Racismes / Colonialismes

Racismes / Colonialismes

[RADIO] En direct / Émission spéciale contre les violences policière

Deux heures de direct pour prendre soin de nos voix, de nos mémoires et de nos colères collectives. Ce samedi, de 17h à 19h, une équipe de participant·es réuni·es pour l’occasion s’installe au MONA et décortique le 1312 – ACAB – All Cops Are Bastards. C’est l’occasion d’un état des lieux de l’escalade des violences institutionnelles et répressives, de nommer et dénoncer les injustices depuis le 7 octobre 2023 et le début du génocide à Gaza envers les voix qui s’organisent pour la Palestine à Bruxelles : depuis le point de bascule du passage du gouvernement « ARIZONA » qui raffle, enferme et tue les personnes irrégularisées. L’occasion aussi de faire un point sur ce qu’il se passe dans des pays d’Europe du Sud-Est, depuis la Serbie qui se révolte, depuis le Kosovo et les projets de prisons belges pour les personnes sans papiers, depuis Frontex et ses implantations sur la route des Balkans jusqu’aux gares de Bruxelles. Tout au long du programme, des collectifs et personnes se succéderont pour reconstruire des récits, tisser des liens entre les luttes, et affirmer l’importance de l’archivage dans la résistance. L’émission fera entendre les voix de collectifs et des personnes en lutte dont : OSVP (Outils Solidaires contre les Violences Policières), Zone Neutre (collectif de lutte pour le logement et la résistance aux expulsions), Front de Mères (une organisation politique qui lutte contre les discriminations et les violences que subissent les enfants), Lum, student in Kosovo (Termokiss, Komuna) Filip / Vlahek, student in Serbia (GOMILA NAJJAČE, Filološki Fakultet Blokada) & Dimitrije Čpajak (Akademija Umetnosti) Témoignages anonymes de personnes ayant subies des violences policières. Sources des textes lus à l’antenne : Dom Helder Camara "trois sortes de violences" Gwendoline Ricordeau "Pour elles toutes" Une émission réalisée avec l’aide de la collective tuba et le collectif Pied de Biche. Dans le cadre d’une aprem 1312 au Mona :

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Racismes / Colonialismes

[Points Critiques] Hors-série janvier 2026

UPJB 80 ans « Depuis quatre-vingts ans, l’UPJB est un lieu où l’on se parle sans fard, où l’on se confronte, où l’on cherche ensemble. Ces dernières années ont ravivé ce besoin de débattre : l’après 7 octobre 2023 a vu les assemblées générales se remplir comme jamais, portées par une urgence de com-prendre, de réfléchir, parfois de se déchirer. Les discussions sur le sionisme, l’antiracisme ou les politiques migratoires témoignent d’une communauté en mouvement, traversée de tensions mais aussi d’élans puissants. Alors que les valeurs progressistes vacillent face au retour assumé du fascisme, au racisme débridé, à la chasse aux migrants et aux pauvres, et à l’essor de l’extrême-droite, et tandis que la communauté juive se recompose en Belgique comme ailleurs, l’UPJB s’interroge : que voulons-nous transmettre ? Comment préserver un espace vivant de pensée critique, de mémoire et d’émancipation ? Pour ses 80 ans, ce numéro hors série de Points Critiques dresse un inventaire sensible : un portrait où l’intime et le politique se répondent, où se tissent les luttes, les convergences, les crises, mais aussi les rêves qui continuent de nourrir l’association. À travers articles, analyses et témoignages, il propose un outil de référence pour comprendre ce qui nous traverse aujourd’hui et pour transmettre aux générations qui suivent. L’UPJB, octogénaire curieuse et toujours en quête de sens, confirme ici sa fonction essentielle : un lieu de libre parole, de rencontres intergénérationnelles et de mise à jour d’une judéité progressiste, ici et maintenant. » Quatrième de couverture de l’édition hors-série de Points Critiques « UPJB 80 ans » — À paraître en janvier 2026 En anticipation de la parution exceptionnelle de ce numéro hors-série de Points Critiques, n’hésitez pas à fouillez dans les archives du site. Replongez dans la lecture de contributions de numéros qui avaient été mis à disposition numériquement, disponibles via les liens suivants : POC 2016 POC 2017 POC 2018 Pour un retour plus lointain encore dans les archives, gardez l’oeil ouvert ! Nous publierons très prochainement sur le site des numéros mythiques de l’histoire de cette revue qui ont pu inspirer et stimuler le comité de rédaction pour la conception ce numéro hors-série de janvier 2026 « UPJB 80 ans ». Bonne lecture à toutes et tous !

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Extrême-droite / Antifascisme

[Belgium4Palestine] Soutenez l’organisation des manifestations nationales

La coalition derrière l’organisation des manifestations nationales en solidarité avec la Palestine, dont fait partie l’UPJB, a urgemment besoin de dons ! Organiser des manifestations nationales a un coût élevé, entre la location de scènes et de systèmes de sonorisation, le paiement des intervenant·es et l’impression de banderoles. Après deux ans de génocide continu mené par Israël à Gaza, les organisations ont investi des ressources importantes pour maintenir ces manifestations, afin de montrer à nos gouvernements que la population soutient la Palestine et son peuple. Les manifestations nationales doivent rester libres de toute influence politique partisane, afin de préserver leur indépendance et de maintenir l’attention fermement centrée sur la libération et la justice palestiniennes. Les soutenir grâce aux dons contribue à préserver cette indépendance et garantit que les ressources restent dédiées aux valeurs fondamentales du mouvement — et non à des agendas politiques. La Palestine n’est pas un sujet qui disparaît lorsque le génocide cesse d’être tendance ; maintenir sa visibilité nécessite des manifestations nationales régulières. La Palestine souffre de violence coloniale depuis plus de 76 ans. Rendre visible la lutte palestinienne pour la libération n’est pas facultatif. C’est une obligation morale. Faite un don https://www.belgium4palestine.be Votre don financera l’organisation des manifestations nationales pour la Palestine via le compte de l’Association belgo-palestinienne (ABP).

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Racismes / Colonialismes

Nouvelle rafle à Bruxelles

Le lundi 1er décembre 2025, dans le quartier Heyvaert, une descente de police et d’autres services d’État a encore frappé. Plusieurs personnes ont été kidnappées et emmenées de force dans des Centres fermés. C’est dans le quartier des voitures à Anderlecht/Molenbeek, entre le canal et le métro Clémenceau/Abattoirs, que la descente a eu lieu. Cette fois les journaux parlent de 300 agents de l’État. Organisé « à l’initiative du parquet de Bruxelles, en étroite collaboration avec les zones de police locales Bruxelles-Ouest (Jette/Ganshoren/Koekelberg/Molenbeek-Saint-Jean/Berchem-Sainte-Agathe) et Midi (Saint-Gilles/Anderlecht/Forest), ainsi que l’Organe Central pour la Répression de la Délinquance Économique et Financière Organisée (OCDEFO) ». Ont aussi participé : le SPF Économie, les Douanes et l’Office des Étrangers - rapporte Le Soir du 2 décembre 2025. À nouveau, les journeaux parlent des commerces contrôlés et des biens confisqués, mais aucune mention n’est faite des enlèvements de personnes et de leur envoi en centre fermés. Ce qui implique pourtant des déchirements de liens et des drames humains inimaginables. Les gens ont des vies, des amours, des enfants, des projets. Les gens comptent pour les autres. Et malgré tout ça, leur humanité est niée. Comme d’habitude, sont mis en avant l’illégalité des commerces, avec des mots comme « vol » et « drogue », pour justifier l’injustifiable. Dans une certaine mesure, les activités du quartier Heyvaert sont comparables à celles de Matonge. En cela qu’une économie parallèle y subsiste. Des modes de vie non conventionnels et une socialisation propre à des communautés non blanches s’y développent, y compris des solidarités. Voir ici l’article d’IEB enquêtant sur ce quartier visé par la gentrification et les projets immobiliers. Ces rafles sont passées sous silence, alors qu’elles sont des opérations d’envergure, engageant de nombreux services qui collaborent afin de s’approprier des quartiers et de détruire des communautés. C’est extrêmement grave. Surtout que cela se passe dans un contexte légal d’entrave aux libértés de circulation et une gouvernance européenne et belge qui vise la ségrégation raciale avec arrestation, déportation et criminalisation de l’entraide. Pour en savoir plus sur les lois qui encouragent la déportation (Return Regulation) et la possibilité d’autoriser la police à entrer chez les gens et dans les centres d’accueil, voir cet article. Ne laissons pas cette politique de haine nous terroriser et détruire nos vies, notre ville. Les personnes perçues comme « étrangères », souvent non-blanches, sont les premières visées. Et ce système tentera d’étendre sa violence. C’est pourquoi il doit être attaqué et stoppé. Personne n’est libre tant que nous ne sommes pas toustes libres. Pas de justice, pas de paix. Sources : https://www.lesoir.be/714438/article/2025-12-02/vaste-operation-policiere-anderlecht (...)

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Racisme : BLACKFACE ET PERE FOUETTARD : LE MR VEUT « HONORER LES TRADITIONS » RACISTES FACE AUX « MENACES WOKES »

Jacqueline Galant poste une photo d’un Saint Nicolas en blackface Le 30 novembre 2025, Jacqueline Galant (MR), ministre wallonne des Médias et bourgmestre empêchée* de Jurbise, a partagé sur Facebook une photo d’un Saint-Nicolas accompagné d’un Père Fouettard au visage entièrement grimé en noir, un blackface donc... « Honorons toujours nos belles traditions ! », écrit elle, saluant l’initiative du comité des fêtes d’Herchies. La publication a immédiatement suscité une vive polémique. Son parti, le MR, défend depuis longtemps le maintien du Père Fouettard (ou Zwarte Piet en néerlandais) en blackface, que son président Georges-Louis Bouchez présente comme un rempart contre les « dérives wokistes« . Pere Fouettard et colonisation Le Père Fouettard ne peut être dissocié de l’histoire coloniale belge. Le martinet qu’il porte renvoie directement à la chicotte, ce fouet en cuir d’hippopotame utilisé par les colons et la Force publique au Congo belge pour punir, soumettre et terroriser les populations indigènes. Instrument de torture et de mise à mort, la chicotte a laissé des cicatrices physiques et psychologiques transmises de génération en génération. L’apparition du serviteur noir de Saint-Nicolas au XIXe siècle coïncide précisément avec l’apogée de l’entreprise coloniale et esclavagiste européenne. Les produits que transporte Zwarte Piet, oranges, mandarines, sucre, cacao, cannelle, proviennent directement des colonies et des plantations esclavagistes. Sa représentation comme un être brutal, idiot et soumis reproduit exactement les stéréotypes coloniaux utilisés pour justifier la domination européenne sur l’Afrique, et associés aujourd’hui encore à une forme de racisme. La Belgique n’a jamais véritablement fait le travail de mémoire sur son passé colonial au Congo, au Rwanda et au Burundi. Les atrocités commises sous Léopold II (mutilations, travail forcé, millions de morts, …) restent largement minimisées dans l’enseignement et l’espace public aujourd’hui. Les statues de Léopold II trônent également encore dans de nombreuses villes belges, malgré les appels répétés à leur retrait ou contextualisation. Dans ce contexte, défendre le blackface du Père Fouettard revient à perpétuer l’imaginaire colonial qui présente les Africain·es comme des sous-humains naturellement destiné·es à servir les Blancs. Entre 2015 et 2018, la chercheuse Mireille-Tsheusi Robert a mené des études auprès de 74 enfants afrodescendants âgés de 3 à 11 ans, ainsi que de jeunes adultes. Les résultats sont sans appel : 76,6% des enfants interrogés s’identifient au Père Fouettard, perçu comme un subalterne devant « servir » Saint Nicolas. « Un·e Afrodescendant·e qui connaît un peu l’histoire afro-européenne ne peut que porter un regard dubitatif voire horrifié sur un fouet ou un martinet tenu par un blanc, fût-il déguisé en Afrodescendant. » Mireille-Tsheusi Robert Pour les communautés afro-belges, ce folklore n’est pas une tradition anodine :...

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Racismes / Colonialismes

Racisme : un conducteur De Lijn licencié pour avoir prié durant sa pause

Dans le courant du mois de novembre, un chauffeur d’un sous-traitant de la société De Lijn a été licencié après que le Vlaams Belang ait publié sur les réseaux sociaux une vidéo de lui en train de prier à un arrêt de bus à proximité de Tervuren alors qu’il y était en pause. Le parti d’extrême droite a profité de ces images pour créer une fausse polémique autour d’une “grave infraction du code de la route” et d’une prétendue “islamisation” de la société. Pourtant, au moment d’effectuer sa prière, le chauffeur était en plein arrêt obligatoire de plusieurs minutes et ne gênait absolument pas la circulation. De plus, avant de sortir du bus pour faire sa prière, celui-ci s’était assuré auprès des deux personnes qui étaient dans le bus que ça ne les dérangeait pas. Ces éléments n’ont pas empêché la société de transport en commun flamande De Lijn de licencier ce chauffeur pour avoir prié pendant son service. Ce qui interroge également, c’est que ce licenciement survienne après une campagne politique et médiatique d’harcélement envers le chauffeur, ou la vidéo de sa prière a été détournée, commentée et extrapolée pour prouver une « islamisation » de la société belge. Il apparait que la décision de la compagnie de transports était plutôt une capitulation face aux pressions plutôt qu’une décision neutre. Cette capitulation face à l’extrême droite constitue en elle-même une grave dérive : elle valide leur stratégie d’agitation haineuse et envoie le message que le harcèlement raciste paie. Cette affaire révèle en réalité une alarmante normalisation des discours islamophobes d’extrême droite. Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large de généralisation des attaques islamophobes en Belgique et en Europe, où la simple pratique religieuse musulmane est de plus en plus stigmatisée et présentée comme une menace. Les actes et discours islamophobes se banalisent dangereusement dans l’espace public, transformant les musulman·es en cibles. Au moment de licencier cet individu, De Lijn a insisté sur le fait qu’il était formellement interdit pour un membre du personnel de prier pendant un service, mais l’issue aurait-elle été la même si ce chauffeur n’avait pas été musulman ? En plus d’avoir été licencié, le chauffeur âgé de 22 ans a reçu de nombreuses insultes à caractère raciste sur les réseaux sociaux, où des images non flouttées de lui ont circulé. Devenu la cible d’attaques racistes, il s’est retrouvé au cœur d’une affaire qui illustre l’instrumentalisation de la neutralité de culte au service de l’islamophobie. Ce chauffeur a été licencié et insulté alors qu’il n’avait commis aucun délit, simplement parce qu’il exerçait sa religion. Sources : BruxellesToday : Le chauffeur de bus de De Lijn, licencié pour avoir prié, victime d’islamophobie ? – 4/12/2025

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Extrême-droite / Antifascisme

Appel à témoignages – des expulsions forcées de la Belgique vers la Guinée

Appel à témoignages – des expulsions forcées de la Belgique vers la Guinée Ce samedi 29 novembre 2025, cinq personnes de nationalité guinéenne ont été mises de force sur un vol commercial de SN Airlines accompagnés de 50 policiers en civil. Pour le peu d’informations récoltées venant des personnes expulsées arrivées à Conakry, Il semble que tout ne s’est pas passé “calmement” et que certaines personnes menacées d’expulsion ne se sont pas laissées faire. A noter aussi que la délivrance des laissez-passer délivrés par l’ambassade soulève de nombreuses questions depuis déjà plus d’un an. Nous cherchons tous témoignages de proches , de passagers ou des personnes ayant subi ces expulsions forcées ou bien d’autres ressources, articles de presse, témoignages d’employé·es à l’aéroport et d’autorités belges ou guinéennes, … Vous pouvez écrire à gettingthevoiceout@riseup.net ou téléphoner au numéro +32 484 02 67 81 Merci ! STOP DEPORTATIONS Call for testimonies – forced deportations from Belgium to Guinea On Saturday 29 November 2025, five Guinean nationals were forcibly placed on an SN Airlines commercial flight accompanied by 50 undercover police officers. From the limited information gathered from those deported who arrived in Conakry, it appears that things did not go ‘smoothly’ and that some of those threatened with deportation did not go without showing their disagreement. It should also be noted that the issuing of laissez-passer by the embassy has raised many questions for over a year now. We are looking for any testimonies from relatives, passengers or people who have been subjected to these forced deportations, as well as other resources, press articles, testimonies from airport employees and Belgian or Guinean authorities, etc. You can write to gettingthevoiceout@riseup.net or call +32 484 02 67 81. Thank you ! STOP DEPORTATIONS Oproep tot getuigenissen – gedwongen uitzettingen van België naar Guinea Op zaterdag 29 november 2025 werden vijf personen met de Guinese nationaliteit onder begeleiding van 50 undercoveragenten gedwongen aan boord gezet van een commerciële vlucht van SN Airlines. Uit de geringe informatie die we hebben verzameld van de uitgezette personen die in Conakry zijn aangekomen, blijkt dat de vlucht niet “rustig” is verlopen en dat sommige personen die met uitzetting werden bedreigd zich niet hebben laten doen. We merken ook op dat de afgifte van doorlaatbewijzen (laissez-passer) door de ambassade al meer dan een jaar bevraagd wordt. We zijn op zoek naar getuigenissen van familieleden, passagiers of personen die deze gedwongen uitzettingen hebben meegemaakt, of naar andere bronnen, persartikelen, getuigenissen van werknemers van de luchthaven en van Belgische of Guinese autoriteiten, … U kunt schrijven naar gettingthevoiceout@riseup.net of bellen naar +32 484 02 67 81. Danku ! STOP DEPORTATIONS

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Guerre / Antimilitarisme

[Projo] Le cinéma de l’OLP 1968 / 1972

Dans le cadre de « Palestinian Archives - Fragments d’une mémoire volée ». Week-end « Archives contre l’effacement » Trois courts métrages pour se plonger dans le cinéma de la Palestine Film Unit entre 1968 et 1972. Séance accompagnée par Jihane Sfeir, historienne du monde arabe contemporain à l’ULB. Elle abordera la politique de confiscation, de destruction et de réécriture des archives palestiniennes menée par Israël depuis 1948. Avec aussi les cinéastes Mohanad Yaqubi et Michel Khleifi. Exodus 1967 Ali Siam, 1968, JO-PS, DCP, vo ang st fr, 13’ La croissance de la Jordanie est brutalement stoppée par la guerre des Six Jours en juin 1967. Le film juxtapose images de cette catastrophe et discours du roi Hussein à l’ONU en 1968, évoquant la situation des réfugiés palestiniens en Jordanie. El Fatah 1968 Thewalt, 1968, DE-PS, DCP, vo ar st fr, 11’ L’armée israélienne organise des raids contre la ville d’As-Salt, au nord-ouest d’Amman, en août 1968. Dans les camps d’entraînement d’Al-Assifa, la branche armée du Fatah, des soldats racontent leur combat. Les Témoignages des enfants palestiniens à l’heure de la guerre Kaiss Al-Zubaidi, 1972, DE-JO-PS, DCP, vo ar st fr, 18’ La parole est aux enfants. À travers leurs dessins et leurs mots, ils témoignent de leur expérience de la guerre et de la diaspora dans les camps de réfugiés.

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18 décembre - 19h00 - Rue de Merode 198 - Saint-Gilles

Abolish Frontex Academy - Atelier participatif le 18/12

Venez décrypter avec nous le fonctionnement de Frontex pour mieux l’abolir ! Un atelier organisé à l’occasion de la Journée internationale des migrant.e.s, dans le cadre de la campagne internationale Abolish Frontex. À l’occasion de la Journée internationale des migrant.e.s, la campagne Abolish Frontex lance un appel international contre la militarisation croissante du système frontalier européen. Cette militarisation, voulue par les gouvernements, c’est leur bras armé Frontex qui est chargée de la mettre en œuvre. Opérationnelle depuis 20 ans, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a vu son budget, ses compétences et ses pouvoirs augmenter sans arrêt, tissant une toile de coopérations et d’interventions sur le territoire de l’Union européenne et au-delà. Telle une araignée, elle étend son emprise dans de nombreux domaines, y compris la formation. Frontex collabore avec des dizaines d’académies de police dans les pays de l’UE, mais également dans les Balkans, en Egypte et en Arabie Saoudite. Elle a participé à la création d’un Master en gestion stratégique des frontières avec un groupe d’universités européennes. Et elle s’apprête à inaugurer à Varsovie, en octobre 2026, son premier centre de formation. Cette structure coûtant des millions d’euros accueillera les membres de son “corps permanent”, une force de police des frontières armée qui devrait compter 10.000 agents d’ici 2027 (un nombre qui devrait tripler à moyen terme). Ce nouveau centre, comme le reste de son infrastructure liée à la formation, servira à normaliser le déni de sécurité pour des millions de personnes en migration visées par les politiques des états membres. La mission de Frontex, c’est traquer, refouler, arrêter, placer en détention et expulser ces enfants, femmes et hommes – et exporter ces intolérables pratiques vers des pays tiers. Alors que l’agence vient de lancer une campagne européenne de recrutement pour renforcer son contingent permanent, nous vous invitons à un atelier anti-Frontex afin de décrypter ensemble son fonctionnement, les nouveautés concernant l’agence et rechercher les moyens de défaire sa toile et démanteler son infrastructure. Frontex recrute ? Nous aussi ! L’Abolish Frontex Academy aura lieu le jeudi 18 décembre, de 19h00 à 21h00, rue de Merode 198 à Saint-Gilles. Entrée gratuite. Contact : abolishfrontexbelgium@riseup.net Merci à Teresa Sdralevich pour l’illustration !

Racismes / Colonialismes

ARIZONA – loi sur les « visites domiciliaires » : le gouvernement prévoit des rafles de personnes sans papiers

Le gouvernement Arizona veut faire passer une loi sur les « visites domiciliaires » : le contrôle de personnes sans papiers à leur domicile ou chez leurs hébergeur·euses. L’objectif est d’arrêter la personne à qui il manquerait des papiers jugés nécessaires par le gouvernement, de la placer en détention, puis de l’expulser du territoire. Ainsi, ces « visites » ressemblent davantage à des perquisitions, et ce projet de loi à un projet de rafles* de personnes sans papiers sur le territoire belge. Des juges d’instruction et des associations de défense des droits humains dénoncent un cadre légal trop flou et un projet qui porte atteinte à la dignité humaine, mais aussi à la solidarité et l’hospitalité citoyenne. COMMENT ÇA SE PASSE EN PRATIQUE ? La police, éventuellement accompagnée par un·e fonctionnaire de l’Office des étrangers, serait autorisée à forcer l’entrée de toute habitation dans laquelle réside (même temporairement) une personne sans titre de séjour. Ces “visites” peuvent avoir lieu entre 5h et 21h et ne nécessitent pas le consentement des occupant·es, uniquement une autorisation d’un·e juge d’instruction. Cependant, le contrôle d’un·e juge d’instruction sera très limité. En effet, les juges n’auront pas forcément accès à l’entièreté du dossier avant de délivrer l’autorisation de « visite domiciliaire ». Lors des précédentes tentatives d’adopter une loi de ce type, en 2017, 2019 et 2021, les juges d’instruction avaient déclaré qu’ils et elles refusaient d’être « des presse-boutons ». Sous la pression de la société civile et des différentes critiques, ces projets de loi avaient été abandonnés. Une personne qui subit une rafle ne pourra faire un recours que devant un·e juge qui contrôlera sa détention, et ce recours ne sera pas suspensif, c’est-à-dire qu’il ne mettra pas en pause la procédure. La personne pourra donc être expulsée avant même que son recours ne soit examiné. Si elle est libérée, elle n’aura aucun moyen de faire reconnaître la violation de son domicile. VIOLATION DE DROITS FONDAMENTAUX “Autoriser la police à forcer l’entrée d’un domicile privé et à le fouiller pour la seule raison qu’on suspecte qu’une personne étrangère sans titre de séjour y réside est une violation grave du droit au respect de la vie privée. Entrer de force dans un domicile, parfois celui d’un tiers, pour arrêter une personne sans papiers est une mesure extrêmement intrusive.” Ligue des droits humains, CNCD-11.11.11 et CIRÉ Ce que le gouvernement appelle “visite domiciliaire » est en réalité très violent : plusieurs policier·ères entrent de force dans un domicile, parfois armé·es et parfois en présence d’enfants. Le projet de loi ne prévoit pas de garantie pour protéger les mineur·es ou les personnes vulnérables visées par les rafles. “Le texte parle de « prise en compte de l’intérêt de l’enfant », mais rien ne garantit la sauvegarde de l’intérêt supérieur des enfants, ce qui est pourtant une obligation constitutionnelle. [La loi...

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La crèche, l’extrême droite et nous

Chaque année, une crèche de Noël symbolisant la naissance d’Issa ou Jésus est érigée Voilà l’origine de la récente polémique raciste en Belgique. L’extrême droite a alimenté cette polémique, soutenue par de nombreux acteurs médiatiques. Elle s’est exportée jusque dans des médias d’autres pays comme CNews en France : une occasion nouvelle de pouvoir attaquer les musulman·es et étaler leur projet raciste. Pendant qu’on parle de chiffons sur une Grand-Place, on ne parle pas de salaires, de logement, de services publics. Pendant qu’on s’indigne sur Twitter, le MR et Les Engagés démantèlent la protection sociale. Voilà l’écran de fumée. Les polémiques façonnées par l’extrême droite occultent les réalités sociales et économiques inégalitaires : elles font diversion pendant que l’ordre dominant peut s’asseoir sur son projet réactionnaire. Une polémique fabriquée de toute-pièce Le processus médiatique est toujours le même : un élément banal de l’actualité est saisi, instrumentalisé d’abord par des réseaux d’extrême droite et des comptes Twitter (X) relayant des discours racistes. Les insultes, les montages douteux, se multiplient, les théories complotistes s’échafaudent, aucune importance pour la vérité, le plus important est d’aller toujours plus loin dans la diffusion de l’idéologie, sans aucun fait, juste de la haine pure et un projet politique derrière. " C’est une demande islamiste ! Le grand remplacement !Nos traditions sont détruites ! " Puis, arrive la deuxième phase : le MR récupère la polémique en la « nuançant » légèrement (et parfois pas du tout), de sorte à paraître plus « présentable« … On enrobe un discours raciste d’un vernis bleu libéral, en parlant de « traditions », de « culture », de « ce qui fait notre identité ». On lance une pétition, où n’importe qui, même un faux profil, sans vérification peut signer. Et c’est ainsi qu’un parti prétenduement démocratique blanchit le discours de l’extrême droite et fait avancer son agenda raciste. Le piège médiatique de la polémique permanente Comment réagir médiatiquement face aux polémiques créées par l’extrême droite, relayées et alimentées par les médias mainstream et par certain·es politicien·nes ? Doit-on même réagir ? Doit-on « débunker » les propos ? Doit-on argumenter pour expliquer en quoi les éléments de propagande sont simplement faux ? Doit-on s’insurger de chacune des interventions de Georges-Louis Bouchez ? Doit-on systématiquement jouer le jeu de la « polémique » et au final, donner une nouvelle tribune au projet politique du MR et celui des formations politiques néo fascistes ? Ou devons-nous essayer de déplacer le curseur médiatique, en ne tombant pas dans les pièges communicationnels que nous tendent systématiquement l’extrême droite et leurs alliés libéraux ? C’est le parti pris de cet article. Le vrai agenda derrière le rideau Au fond, qui accorde réellement de l’importance à cette crèche ? En réalité très peu de monde : même les...

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Racisme : L’Etat retire la nationalité belge à des dizaines d’enfants palestinien·es depuis 2 ans

Depuis le mois d’août 2023, certaines communes Belgique retiraient illégalement la nationalité belge à des enfants de parents palestinien·nes né·es en Belgique, sous demande directe de l’Office des Etrangers. Une vive polémique avait alors éclaté, soulignant le racisme d’Etat derrière ces procédures illégales, impulsées par le cabinet de Nicole de Moore (CD&V), secrétaire à l’Asile et à la Migration. La nationalité belge a été retirée à des dizaines d’enfants, cette pratique a touché au moins 44 familles palestiniennes en Belgique depuis 2023. Deux années plus tard, alors que différents acteurs institutionnels et politiques avaient interpellé l’Office des Etrangers pour rappeler qu’elle n’avait pas le droit de recommander aux communes de retirer la nationalité belge aux enfants palestiniens,cette politique raciste serait encore en cours. Pire, l’actuelle ministre de l’Asile et la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), a déclaré dans la presse que l’Office des Etrangers avait raison de « sensibiliser » les autorités locales via ces lettres. L’Etat belge, via l’Office des Etrangers mène une politique de répression à l’encontre de la communauté palestinienne en Belgique, et ce en plein génocide. Ces derniers mois, avaient été marqués par une série de rafles à l’encontre de personnes palestiniennes impliquées dans le mouvement de solidarité avec la Palestine à Bruxelles. Plus d’une dizaine de réfugié·es palestinien·nes ont été mis·es en détention en centre fermé. Ces centres sont de véritables prisons administratives et racistes belges, où l’on enferme chaque année des milliers de personnes identifiées comme « étrangères » et « illégales », car elles n’ont pas les bons papiers. Mahmoud Ezzat Ferraj Allah s’est donné la mort au centre 127 bis à cause des conditions de détention. Derrière ces rafles, c’est aussi l’Office des Etrangers qui est à la manoeuvre en collaboration avec la police. Mohammed Khatib, coordinateur de Samidoun, organisation de solidarité avec les prisonnier·es politiques palestinien·nes, est la cible pour ses convictions politiques d’une procédure initiée également par l’Office des Etrangers pour lui retirer son statut de réfugié politique. Via ces procédures administratives, c’est une seule logique qui est mise à l’oeuvre, dans la continuité du colonialisme en Palestine : déshumaniser les palestinien·nes, s’attaquer à la légitimité de leur lutte de libération et les rendre précaires administrativement en Belgique. Une répression politique à l’encontre du mouvement de solidarité et la communauté palestinienne, accompagne ces procédures pour retirer le statut de réfugié ou la nationalité belge. L’organisation Samidoun est explicitement visée par le gouvernement, qui aimerait bien pouvoir la dissoudre en mettant en place une loi dissolution. Côté judiciaire, c’est d’importantes procédures pénales qui ont été ouvertes à l’instar de celle contre l’occupation de l’ULB en mai 2024. La politique migratoire...

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Racismes / Colonialismes

Matongé sous pression

Une série de rafles et de fermetures administratives frappe le quartier. Depuis plusieurs semaines, la galerie Matongé et ses environs font l’objet d’une vague de contrôles policiers massifs, conduisant à la fermeture de plusieurs commerces et à l’arrestation de nombreuses personnes, avec ou sans papiers. Plusieurs commerces ont été contraints de baisser le rideau suite à des fermetures administratives, tandis que de nombreuse personnes ont été interpellées, parfois emmenées en centre fermé, qu’elles soient en situation régulière ou non. Une large opération policière a eu lieu samedi 22 novembre, avec plus de 200 policiers mobilisés, la brigade canine, plusieurs fourgons de polices… Une gentrification manu militari du quartier. Un déploiement policier disproportionné « Les clients ont peur de venir, les affaires chutent. Certains d’entre nous ont reçu des amendes pour des infractions mineures qui n’auraient jamais été relevées ailleurs.« , Témoignage oral d’un·e commerçant·e. Les forces de l’ordre justifient ces interventions par des impératifs de sécurité et de lutte contre le travail au noir, invoquant des plaintes concernant « le bruit », « les nuisances » ou encore le non-respect de « normes commerciales ». Mais pour les associations et collectifs antiracistes ce déferlement de contrôles s’inscrit dans une logique bien plus large : celle d’une pression continue sur un quartier dont l’identité dérange, celle du racisme dans le traitement néo-colonial que réserve la Belgique à Matongé depuis de nombreuses années, ainsi que celle d’un projet de gentrification du quartier. Une stratégie d’épuration sociale et raciale ? Ces opérations ne sont pas sans rappeler les épisodes de 2001 et 2011-2012, lorsque Matongé avait déjà été le théâtre de violences policières et d’émeutes. À l’époque, la mort du jeune Fofolo sous les balles d’un policier avait déclenché quatre jours de révoltes. Depuis, la « cellule de police Matongé » créée dans la foulée n’a cessé de maintenir une présence sécuritaire accrue dans le quartier. Sous couvert de réglementation, on assiste à une tentative d’éviction des populations racisées et précaires qui font vivre ce quartier depuis des décennies. Les contrôles au faciès, l’acharnement administratif sur les petits commerces tenus par des personnes d’origine africaine : tout cela participe d’une logique de gentrification violente. Parmi les commerces visés figurent des salons de coiffure afro, des épiceries spécialisées et des petits restaurants familiaux. Ces établissements, souvent tenus par des entrepreneur·es issu·es de la diaspora, répondent à une demande spécifique que la plupart des enseignes généralistes ne couvrent pas. Ces commerces sont bien plus que des lieux de consommation. Ce sont des espaces de socialisation, d’entraide, de transmission culturelle. Quand on les ferme, on ne détruit pas juste une activité économique, on brise un tissu social. Et c’est justement ce que tente de...

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Extrême-droite / Antifascisme

LE SYSTÈME DE LA PRISON NE FONCTIONNE PAS. (PARTIE 1)

Envie de vous faire partager cette rencontre avec une pointure de l’abolition de la prison : Gwënola Ricordeau. Si l’on veut changer de système, on doit pouvoir proposer autre chose... ici, clairement le travail est fait sans pour autant avoir fermé toutes les portes à clef bien entendu. Gwënola Ricordeau est sociologue, féministe et militante pour l’abolition du système pénal. Docteure en sociologie - Université Paris IV Sorbonne, 2005 - , elle a enseigné entre 2009 et 2017 à l’Université de Lille 1 comme maîtresse de conférence, avant de rejoindre la California State University, Chico - États-Unis - , où elle a été professeure assistante, puis professeure associée en justice criminelle, jusqu’à sa démission en 2025. EXTRAITS : Abolir est un terme qui a une histoire politique extrêmement forte. Ça fait évidemment référence à l’abolition de l’esclavage puisque notamment dans le contexte étasunien, on dit et redit qu’il y a une continuité historique entre le système esclavagiste, le système plantationnaire et aujourd’hui l’institution prison, mais aussi l’institution pénale. On ne peut pas penser l’abolition de la prison sans penser le racisme systémique, mais aussi on ne peut pas penser le racisme systémique sans penser l’institution prison et la manière dont la prison fait partie en fait du racisme systémique. Qui est protégé par le système pénal ? Qui est protégé par la police ? Et qui est protégé de quoi en fait ? Est-ce que le système pénal, nous protège des crimes du capitalisme ? Le capitalisme tous les jours tue, brise des vies. Tous les jours la planète est détruite. La police ne nous protège pas de l’extractivisme. La prison ne nous protège pas de tout ce qu’on appelle - les crimes verts, les crimes environnementaux, les écocides, etc. Qu’est-ce que le système pénal protège ? Le système pénal protège le capitalisme. Il protège le patriarcat. Qui se sent protégé ? Vous évoquez les victimes des violences sexuelles aujourd’hui et le système pénal qui protège très, très peu et très, très mal. Je suis toujours scandalisée à l’idée de l’étendue des crimes du patriarcat. Il s’agit quand même de crimes de masse. Il s’agit de crimes qui font des centaines de milliers de victimes - dans le contexte français - avec des centaines de milliers d’auteurs aussi. Comment peut-on même dire : la police nous protège ? Non, la police, elle ne nous protège pas. Ce qui est d’autant plus scandaleux, c’est que l’on nous dit qu’il faut encore plus porter plainte, qu’il faut encore plus criminaliser, mais en fait ça ne fonctionne pas et on n’a pas la moindre preuve que de mettre des hommes en prison empêche d’autres hommes de commettre ces crimes-là. On n’a pas la moindre preuve - et on a même plutôt les preuves du contraire - que les hommes qui sont criminalisés, bin, ce ne sont pas des hommes qui ne recommettront plus de crimes. Donc, la prévention... enfin voilà et à quel coût ? Puis, qui est criminalisé ? Bin, les hommes...

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Extrême-droite / Antifascisme

For Palestinian liberation : Exposing Complicity and Resisting Genocide

Join us for an important talk and Q&A on the Palestinian Liberation with the prominent Palestinian journalist from the Occupied West Bank Mariam Barghouti and the globalization and international law specialist Elina Xenophontos. The world is witnessing the first live-streamed genocide—a colonization and ethnic cleansing plan, blatantly approved by a UN resolution. The Gaza Strip lies in ruins, its people maimed, starved, and left to be genocided. Journalists are exterminated for exposing these atrocities, and over 9500 Palestinian hostages are tortured, sexually assaulted, and executed. Simultaneously, the West Bank is being ethnically cleansed by soldiers and settlers, with Palestinians killed defending their own land. This discussion will deeply elaborate on these atrocities, the geopolitics and the imperialist and colonial economic gial involved, the western mainstream media complicity, the EU and global complicity. We will also address the necessity for an academic boycott and the role that universities can play—through institutional decisions, research, and pedagogy—all within the struggle for Palestinian liberation. DATES & LOCATIONS : DEC 10 | BRUSSELS ⏰18h-21h 📍Cinema Galeries Galerie de la Reine 26,1000 Brussel Including screening of« Selfies » by Gazan artist Reema Mahmoud. ➡️Any extra money collected after covering expenses will be donated to Palestine via the Marius Jacob foundation and to journalists in Gaza by Mariam Barghouti.

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Racismes / Colonialismes

NIEMAND IS ILLEGAAL Fundraiser

Soirée de soutien pour Getting the Voice Out. En solidarité avec la résistance des personnes détenues dans les centres de déportation en Belgique. Grande fête de soutien pour Getting the voice out, en collaboration avec Versterker Bxl. Big fundraising party for Getting the voice out on Saturday 6 december in Place Masui 13 in collaboration with Versterker Bxl , supporting the resistance of people detained in Belgian deportation centers 🎙 🎷CONCERTS (19h-1h) 🎹 𝐒𝐜𝐡𝐫𝐨𝐨𝐭𝐡𝐨𝐨𝐩 (junk jazz) 𝐉𝐚𝐧𝐨 (synths, samples) 𝐀𝐧𝐠𝐫𝐲𝐛𝐨𝐝𝐢𝐞𝐬 (the power of anger) 𝐑𝐞#𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐧𝐭𝐞𝐫 (hybrid trance jazz) 𝐓𝐫𝐨𝐦𝐤𝐥𝐮𝐛 (percussion collective) 𝐑𝐚𝐯𝐞𝐤𝐨𝐨𝐫 (choir) 𝐃𝐫𝐮𝐢𝐬 (laser sounds) 𝐄𝐠𝐨𝐧’𝐬 𝐦𝐢𝐝𝐝𝐥𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬 𝐛𝐚𝐛𝐲𝐩𝐮𝐧𝐤 (babypunk) 🎧 DJ (1h-3h) 🎚 𝐂𝐇𝟑𝐖𝟏𝐍𝐆 𝐆𝐔𝐌 𝐈𝐒 𝐅𝟒𝐊𝐄 𝐅𝐎𝐎𝐃 (dj + mc + poetry) 𝐃𝐫. 𝐃𝐢𝐜𝐤𝐞𝐲 (fast hard tunes) 👕 Sérigraphie / Screen printing stand by Pigment vzw 📣 Table de presse / Info stand by Getting The Voice Out & Ni Jumet Ni Ailleurs Entrée / Entrance prix libre / free donation (suggeré / suggested 13,12 euro) : 𝖡𝗋𝗂𝗇𝗀 𝖢𝖺𝗌𝗁 ! Pas de tolérence pour le harcèlement et toute autre forme de discrimination. Zero tolerance policy : no harrassment or any form of discrimination. Artwork by @annascho__ & Timo

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