8 Mars féministe

Que la solidarité ici et ailleurs vivent contre nos oppresseurs !
Ce 8 mars à Namur, lors de la grève féministe contre le patriarcat une paysanne a pris la parole. Nous nous permettons de donner écho à ses mots ! Le monde agricole, comme tous les secteurs de notre société est patriarcal et capitaliste. Encore et toujours, les femmes sont discriminées, utilisées, rabaissées, discréditées. Les Etats et dirigeants occidentaux ont créé de toute pièce une agriculture puissante et destructrice, de spéculations, chiffres et technologies. Le patriarcat est une culture qui a pourri nos identités en y intégrant la division, la propriété et l’aliénation. L’homme est autant un esclave que nous. Nous ne pouvons pas nous libérer de ce système esclavagiste sans le combattre tous ensemble. Ce sont les grands oppresseurs qui doivent périr avec les ruines de l’Europe dont ils font partie. Je sais que les hommes libres nous accompagnent, que les autres se démerdent ! Nous n’avons pas le temps ! Nous sommes entrain de vivre l’élimination de tous les travailleureuses de la terre, les êtres humains du monde rural qui en sont a leurs derniers souffles. Le nettoyage culturel commencé depuis l’après guerre donne son coup final. Le capitalisme et le patriarcat marchent main dans la main en se saisissant de nos avenirs, nous imposant toujours les même outils que sont l’exploitation, la possession et la violence comme moyens soi-disant constructifs ! Les dernières fermes humaines, les dernières paysannes et paysans doivent répondre à l’injonction de devenir des gestionnaires, des entrepreneurs d’exploitation ; rentabilisées, ultra mécanisées, industrielles. Les rares nouveaux qui y arrivent c’est la même chose ! Nous vivons l’accaparement de chaque mètre carré de terre jour après jour par les industries agroalimentaires, les producteurs d’énergies, les promoteurs immobilier, la bourgeoisie. Ces m2, c’est notre vie à tous, nos savoirs faire, notre émancipation, notre milieu, tout le monde vivant non humain, notre nourriture et notre futur qui en dépend ! Il y a parfois encore des brèches, des chemins de coté possibles et nous ne sommes plus dupe à force de connaître cette révolution industrielle néfaste depuis si longtemps et cette farce de l’austérité pragmatique sur nos dos depuis 40 ans ! Nous n’avons pas le choix que de refuser ce nouveau tournant et d’urgemment relire notre histoire ! Nous ne pouvons pas ignorer que les même oppresseurs imposent un model agricole morbide partout sur la terre. M’exprimer ici aujourd’hui, c’est le devoir de rappeler que l’on doit nos acquis sociaux aux résistants et aux luttes des travailleurs pour la liberté. Mais aussi que cette période de brèche économique dégelasse ici en Belgique a été possible grâce aux milliers d’immigrés déportés et à la colonisation ! Cette période de repli sur soit en occultant le reste du monde laisse dans la misère des milliers de personnes exploités, des millions de vies éteintes et a enrichit des monstres. Comble ! Le fascisme...

RADIO FMINISTES émission spéciale 8 mars 2025 Rediffusion
Traditionnellement le 8 mars est l’occasion pour les ouvrières des radios associatives et indépendantes de se rassembler autour d’un studio volant et faire de la radio ensemble, le jour de la grande grêve. Parce que toutes les traditions ne sont pas à jeter avec le patriarcat, cette année c’est un partenariat avec Radio Air Libre, Radio Vacarme et Radio Panik qui s’est déroulé au Super Fourchette qui nous avons accueilli pour le direct. En lien avec le collectif 8maars. Le studio volant était présent au Super Fourchette qui se trouve Rue des hirondelles 3,1000 Bruxelles (près de la place Brouckère).Super Fourchette est un resto, un disquaire et un café concert. Cette émission FMinistes émission spéciale 8 mars 2025 sera rediffusé : à Radio Vacarme le vendredi 14 mars à 18h et le jeudi 20 mars à 18h. à Radio Air Libre le vendredi 14 mars à 19h sur 87.7 FM à Bruxelles et sur radioairlibre.net Et on peut aussi écouter sur Radiopanik ici

Le gouvernement Arizona contre les femmes et les minorités de genre
Pour revendiquer leurs droits et dénoncer les oppressions auxquelles elles font face, les collectives, syndicats et associations appellent à une mobilisation et une grève féministe, à l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre. L’objectif de la grève est en particulier de rendre visible le travail, trop souvent ignoré, des femmes et minorités de genre. Cette année, l’appel à la grève et la mobilisation est également une réponse aux attaques du gouvernement Arizona (N-VA, MR, Engagés, CD&V et Vooruit) qui prévoit des mesures particulièrement discriminatoires pour les femmes et minorités de genre. La composition de ce gouvernement illustre son mépris des inégalités : seules quatre femmes sur quinze ministres, et aucune au Kern*, organe politique clé. Ce vendredi 7 mars, des blocages et piquets de grève sont organisés par différents syndicats et associations, et le samedi 8 mars, une manifestation est organisée au départ de la gare centrale, à 15h. A cette occasion, voici un décryptage du projet sexiste de l’Arizona, en trois parties : droits sociaux, tournant sécuritaire et droits des personnes sans papiers. 1. Droits sociaux Interruption volontaire de grossesse (IVG) Le gouvernement bloque la réforme de la loi sur l’avortement qui vise à faire passer le délai légal de 12 à 18 semaines. En effet, en Belgique, l’IVG est légale jusqu’à 12 semaines, avec un délai de réflexion obligatoire de 6 jours. Le CD&V (dans la majorité) s’oppose fermement à toute extension au-delà de 14 semaines. Pourtant, selon l’asbl LUNA**, un allongement de deux semaines ne permettrait qu’à une femme sur cinq d’avorter en plus de celles qui peuvent déjà dans le délai des 12 semaines. Qu’en est-il des autres ? Devraient-elles se tourner vers des pratiques clandestines, l’étranger ou une grossesse imposée ? Le maintien du délai de réflexion perpétue l’idée que les femmes ne seraient pas complètement aptes à décider par elles-mêmes. Ces journées imposées sont par ailleurs régulièrement difficiles pour les personnes qui souhaitent avorter, tant en termes de santé physique que de santé mentale. Le Luxembourg a supprimé ce délai pour mieux respecter l’autonomie et réduire le stress des personnes qui souhaitent avorter. Flexibilité du travail Les nouvelles mesures permettent d’embaucher pour seulement quelques heures par mois, d’imposer jusqu’à 360 heures supplémentaires annuelles « volontaires » sans compensation, et d’étendre le travail de nuit et du dimanche sans obligation de négociation avec les syndicats. Ce type changements a un impact sur la santé et/ou la vie de famille des travailleuses. L’annualisation du temps de travail est particulièrement inquiétante : au lieu d’être calculée sur la semaine, la durée moyenne de travail s’étendra sur un an. Une travailleuse à temps partiel pourra être contrainte d’effectuer des semaines à temps plein lors des périodes de forte...

[France] Marche nocturne féministe interdite à Paris
Le 7 mars, une marche « nocturne féministe radicale », prévue à Paris, a été interdite par le préfet de police. Programmée pour rallier la gare de l’Est à la place de l’Hôtel de Ville à partir de 18h30, la marche veut dénoncer « les droits et libertés menacés par un Etat fasciste et la montée de l’extrême droite », selon les organisatrices. Les collectifs pro-palestiniens Samidoun et Urgence Palestine ont lancé un appel à rejoindre la manifestation « pour la libération de la Palestine de la mer au Jourdain », c’est donc contre les soutiens au peuple palestinien que les autorités ont pris la décision d’interdire la marche avançant le prétexte que celle-ci « est de nature à troubler l’ordre public ». Malgré l’interdiction de la marche nocturne, l’association « Assemblée féministe Paris-banlieue » prévoit de maintenir le rassemblement, elle publie pour les marcheuses des noms d’avocates à contacter en cas d’arrestation ( voir lien ci-dessous). https://www.instagram.com/p/DG0hQFWC8um/?igsh=MWo0OTlocDFhNHJnag==

Caisse d’organisation – Collectif 8 mars bxl - Appel à contribution
Bonjour, afin de mener nos actions flamboyantes pour la grève du 7 et 8 mars 2025 nous avons besoin de soutien en argent sonnant et trébuchant et en force de travail. A ce stade, nous avons besoin d’une sono (location), de quoi acquérir tissu, peinture, pinceaux,... et couvrir le défraiement des intervenant.es le jour J (artistes, interprètes en langues des signes, etc). Vous pouvez prendre contact avec nous - bruxel.8maars@gmail.com - ou / et faire un don à ce n° BE65 5230 8110 3896 (Fondation Marius jacob) avec la communication « collectif 8 mars Bxl – grève 2025 Merci

RADIO FMinistes 8 mars
Les femmes* de RadioPanik et Radio Air Libre collaborent pour mettre la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes et la grève en onde le 8 mars en directe depuis le café Dolle Mol à Bruxelles.Nous aurons des invité.e.s autour de la table, des textes, prises de son des actions et de la musique des femmes* Cette émission sera diffusée le 8 mars 2023àpd de 15h30 à 17h sur Radio Air Libre ou 87.7 FM et sur Radiopanik ou 105.4FM à Bruxelles depuis le café Dolle Mol à Bruxelles.

Jin, Jiyan, Azadi (Femme, Vie, Liberté) : La généalogie d’un slogan
À l’occasion du 8 mars, Journée internationale de la femme, Somayeh Rostampour explore les origines et les implications du slogan qui est devenu le mot d’ordre du soulèvement en Iran en 2022. Préface Le soulèvement révolutionnaire associé au slogan “Jin, Jiyan, Azadi” (“Femme, Vie, Liberté”) a commencé en Iran il y a près de six mois, le 16 septembre 2022, lorsque la police des mœurs de la République islamique a assassiné une jeune femme kurde de 22 ans, Jina (Mahsa) Amini. Depuis lors, le pays tout entier est en feu. Cette révolution féministe n’est pas simplement une réponse au hijab obligatoire ; elle vise à mettre fin à 44 ans d’apartheid des sexes, de patriarcat, de dictature militaire, de néolibéralisme, de nationalisme et de théocratie islamiste. À l’instar du soi-disant printemps arabe, le mouvement Jin, Jiyan, Azadi réclame “la chute du régime” dans l’optique d’un changement social systémique. Au cours des trois premiers mois du mouvement, plus de 18 000 militants et manifestants ont été arrêtés, des milliers ont été blessés et plus de 500 personnes ont été tuées par balle ou sous la torture, dont 70 enfants. Plus de 100 personnes risquent toujours d’être exécutées. Les prisonniers ont été soumis à diverses formes de brutalité, notamment à des verdicts sans fondement lors de simulacres de procès menés sans avocats indépendants et à des tortures physiques et psychologiques visant à contraindre les captifs à signer de faux aveux. Les femmes et les prisonniers queers en particulier sont menacés de viol et de harcèlement sexuel. Dans la phase de répression la plus récente, le régime se venge de l’insurrection des femmes en empoisonnant systématiquement les étudiantes et les enfants avec des gaz chimiques dans plus de 200 écoles à travers le pays, ce qui a entraîné la mort d’au moins deux enfants et l’hospitalisation de centaines d’autres. Malgré cela, ou à cause de cela, le mouvement se poursuit. Les classes opprimées continuent de se battre dans la rue, dans les prisons et les écoles, au travail, sur les plateformes de reseaux sociaux, lors de la commémoration des martyrs au cours des cérémonies funéraires et en solidarité avec les mères et les familles qui ont perdu leurs enfants. La République islamique a atteint un point irréversible ; les roues de l’histoire ne peuvent être inversées par la répression. Lorsque les jeunes femmes scandent dans les universités “C’est une révolution de femmes, n’appelez plus cela une manifestation”, elles signifient que “cette fois, c’est différent”, qu’elles sont déterminées à renverser le régime. Actuellement, le rythme des manifestations de rue est réduit ; les militants ont profité de cet intervalle pour s’organiser, se ressaisir et réfléchir. L’article suivant a été publié en persan le 27 octobre 2022, pendant les phases initiales du mouvement. Il a été traduit du persan à l’anglais par Golnar Narimani et comparé à la traduction d’un camarade anonyme. Le texte a été édité et finalisé...
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