrat n’est simplement pas renouvelé), aucun recours contre la rupture arbitraire, exclusion des mécanismes de protection sociale comme le chômage temporaire. Pas de préavis, pas d’ancienneté, pas de formation, pas de prime de fin d’année pour ces travailleurs de l’ombre. Cette situation n’est pas un dysfonctionnement du système : c’est son mode de fonctionnement normal sous le capitalisme contemporain. 50% des contrats d’intérim concernent des jeunes de moins de 30 ans. Pour cette génération, l’avenir promis par l’Arizona se résume à l’impossibilité de se projeter, l’instabilité est devenue la norme dans le monde du travail pour les jeunes. Quant à l’accès aux allocations de chômage, il devient un parcours du combattant.Les règles, conçues pour des carrières linéaires, excluent de facto les travailleurs aux parcours hachés. Résultat : ceux qui auraient le plus besoin de protection sociale sont ceux qui y ont le moins accès. Le gouvernement prévoit d’ailleurs de limiter les allocations de chômage à deux ans maximum, avec des conditions d’accès durcies. Pour obtenir deux ans d’allocations, il faudra avoir cumulé cinq ans de travail. Les jeunes en intérim, qui peinent déjà...

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Classisme / Lutte des classes

Grèves contre l’Arizona : Les pompiers réveillent Bruxelles et le monde politique

🔴 Ce mardi 25 Novembre, les différentes casernes des pompiers de Bruxelles ont réalisé une action de solidarité avec le mouvement de grève en effectuant « une minute de sirène », gyrophares allumés, réveillant ainsi Bruxelles et le monde politique. Pour la sécurité de la population, les pompiers ne sont pas en grève, mais ces travailleurs et travailleuses refusent de rester silencieux·ses face aux attaques du gouvernement Arizona : les pensions saccagées, la remise en question de la pénibilité du métier, saut d’index, augmentation de la TVA, destruction des services publics. Sur les pensions, le gouvernement prévoit notamment de reculer l’âge de départ à 67 ans, ce qui est inacceptable pour ce métier lourd et pénible. De nombreuses études indiquent également que les pompiers, dû à leur métier fortement exposé, ont une espérance de vie inférieure de 8 ans à celle de la moyenne nationale. La précarisation de la société affecte également le travail des services de secours. Alors que les effectifs n’augmentent pas, le nombre d’appels et de situations d’urgence pour ces travailleurs et travailleuses de première ligne ne fait que croitre. Solidarité avec les services publics ! Pour des services dignes, humains, respectant les travailleurs et les travailleuses ! La même action, suivie d’une haie du déshonneur, sera également organisée mercredi matin. Grèves contre l’Arizona : Les pompiers réveillent Bruxelles et le monde politique Lecture LES MURS LES PLUS PUISSANTS TOMBENT PAR LEURS FISSURES

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15 décembre - 08h45 - ULB - R42

Université d’été des immenses #3

Après la première « Université d’été des immenses » en 2021 à la VUB, la deuxième en 2023 à l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, la troisième aura lieu le 15 décembre 2025 à l’ULB, de 8h45 à 17h. Il en résultera un livre, "Valeur et immensité", qui paraîtra aux éditions Maelström en juin 2026, à la faveur de la résidence du Syndicat des immenses au théâtre du Boson du 1er au 6 juin. [FR] Au programme de cette 3e édition : Thème A – Dignité, respect, mérite ou fierté ? ✊ Honte, humiliation, regard jugeant : la dignité des immenses est constamment remise en jeu. Mais où est la vraie ligne rouge : dignité, respect… ou nécropolitique ? Thème B – Les immenses travaillent-iels ? 🛠️ Survie, bénévolat, militance, représentation : à partir de quand parle-t-on de « travail » ? Et pourquoi leur engagement reste-t-il toujours suspect ? Thème C – Où est l’intérêt supérieur des minimenses ? 👶 Séparer ou protéger ? Derrière l’« intérêt de l’enfant », placements et psychiatrisation punissent souvent les parents… au risque d’effacer l’amour et le droit à un chez-soi. Pour l’analyse de chacun des thèmes retrouvez : Des expert·es de terrain : des immenses dont le nom est à confirmer 👥 Des expert·es du secteur (travailleur·ses de terrain) : Kris Meurant (Transit) • Christine Mahy (RWLP) • Thomas Lambrechts (Capuche) / Eric Picard (pédopsychiatre) 🧑‍⚕️ Des expert·es en chambre (universitaires) : Gabor Tverdota (ARC) • Simon Lemaire (CNRS) • Anne-Catherine Rasson (UNamur) 🎓 Des expert·es du pouvoir (politiques) : David Weystman (MR – CPAS de Bruxelles-Ville) • Françoise De Smedt (PTB – parlementaire) • Solayman Laqdim (DGDE) 🏛️ Rejoignez nos intervenant·es de qualité pour débattre avec eux ! 💬 L’ensemble du travail de cette journée sera repris dans l’ouvrage Valeur et immensité (à paraître au printemps 2026), qu’il vous est possible de précommander au moment de l’inscription 📘. Les précommandes nous sont utiles pour permettre d’en assurer l’édition et les impressions 🖨️. L’UEI se veut gratuite et accessible au plus grand nombre. Néanmoins, comme tout le secteur social santé, l’UEI souffre de l’absence de financements. Si vous voulez soutenir le projet et faciliter son organisation, il vous est également possible de participer à prix libre 🙏 (avec ou sans précommande du livre). [NL] Programma van deze 3rde editie : Thema A – Waardigheid, respect, verdienste of trots ? ✊ Schaamte, vernedering, een oordelende blik : de waardigheid van de Giganten staat voortdurend op het spel. Maar waar ligt de echte rode lijn : waardigheid, respect… of necropolitiek ? Thema B – Werken de Giganten ? 🛠️ Overleven, vrijwilligerswerk, activisme, vertegenwoordiging : vanaf wanneer spreken we van “werk” ? En waarom blijft hun inzet altijd verdacht ? Thema C – Waar ligt het hoger belang van de Minigiganten ? 👶 Scheiden of beschermen ? Achter het “belang van het kind” gaan uithuisplaatsingen en psychiatriserende maatregelen vaak samen met het straffen...

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Médias

Début des grèves contre l’Arizona (vidéos)

Près de 100 piquets de grève sont prévus rien qu’à Bruxelles et d’autres ailleurs en Belgique, pendant ces trois jours. Des mobilisations spontanées ont lieu depuis tôt ce matin, jusque sur le ring où un feu a été observé. Cette séquence de grèves s’inscrit dans un mouvement social aux mesures anti-sociales de l’Arizona. En ce jour de grève, le gouvernement Arizona ne recule pas face à la colère populaire. Un accord budgétaire vient d’être annoncé, signifiant que l’Arizona ne démissionnera pas. https://www.instagram.com/reel/DRboMXliBvv/?utm_source=ig_embed&utm_campaign=loading" s View this post on Instagram Depuis 5H ce matin, un blocage a lieu devant l’usine du linge appartenant au CPAS de Bruxelles-Ville, située rue du Cerf. Ce blocage ouvre la séquence de trois jours de grève contre les politiques de casse-sociale du gouvernement Arizona. https://www.instagram.com/reel/DRbr4rLiJyw/?utm_source=ig_embed&utm_campaign=loading" s View this post on Instagram Les ouvrièr•es travaillent dans des conditions d’exploitation inhumaines et dangereuses. La plupart des travailleur•ses de l’usine ne parlent ni ne savent lire le français et David Weytsman (président du CPAS, MR) a supprimé les cours de français gratuits, proposés durant le temps de travail. La conséquence de cette suppression pour ces travailleur•ses, est qu’ils risquent à chaque instant de mauvaises manipulations des machines et de perdre des doigts ou des mains dedans. Les infrastructures sont vétustes, les espaces pour se changer, casiers, les douches … sont endommagés et le CPAS refuse de rénover les infrastructures. Pourtant cette usine rapporte beaucoup d’argent au CPAS. Les ouvrièr•es et la CGSP réclament, des contrats non précaires, une augmentation salariale, la rénovation des infrastructures, et la remise en place des cours de français gratuits sur le temps de travail. De nombreux blocages, piquets de grèves et actions auront lieu dans tout le pays sur cette séquence de 3 jours de grèves contre l’Arizona.

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Contrôle social / Répression

CULTURE : LA LUTTE POUR NOS DROITS EST INDISSOCIABLE DE LA LUTTE POUR LES DROITS DE TOU·X·TES.

Déclaration des membres du secteur culturel, réuni·x·es en assemblée générale le 17 novembre 2025. Cela fait déjà plusieurs législatures que les décisions politiques ont mené à la casse sociale actuelle. Cette situation est réversible. Nous, membres du secteur culturel, réuni·x·es en assemblée générale ce 17 novembre 2025 aux Halles de Schaerbeek, déclarons qu’il est urgent de mettre en lumière les répercussions de ces décisions sur nos conditions de travail et de vie. Il est urgent de proposer des alternatives communes. Il est urgent de nous mettre en lien avec les autres secteurs professionnels et publics pour articuler les spécificités intersectorielles. Il est urgent de sortir de l’entre-soi. LA LUTTE POUR NOS DROITS EST INDISSOCIABLE DE LA LUTTE POUR LES DROITS DE TOU·X·TES. Cette déclaration fait suite à une accumulation de mesures d’austérités, de mépris politique, de logique économique mortifère. Elle prend place également alors que notre secteur est frontalement attaqué, et que les coupes budgétaires annoncées vont appauvrir toute la chaîne de production de la culture :les villes, les communes, les créateur·x·ices et toutes les personnes nécessaires à la création et à la diffusion de projets artistiques. Dans le même temps, il est annoncé aux travailleur·x·ses que les périodes assimilées (chômage, congés maladies, etc.) ne compteront plus que pour 20% dans le calcul des pensions. L’étranglement de notre secteur est annoncé et décidé. Et les mesures d’austérité s’élargissent à toute la population, dans une stigmatisation des plus précaires. Suite à la réforme chômage, 160 000 personnes se retrouveront dans une immense précarité, et cela dans l’indifférence totale des partis au pouvoir. Le gouvernement Arizona radicalise une logique insupportable : affaiblir les déjà plus faibles d’entre nous, pour mieux protéger les plus forts. Les choix politiques et budgétaires se fondent sur une protection des plus puissants et des grandes entreprises, leur permettant de renforcer leurs acquis et privilèges, notamment fiscaux. Les femmes, les personnes racisé·x·es, migrant·x·es, sexisé·x·es et de minorités de genre se retrouveront dans des situations encore plus violentes, et ce tous secteurs confondus. Tout cela découle de décisions gouvernementales tirant de plus en plus vers l’extrême droite. Il est urgent de riposter. Dans l’urgence, nous exhortons les gouvernements (y compris le futur gouvernement bruxellois) : À défendre et refinancer la culture dans toute sa diversité. À sanctuariser l’accès de tou·x·tes les citoyen·x·nes à la culture dans sa plus grande diversité et ce tout au long de la vie, tant légalement que budgétairement. À annuler les coupes budgétaires du secteur culturel récemment annoncées et toutes les décisions y attenant. À renforcer l’allocation des travailleur·x·euses des arts lourdement menacée ces derniers mois,...

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Santé / Soins

MOBILISATIONTROIS JOURS DE GRÈVE NATIONALE CONTRE L’ARIZONA

24, 25 ET 26 NOVEMBRE 2025 Les syndicats FGTB, CSC et CGSLB organisent trois journées de grève nationale contre les mesures antisociales du gouvernement Arizona (MR – N-VA – Engagés – CD&V – Vooruit). Cette mobilisation d’ampleur historique vise à faire reculer un gouvernement qui attaque systématiquement les droits des travailleur·ses et des personnes déjà précarisées. L’opposition citoyenne au gouvernement De Wever-Bouchez est forte. Malgré leurs fausses promesses de récompenser le travail, ils s’attaquent à nos pensions, nos salaires et l’indexation automatique, à nos droits fondamentaux. Ils n’ont pas le soutien de la population et ils le sentent et ils le savent. Programme des 3 jours Lundi 24 novembre : Grève dans les transports Le rail complètement à l’arrêt Arrêt de tous les trains dès le 23 novembre à 22h pour 72 heures Tous les secteurs de la SNCB et ses filiales concernés Les transports en commun La Stib prévoit d’importantes perturbations sur tout son réseau De Lijn : perturbations sur toutes les lignes de trams et bus en Flandre Le TEC également impacté Mardi 25 novembre : Grève dans tous les services publics L’enseignement mobilisé Les enseignants flamands feront grève deux jours d’affilée : une première depuis 24 ans (2001) Plus de 34 000 enseignants avaient déja participé à la grève de janvier 1 enseignant sur 5 envisage de quitter la profession à cause des réformes des pensions Un piquet de grève est organisé à Arts et Métiers dès 8h Les services publics Administrations communales CPAS Hôpitaux Bpost (fortement perturbée) La crise sociale touche également les communes. À Saint-Josse-ten-Noode, les travailleurs communaux ont organisé des arrêts de travail les 19 et 21 novembre contre la crise financière qui frappe l’administration. Les syndicats dénoncent le licenciement de cinq travailleurs sans concertation et la menace sur la prime de fin d’année et les chèques-repas. Il est fort probable que des grèves aient également lieu dans les communes et administrations locales. Mercredi 26 novembre : Grève interprofessionnelle dans tous les secteurs Une manifestation nationale clôturera la mobilisation. Tous les secteurs sont appelés à participer à cette journée d’action générale. Plusieurs piquets de grève sont déjà annoncés Piquet commun du secteur psycho-médico-social devant le Petit Chateau à 8h différentes actions et activités auront lieu à l’ULB les 3 jours de grève. Une cantine soutenue par Commune Colère en soutien aux grévistes les 24, 25 et 26 novembre s’organise également. Selon Frédéric Panier, CEO d’AKT (Union wallonne des entreprises), avec un taux de participation de 20% des travailleurs grévistes, le coût pour l’économie wallonne s’élèvera à 100 millions d’euros par jour, soit 300 millions d’euros pour les trois jours. Une facture colossale qui intervient alors que le gouvernement fédéral cherche à économiser 10 milliards d’euros d’ici 2029, en s’attaquant (...)

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Médias

Arizona : l’impasse sur le budget fédéral se prolonge et continue de faire payer les plus pauvres

Quels enjeux politiques autour de la création du budget fédéral ? Le gouvernement Arizona avait jusqu’au 7 novembre pour trouver un accord sur le budget fédéral, ce qu’il n’a pas réussi à faire. Suite à cela, le roi a accepté la demande de dérogation du Premier ministre Bart De Wever (N-VA), laissant au gouvernement 50 jours supplémentaires pour que les différents partis politiques de la coalition (MR, NV-A, Vooruit, Engagés et CD&V) se mettent d’accord sur un budget. Si un accord commun n’est pas trouvé au bout de cette durée, le Premier ministre belge démissionnera et le gouvernement Arizona pourrait chuter. Depuis leur entrée en fonction, les membres du gouvernement ne se sont toujours pas prononcés par rapport à un budget commun, alors que celui-ci a notamment le défi de compenser le déficit national de 10 milliards d’euros. Ce nouvel échec budgétaire arrive après que le gouvernement Arizona n’a pas réussi à se mettre d’accord à trois reprises depuis février passé. Ces désaccords politiques internes en matière de budget sont le résultat de désaccords plus profonds entre les différents partis membres du gouvernement. Les négociations ont principalement lieu entre le MR et la N-VA, mais aussi avec le parti socialiste flamand Vooruit, qui s’opposent chacun aux mesures à prendre pour faire des économies budgétaires. Ces négociations portent notamment sur une hausse potentielle de la TVA, la taxation des épargnes-pensions, etc. Il y a donc bien un blocage presque complet entre les membres du gouvernement sur la question budgétaire. Ce report de la mise en place d’un budget fédéral provoque inévitablement une hausse de la dette nationale. Les mesures économiques mises en place par le gouvernement Arizona concernant, par exemple, le travail de nuit, les heures supplémentaires, les cotisations de sécurité sociale, la quotité exemptée d’impôt, la fiscalité des plus-values ou l’âge de départ à la pension, n’entreront pas en vigueur avant au minimum le mois d’avril 2026. Ce report entraînera une hausse de la dette de 1,3 milliard d’euros uniquement sur l’année 2026. Face à cela le gouvernement, alors qu’il n’a même pas de budget fixé, se demande déjà comment ajouter des coupes budgétaires supplémentaires pour remédier à cette hausse du déficit. Les pauvres encore et toujours dans le viseur des coupes budgétaires Cette situation de « dette » montre en partie l’absurdité qui se cache derrière de tels budgets fédéraux : en cherchant à tout prix à faire des économies budgétaires, notre gouvernement continue à la fois d’endetter l’État belge tout en multipliant les coupes dans les secteurs sociaux. Cela apparaît alors comme un cercle vicieux pour une partie grandissante de la population, qui est à la fois concernée directement par ces coupes budgétaires occasionnées par la dette et d’autant plus touchée à mesure que le gouvernement continue de s’endetter. Pourtant, il semble que les coupes budgétaires dans les...

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Santé / Soins

1 personne sur 4 hébergée par le Samusocial est un enfant

À l’occasion de la semaine des droits de l’enfant, le Samusocial de Bruxelles a décidé de faire part d’un constat extrêmement alarmant : une personne sur quatre hébergée par le Samusocial à Bruxelles est un enfant. Un chiffre qui rappelle que le nombre de personnes sans abri a explosé ces dernières années. Aujourd’hui, à Bruxelles, plus de 10 000 personnes sont en situation de sans-abrisme, et rares sont celles qui bénéficient d’un logement ou d’une aide d’urgence. Parmi ces personnes en situation de grande précarité, de nombreux profils nécessitent des aides plus spécifiques. Les enfants constituent alors un profil à part entière, qui nécessitent une aide particulièrement importante, au risque de souffrir de séquelles dues aux conditions de vie et de survie dans la rue. Le fait qu’un quart des bénéficiaires des logements d’urgence du Samusocial bruxellois soient des enfants est d’autant plus alarmant que ces chiffres, systématiquement sous-estimés, ne reflètent probablement qu’une fraction de la réalité du sans-abrisme infantile. De plus, les familles qui ont l’opportunité de trouver une place en hébergement d’urgence ne sont jamais à l’abri d’être expulsées du jour au lendemain pour manque de place. Dans un entretien à la RTBF, Béguita, mère d’un bébé de deux ans, en situation de sans-abrisme qui a finalement été prise en charge par le Samusocial a déclaré : « Chaque nuit, je pleurais avant de dormir, je priais pour trouver un logement. Ça me faisait très, très mal. J’étais au bout de ma vie quand j’ai vu mon fils galérer comme ça. » La quantité et la qualité de la prise en charge des personnes sans abri ont eu tendance à se dégrader structurellement ces dernières années à Bruxelles, à cause des différents choix politiques opérés par les gouvernements belges. En effet, en ayant continuellement coupé les subsides alloués aux secteurs sociaux, un gouvernement comme l’Arizona porte une responsabilité forte dans la situation actuelle autour du sans-abrisme. Ce constat en lien avec la proportion juvénile des bénéficiaires d’hébergement d’urgence est donc bel et bien le fruit de choix gouvernementaux et politiques. Dernièrement, le gouvernement fédéral avait décidé de couper ses subsides alloués au Plan Grand Froid, alors que l’hiver approche à grands pas, en mettant encore davantage en danger des milliers de personnes qui, chaque jour, vivent et survivent dans les rues bruxelloises. Sources : « A Bruxelles, le cri d’alarme du Samusocial :une personne sur quatre hébergée dans un logement d’urgence est un enfant », Sophie Mergen , RTBF

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Économie / Anticapitalisme

GRÈVIBUS - TOUR DES PIQUETS DE GRÈVE DES SECTEURS PLUSMINISÉES

🚌Départ : 7h Porte de Hal- piquet des sages femmes au CHU St Pierre ⚧️Comme lors des précédentes mobilisations, nous passerons la matinée dans plusieurs piquets de grève dans les secteurs féminisés. Nous viendrons avec de la force collective, de la joie et musique, parce que créer du lien entre nos luttes est essentiel. 🌵Le gouvernement Arizona attaque frontalement celles et ceux qui sont déjà les plus précarisé·es, en premier lieu les femmes et les minorités de genre. Nous disons stop aux mesures néolibérales et aux politiques qui détruisent nos vies. Nous voulons : • une sécurité financière pour toutes et tous, • une augmentation des salaires et la fin du recul sur les pensions, • un financement structurel des services publics et des secteurs non marchands, • des crèches accessibles, • un accès garanti à la santé, à l’éducation, à la culture, • des services sociaux, infrastructures d’accueil et homes qui fonctionnent réellement, • des politiques de logement effectives, • un investissement prioritaire dans la lutte contre les violences, plutôt que dans la répression, la militarisation ou la défense, • un accès libre et gratuit à la contraception et à l’IVG, • un financement solide des associations féministes et LGBTQIA+, • une véritable solidarité internationale avec les femmes et minorités de genre qui résistent au génocide en Palestine, aux violences au Soudan et au Congo, • la fin des frontières et la régularisation immédiate des personnes sans papiers. Nous disons stop aux politiques migratoires qui tuent. Le 26, nous serons sur les routes, dans la rue, sur les piquets : on fait grève et on bloque le pays.

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