Flandres

Guerre / Antimilitarisme

Non aux armes nucléaires ! Manifestation à la base militaire de Kleine Brogel samedi 27 septembre 2025

[Nederlands hieronder] 𝐍𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐧𝐮𝐜𝐥é𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 ! 𝐌𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐥𝐚 𝐛𝐚𝐬𝐞 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐊𝐥𝐞𝐢𝐧𝐞 𝐁𝐫𝐨𝐠𝐞𝐥 𝐬𝐚𝐦𝐞𝐝𝐢 𝟐𝟕 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓 Depuis plus de 60 ans, la Belgique abrite des armes nucléaires états-uniennes sur son territoire, dans la base aérienne belge de Kleine-Brogel, dans le cadre de la division du travail nucléaire au sein de l’OTAN. Aujourd’hui, en 2025, cette réalité prend une nouvelle dimension avec l’arrivée confirmée des bombes B61-12, plus précises et plus faciles à déployer. Comme dans les années 1960, cette décision est prise dans le secret, sans consultation publique ni débat parlementaire. Alors que nous commémorons cette année le triste anniversaire des 80 ans des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, rappelons-nous les conséquences humaines catastrophiques des armes nucléaires. Aujourd’hui encore, nos gouvernements persistent à entretenir ces armes de destruction massive, loin du regard des citoyen·nes. Le samedi 27 septembre 2025, le lendemain de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, nous passerons à l’action. Nous nous rendrons à Kleine-Brogel pour une manifestation pacifique, visible et puissante. Nous prévoyons une marche de protestation symbolique, un pique-nique commun et une action de clôture avec de la musique et des discours. 🚶‍♂️ Quoi ? Marche de protestation d’environ 7 kilomètres proche de la base, avec pique-nique, musique, discours et moment d’action 🗓️ Quand ? Samedi 27 septembre 2025, de 11h à 17h 📍 Où ? Base aérienne Kleine-Brogel (Peer) – départ promenade Weyerstraat 8, arrivée Herenwijerstraat 🚌 Transport ? Des bus partiront de Gand, Anvers, Bruxelles et Louvain. 👉 Inscrivez-vous via le formulaire en ligne : https://forms.gle/mjtb36Rv52qNRiWq7 𝐏𝐑𝐎𝐆𝐑𝐀𝐌𝐌𝐄 11h : Accueil des participant·es et mot de bienvenue (rendez-vous au parking Keitelweg, Peer) 11h15 : Bert Engelaar (FGTB-ABVV) et un représentant de l’ACV-CSC sur la présence d’armes nucléaires en Belgique du point de vue des syndicats 11h30 : Départ de la marche (Parking Keitelweg, Peer) 13h : Pause pique-nique Ansje Vanbeselaer (Intal) et Samuel Legros (CNAPD) sur l’histoire de la base et l’arrivée des bombes nucléaires en Belgique Lunch / speakers’ corner / atelier collectif de peinture sur banderoles 14h : Reprise de la marche sous forme de manifestation, avec un accompagnement musical (avec l’Antifafare) 15h30 : Fin de la marche (Herenwijerstraat) Moment d’action devant la base militaire Giulia Contes (CNAPD) et Ludo De Brabander (Vrede vzw) sur le contexte géopolitique et le régime de désarmement 16h30 : Conclusion & mot de la fin 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐏𝐎𝐑𝐓 : 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐒’𝐘 𝐑𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄 ? 🚌 En bus Nous prévoyons un transport en bus depuis Gand, Anvers, Bruxelles et Louvain, sur inscriptions. Nous demandons une contribution de 15 € (pour couvrir les frais). Depuis Gand (8h15 – rdv gare Saint-Pierre, Voskenslaan) Depuis Bruxelles (8h15 – rdv gare de Bruxelles-Nord, 123 rue du Progrès) Depuis...

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Racismes / Colonialismes

Centre fermé de Merksplas : un siècle d’enfermement des juif·ves d’hier aux sans-papiers d’aujourd’hui

Avant d’enfermer des sans-papiers, le centre fermé de Merksplas a détenu des juif.ves qui fuyaient le nazisme. Ce n’est pas une coïncidence : derrière les murs de ce centre, c’est une même logique d’exclusion qui perdure depuis les années 30. Dans le courant des années 30, alors que l’Europe basculait vers le fascisme et que le génocide de 6 millions de juif·ves allait commencer, la Belgique entreprit des politiques ouvertement antisémites de non-accueil et d’incarcération des réfugié·es juif·ves qui fuyaient le nazisme. À l’époque, ces politiques se matérialisaient par un contrôle strict des personnes juives et par la création de centres fermés. Ces centres fermés occupèrent un rôle majeur dans la volonté de contrôler et de déporter les juif·ves présents en Belgique. Ouvert à l’automne 1938, le centre fermé de Merksplas (encore en activité aujourd’hui) est devenu l’un des symboles de l’incarcération des juif·ves avant la guerre, à une époque où l’antisémitisme gagnait toute l’Europe. Ce centre fermé a ouvert ses portes dans un contexte où les politiques réactionnaires belges de l’époque craignaient un afflux massif de réfugiés juif·ves. Ce centre fermé, qui auparavant était un établissement pénitentiaire datant de 1878, est situé dans la province d’Anvers et continue d’incarcérer des personnes jugées comme illégales aux yeux de l’État. Si c’étaient les populations juives qui étaient concernées à l’époque, aujourd’hui ce sont les personnes sans papiers qui y sont détenues dans des conditions inhumaines. En Belgique, le centre fermé de Merksplas n’était pas le seul centre fermé à incarcérer des personnes juives avant la Seconde Guerre mondiale : il faisait partie d’un réseau comprenant également les centres fermés de Marneffe, Marchin, Marquain, Wortel, Eksaarde et Sint-Andries-Brugge. Le centre fermé de Merksplas, comme l’ensemble des autres centres fermés qui incarcéraient des juif·ves à l’époque, était présenté par les autorités belges comme une prétendue solution pour « protéger les réfugiés juif·ves contre les violences qu’ils pourraient subir » ou encore pour leur éviter le refoulement immédiat vers les camps de concentration. En réalité, la fonction première de ces centres fermés était profondément antisémite et ne se rapprochait en aucun cas de quelconque forme de protection. Il s’agissait avant tout pour l’État belge de contrôler les populations juives, tout en les éloignant des centres urbains dans l’optique de s’assurer qu’elles ne puissent pas s’insérer durablement dans la population. Il y avait à l’époque des discours qui présentaient ces lieux d’incarcération comme de « bonnes » alternatives à la déportation vers l’Allemagne nazie. Ces discours étaient en réalité chargés d’antisémitisme à une époque où des millions de juif·ves fuyaient leur extermination. En présentant ces centres comme un moindre mal, l’État belge niait sciemment le fait que ces centres incarnaient la privation de liberté totale dans des...

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Racismes / Colonialismes

APPEL A MOBILISATION ce samedi 19 juillet à 14h au centre fermé 127 bis

LIBEREZ NOTRE CAMARADE ANAS HMAM Depuis une semaine, notre camarade Anas Hmam croupit dans l’enfer des centres fermés, aux côtés de centaines d’autres victimes d’un système inhumain. Face à cette injustice, nous exigeons sa libération immédiate ainsi que la régularisation de tous les sans-papiers. D’abord enfermé au centre fermé de Bruges, il a été transféré hier au 127bis afin de l’isoler du mouvement de révolte qui a eu lieu la semaine dernière. Cette révolte s’est déroulée dans le silence le plus total, après qu’un camarade ayant entamé une grève de la faim depuis 15 jours ait été expulsé violemment et maltraité. Les centres fermés ne sont ni réformables ni humanisables : ils incarnent un pouvoir raciste, arbitraire et violent, fondé sur l’exclusion juridique et politique des personnes migrantes. Nous appelons à leur abolition ainsi que celle de toute forme d’oppression. Ceci est un appel à la résistance. Un appel à la solidarité contre leur politique d’apartheid. Contre toutes formes d’oppression, contre les centres fermés et leur monde. Mobilisons nous samedi 19 à 14h devant le Centre de Rapatriement 127Bis (Tervuursesteenweg 300, 1820 Steenokkerzeel) Arrêt de train : Nossegem Il y aura un départ groupé depuis la station de Nossegem (le centre est à 15 min à pied de la gare) 👉RETROUVONS-NOUS à 13h30 à Nossegem ! (Un train part à 13h de la gare du midi et arrive à 13h29 là-bas)

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Médias

La police renverse et tue un enfant de 9 ans à Anvers

TW : mort, violences policières Ce mercredi 18 juin, des policiers ont renversé et tué un enfant de 9 ans. Les policiers roulaient à toute vitesse près d’une école, en route vers une mission dite « prioritaire »*. L’enfant traversait la route avec son vélo, sur la Provinciestraat à Anvers. Les secours ont tenté de réanimer l’enfant, mais il est mort de ses blessures sur place. Les circonstances exactes de la mort de l’enfant ne sont pas encore établies, un enquête a été ouverte. Ce drame vient douloureusement s’ajouter à une liste déjà trop longue : quelques semaines plus tôt, c’est un garçon de 11 ans, Fabian, qui est mort fauché par les forces de l’ordre à Ganshoren. Deux enfants, deux morts en quelques semaines. Cet accident à Anvers arrive quelques semaines après la mort de Christophe Amine Chollet rue Blaes à Bruxelles. Si ici, la voiture de police ne poursuivait pas l’enfant qui a été tué, ce qui s’est passé vient toutefois interroger sur les risques démesurés pris par des policiers lors de leurs missions. En près d’un mois, la police a tué à trois reprises en Belgique. L’enquête viendra éclairer ce qui s’est passé, mais cet énième décès provoqué par des policiers roulant à toute allure peut difficilement être considéré comme un accident de la route comme un autre. En effet, ce n’est pas la première fois qu’un véhicule de la police fonce à vive allure dans des quartiers densément peuplés, avec de grands risques pour celles et ceux qui s’y trouvent. Nous adressons notre soutien et nos condoléances à la famille et les proches de la victime. Légende : *Une telle mission prioritaire implique gyrophares et sirènes allumés, pour des urgences. Sources : https://www.lalibre.be/belgique/societe/2025/06/18/une-jeune-fille-de-8-ans-decede-apres-avoir-ete-ecrasee-par-une-voiture-de-police-a-anvers-NIRWGHXUYNFGVPWBNYUTFZTTLY/ https://www.hln.be/antwerpen/jongetje-9-overleden-na-aanrijding-door-politiewagen-in-antwerpen-ze-waren-onderweg-naar-een-opdracht aad8cb03/ https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2025/06/18/politie-aanrijding-kind/

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Éducation populaire / Partage de savoirs

Formation “Faciliter d’une manière plus inclusive”

Vous êtes bénévole dans un collectif militant, un centre social, une occupation, un mouvement social, un squat, un projet communautaire ou toute autre initiative de terrain ? Vous souhaitez accompagner des groupes de manière plus inclusive ? Participez à la formation « Apprendre à faciliter d’une manière plus inclusive » et apprenez des compétences, des outils et des méthodes pour rendre les réunions, les rencontres et les processus de prise de décision dans les groupes plus inclusifs. La formation sera animée en anglais. Dans les petits groupes, il est possible de s’exprimer en darija, en français ou en néerlandais. L’un des rôles essentiels à la réussite de l’organisation de groupes horizontaux est celui de facilitateur.ice : la personne qui guide les réunions, les rencontres et les processus de prise de décision. Un.e bon.ne facilitateur.ice peut contribuer à rendre ces processus plus inclusifs et plus fluides et à susciter une plus grande adhésion aux décisions prises. Dans tout groupe, il existe toujours des dynamiques de groupe et de pouvoir. C’est essentiel d’en être conscient pour créer des groupes plus inclusifs. Dans cette formation, vous apprendrez des pratiques et des outils pour gérer consciemment ces dynamiques et pour contribuer à une culture de groupe où chaque voix est entendue de manière égale. Ce faisant, le but est d’aider les gens à mettre en place des activités et des projets créatifs et réussis et à rendre les groupes plus durables, plus forts et plus inclusifs. La formation est basée sur la formation ’’apprendre à faciliter’’ que Tractie a donné à plusieurs reprises ces dernières années. Tractie s’est inspirée de la formation des formateurs en action sociale (Training for Social Action trainers, TSAT) de Training for Change aux Etats-Unis. Veuillez noter que la formation sera donnée en anglais. La traduction de certains mots en darija, français ou néerlandais est possible et le darija, l’anglais, le français ou le néerlandais peuvent être parlés en petits groupes/en duos. Qu’allons-nous faire ? Les formateur.ice.s adapteront la formation aux attentes des participant.e.s et aux questions qui se poseront en cours de route. Sujets susceptibles d’être abordés : Votre rôle en tant qu’animateur.ice ou participant.e Instaurer la sécurité et la confiance au sein d’un groupe Comment les gens apprennent de nouvelles choses et travailler avec le cercle d’apprentissage expérientiel Les différentes compétences et méthodologies de facilitation Les différents styles d’apprentissage et la manière de leur donner de la place Les dynamiques de groupe et de pouvoir et la manière de les gérer Notre animation est ancrée dans les principes de l’apprentissage par l’expérience et combine des méthodes qui engagent les participants au niveau du cœur (émotions), de la tête (réflexion et concepts) et des mains (expérience pratique/incarner). Venez donc prêt.e.s à partager vos expériences personnelles :) Public cible...

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Guerre / Antimilitarisme

Empêchons l’export d’armes depuis le port d’Anvers

Un container à Anvers est prêt à partir avec des pièces pour Ashot Ashkelon Industries (une société de défense israélienne), qui pourrait être utilisé dans les chars Merkava à Gaza. Information trouvée dans De Morgen, relayé par Vredesactie. Des pièces pouvant servir à la fabrication de tanks utilisés à Gaza devrait partir du port d’Anvers la semaine prochaine. Faisons tout pour empêcher cela ! Extraits de l’article : La Flandre interdit en principe l’exportation ou le transit de biens militaires qui reviennent à « renforcer la capacité militaire des forces armées israéliennes ». Les enquêtes menées auprès du service de contrôle des biens stratégiques révèlent qu’aucune licence n’a été demandée pour cette cargaison. On peut supposer qu’elle n’est pas non plus nécessaire. Il s’agit d’une marchandise dite à double usage : les roulements à rouleaux coniques peuvent servir à la fois à des applications militaires et civiles. S’ils ne sont pas spécialement conçus à des fins militaires, ils ne sont pas soumis à licence. Mais vu qu’ils sont à destination de l’entreprise Ashot Ashkelon Industries, qui possède la seule usine en Israël fabriquant et entretenant les systèmes de transmission des chars Merkava et des véhicules blindés Namer, il y a fort à parier que l’usage des pièces produites en France et prête à partir d’Anvers ne serviront pas à un usage civil.

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Médias

Foire du livre anarchiste à Gand le 17 et 18 mai

Bienvenue à toutses pour cette 21e édition de la foire du livre anarchiste à Gand ! Retrouvez des stands d’ici et d’ailleurs - en français aussi ! Le programme des discussions sera bientot dispo à abgent.noblogs.org (english below) De zon schijnt opnieuw en de anarchistische boekenbeurs is terug ! De 21ste editie al weer. We willen nog steeds het papier in onze handen vieren, ver weg van de digitale nachtmerrie die in onze intiemste kringen kruipt. Op de boekenbeurs vind je naast boeken tal van andere publicaties, brochures, pamfletten, posters en stickers. Van oude romans en revolutionaire klassiekers, over filosofie en poëzie tot hedendaagse sociale kritiek of de nieuwste oproepen tot strijd : ze vertrekken vanuit de wil om de wereld ingrijpend te veranderen. Ze delen ideeën en proberen die te verdiepen. Ideeën : geen vermarktbare, like-bare, brave opinies zonder inzet. Maar de boekenbeurs is nog veel meer ! De anarchistische boekenbeurs is ook een internationale bijeenkomst van anarchisten en anti-autoritairen, met discussies, workshops en informele uitwisseling. We willen met de boekenbeurs bijdragen aan het versterken van de anarchistische beweging in de lage landen. We zien het als een instrument om ideeën te verdiepen, een gelegenheid om voorstellen te lanceren en om banden te smeden tussen individuen en groepen. We willen onze passies met elkaar delen en een context creëren waar woorden en daden met elkaar dansen en elkaar versterken. Onze anarchie draagt een offensieve positie tegenover de macht en een wil tot subversie in zich. Oorlog en militarisering zijn overal rondom ons. De regering smeedt plannen om oorlogsfabrieken te bouwen, voert opnieuw de militaire dienst in en wil van het land de logistieke draaischijf van oorlogsvoorbereiding maken. Besparingen op alle fronten gaan rechtstreeks naar de oorlogskas. Oorlogsretoriek wordt het nieuwe normaal. Om het militair-industrieel complex vorm te geven, hebben de staten en het kapitalisme niet enkel kanonnenvlees en werkmensen nodig, maar moeten ze ook de aarde alsmaar diepgaander plunderen. Overal in de wereld worden mijnen uitgebreid of heropend, op zoek naar grondstoffen om hun economie te voeden. Het zijn sombere tijden, waar angst en wanhoop nooit ver zijn. Overal ter wereld vechten mensen tegen deze mechanismen van macht en geld. Voor ons is de boekenbeurs een plek om deze strijden te delen, te verdiepen, te versterken. Welkom op 17 en 18 mei 2025 op de boekenbeurs ! Hou je oren en ogen open voor het volledige programma op abgent.noblogs.org Tot dan en leve de anarchie ! The sun is shining again and the anarchist book fair is back ! The 21st edition already. We still want to celebrate the paper in our hands, far away from the digital nightmare that creeps into our most intimate circles. At the book fair, you will find plenty of other publications besides books, brochures,...

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Extrême-droite / Antifascisme

Histoire de l’antisémitisme en Belgique - Chapitre I : côté flamand

Pour l’Université Populaire de Bruxelles, la lutte contre l’antisémitisme mérite une réflexion plus sérieuse que les instrumentalisations politiques ou médiatiques qui en sont faites. Après avoir étudié l’histoire, il est temps de décrypter les formes d’expression actuelles de l’antisémitisme en Belgique. Au vu de l’actualité défrayée par l’arrivée au pouvoir de Bart de Wever, le procès en appel contre Schild & Vrienden, et la manifestation du NSV à Gand le 27 Mars, nous commencerons par retracer l’histoire des mouvements nationalistes de Flandre pour comprendre le danger qu’ils représentent aujourd’hui. De la collaboration avec l’occupant nazi jusqu’à leurs incarnations présentes dans la NVA et le Vlaams Belang, les mouvements nationalistes flamands ont structuré leur identité moderne autour de l’antisémitisme et du racisme plus globalement. Photographie d’une manifestation du Vlaams Belang en 2020 A l’origine, le mouvement flamand ( Vlaamse Beweging ) est né au 19e siècle sous une forme démocratique et progressiste, visant à défendre les droits linguistiques de la moitié nord du pays contre une bourgeoisie belge adepte du français comme langue unique. Mais la première guerre mondiale divise le mouvement en deux. Les "minimalistes" rejettent la collaboration avec l’Allemagne, tandis que les "activistes" y voient une opportunité d’alliance avec ce pays également de langue germanique. Par conséquent, des mouvements nationalistes anti-allemands comme pro-allemands émergent, et l’antisémitisme devient un facteur d’unité des différentes tendances. Responsabilité des nationalistes flamands dans la Shoah : La ville d’Anvers est un centre idéologique de l’antisémitisme flamand. En 1930 s’y crée la Vlaamsche Militie, milice d’environ quarante hommes vêtus d’un uniforme kaki et d’une casquette et bottes de couleur noire. En Décembre 1931, la Milice Flamande deviendra le premier noyau de la Verdinaso, organisation fasciste dirigée par Joris Van Severen qui formera l’essentiel des futurs Vlaamse-SS pendant l’occupation. Proche de l’idéologie nazie et profondément antisémites, ils visent cependant une nation Thioise séparée de l’Allemagne, c’est-à-dire l’union des Flamands et Néerlandais. Pour éviter les tensions avec les nationalistes belges (comme le parti Rex francophone fondé en 1936 par Léon Degrelle ) ou les pan-germaniques, l’antisémitisme est mis en avant comme la priorité. A l’époque, la Belgique et Anvers en particulier étaient une terre d’asile pour les juifves fuyant l’Europe de l’Est, ainsi qu’un port de départ vers le Royaume-Uni ou l’Amérique. Fabriquant une panique de submersion migratoire, les journaux et discours du parti affirment que « là où le Juif s’installe, l’air devient irrespirable » ou encore que « le danger juif croît chaque jour ». Cette xénophobie s’exprime aussi envers les autres immigrés de l’époque, tels que les italiens ou les polonais non-juifs. On retrouve également les complots classiques du (...)

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Logement / Squat

L’Europe donne un carton rouge à la politique de logement flamande

Europa geeft een rode kaart aan het Vlaamse woonbeleid Het Europees Comité voor Sociale Rechten treedt de klacht van Woonzaak bij en velt een vernietigend oordeel over het Vlaamse woonbeleid. Het Comité ziet een gebrek aan inspanningen voor de bouw van sociale woningen, terwijl ook de nodige ondersteuning op de private huurmarkt uitblijft. Het stelt bovendien vast dat er te weinig gebeurt om dak- en thuisloosheid op te lossen en dat het ontbreekt aan cruciale data voor een efficiënt en effectief woonbeleid. Woonzaak vraagt de Vlaamse regering om deze duidelijke veroordeling om te zetten in een trendbreuk met het verleden en roept minister van Wonen Melissa Depraetere op om samen met de stakeholders een woonpact te sluiten dat de basis moet leggen voor een nieuw woonbeleid. Woonzaak is een coalitie van een 70-tal organisaties, die in 2021, met de medewerking van Feantsa, een klacht indiende bij het Europees Comité voor Sociale Rechten. Dat gebeurde vanuit de overtuiging dat het Vlaamse woonbeleid niet beantwoordt aan de bepalingen van het Herziene Europees Sociaal Handvest (ESH-1996). Via antwoord en wederantwoord kreeg de Vlaamse overheid in 2022 en 2023 de kans om haar beleid te verdedigen, duidelijk zonder succes. In een lijvig rapport van 17 oktober 2024, dat nog maar pas gepubliceerd is, besluit het Comité, meestal met unanimiteit, dat Vlaanderen het ESH schendt op diverse punten. Het Comité wijst op het grote gebrek aan sociale woningen. Al jaren bedraagt hun aandeel slechts om en bij 6% van de totale woningvoorraad, wat bijzonder laag is in vergelijking met andere landen en regio’s. Het Comité stelt vast dat een inhaalbeweging uitblijft, terwijl de wachtlijst blijft groeien. Het Comité is verdeeld over de bestaande (maar ondertussen toch weer verstrengde) taal- en activeringsvereisten en geeft ze het voordeel van de twijfel, maar spreekt zich wel met een meerderheid uit tegen de lokale bindingsvoorwaarde, die binnen een veel te krappe sociale woonmarkt leidt tot onrechtvaardige uitsluiting. De private huurmarkt is in crisis omdat zo’n 250.000 huishoudens wel recht hebben op een sociale woning, maar er geen vinden door het tekort eraan. Daardoor wonen veel Vlamingen te duur, niet kwaliteitsvol en onzeker op de private huurmarkt. Velen worden gediscrimineerd of bevinden zich in een situatie van dak- en thuisloosheid. De marktwerking zorgt duidelijk niet uit zichzelf voor betaalbare en kwaliteitsvolle woningen met voldoende woonzekerheid voor iedereen. Een verstandig overheidsingrijpen en meer doelgroepondersteuning acht het Comité dan ook noodzakelijk. Het decennialang stimuleren van eigenwoningbezit heeft dan wel veel aandacht, geld en energie gekost, maar heeft vooral geleid tot perverse effecten. Die stimulansen kwamen niet alleen hoofdzakelijk de hogere inkomensgroep ten goede, ze hebben ook de woningprijzen opgedreven, met hogere huurprijzen als rechtstreeks gevolg. Het Comité stelt vast dat mensen met beperkte (...)

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Écologie

Code Rouge : 1 400 personnes bloquent et sabotent un géant de l’agro-industrie

Militant•es de Code Rouge sur le site de Cargill. Ce samedi premier mars 2025 avait lieu la cinquième édition de Code Rouge. Cette fois-ci, l’action visait le secteur de l’agro-industrie. Le site de l’entreprise Cargill, situé dans la périphérie de Gand a été visé. En s’attaquant au secteur agro-industriel, cette nouvelle action de masse porte directement son soutien aux nombreuses mobilisations agricoles qui ont eu lieu durant l’année 2024. Cargill est une entreprise américaine spécialisée dans la fourniture et la distribution de produits agro-alimentaires, notamment dans la filière des céréales, de la viande ainsi que des biocarburants. L’entreprise a bâti au fil des années un véritable empire économique, et s’impose aujourd’hui dans plus de 70 pays comme le grand géant du secteur alimentaire mondial. Pour illustrer son assise sur le marché agro industriel, en 2023 l’entreprise a fait 165 milliards de dollars de chiffre d’affaire. Les militant•es de Code Rouge arrivant sur le site. Cargill rend possible l’existence de nombreuses multinationales mondialement connues comme Nestlé, Danone ou encore McDonald’s en les approvisionnant en matières premières. En contrôlant la majorité des étapes de la chaîne alimentaire (production, transformation, distribution…), Cargill exerce une pression sur le marché alimentaire. En effet, cette entreprise exporte 25% des céréales à l’échelle mondiale ; son influence est si puissante qu’elle façonne les politiques agricoles de nombreux pays. Blocage du site de Cargill. Dans un contexte politique marqué par l’arrivée du nouveau gouvernement Arizona et la montée de l’extrême droite en Flandre, peu de militant·es de Code Rouge s’attendaient à pouvoir arriver sur le site sans rencontre frontale avec la police. Pourtant, il semblerait que les forces de l’ordre n’aient pas prévu le coup. Les centaines de militant·es qui ont fait chemin jusqu’au site de Cargill ont eu très peu d’altercation avec la police et ce n’est qu’une fois l’usine occupée que les forces ont rallié le site. Dès dix heures du matin, des centaines de militant·es se sont rendu·es sur le site de Cargill. Parmi les 1 400 personnes inscrites à l’action, une centaine ont été arrêtées administrativement alors qu’elles étaient en chemin pour se rendre au lieu de blocage. D’autres activistes ont été bloqué·es par les forces de l’ordre au niveau du quartier de la gare du midi à Bruxelles alors qu’ils et elle se mettaient en route tôt au matin. Il semblerait que les organisateur·ices de Code Rouge aient particulièrement bien construit cette nouvelle action, et ce, en toute discrétion. C’est la première fois depuis le début des éditions de Code Rouge que les forces de l’ordre ne sont pas présentes sur le site visé avant l’arrivée des activistes. De plus, il semblerait que Code Rouge ait opté pour une « ruse » en annonçant de fausses cibles le samedi matin avant le début de l’action. Au cours de cette cinquième...

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Santé / Soins

Un écho du centre fermé de Merksplas

Echoes from closed centre in Merksplas Ce dimanche 23 février, un groupe de personnes s’est rendu devant le centre fermé de Merksplas (dans la région d’Anvers) pour crier leur soutien aux personnes qui y sont enfermées, et leur rêve d’un monde sans frontières ni prisons. Suite à la mobilisation des militant·es, de nombreuses personnes ont contacté la centrale téléphonique de Getting the Voice Out, pour témoigner de leurs situations ainsi que de la vie à l’intérieur du centre. On vous partage quelques échos de derrière les murs. “Nous ne sommes pas des animaux, nous sommes des humains. Quand eux viennent chez nous, ils sont légaux. Nous, quand on demande une protection internationale, même avec des preuves claires et authentiques, on ne nous fait pas confiance. Et on veut nous chasser comme ça.” “On nous traite comme des chiens. Il faudrait au moins respecter l’humain… Ils prennent les gens d’un coup pour les enfermer, en ne leur donnant aucun délais pour régler leurs affaires. Ils nous mettent dans l’avion comme ça. Ils veulent nous faire retourner sans rien, sans argent, sans vêtements. On est intégrés ici. On a des choses ici, notre vie ici. Ils nous jettent comme des poubelles, ils nous renvoient les mains vides. Il n’y a aucun respect, il n’y a pas de vie : il n’y a rien. J’ai pas choisi d’être noir. Ils n’ont pas choisi d’être blancs. Ils nous mettent en prison en disant qu’on n’a “pas de papiers”, mais la majorité d’entre nous a des identités. On ne peut pas faire de mal en Belgique : pourquoi nous enfermer ? On n’est pas des dangers pour le pays.” “Même une prison c’est mieux qu’ici” Lors des différentes appels, chaque personne détenue nous a parlé de conditions de détention désastreuses. Les sujets récurrents sont : les horaires stricts et réducteurs la nourriture fade et insuffisante l’accès difficile (voire impossible) aux soins médicaux la violence de la répression… La peur constante de la déportation Toutes les personnes qui sont enfermées dans le centre partagent la même crainte : celle d’être expulsées par avion, dans des conditions violentes, parfois vers un pays qu’elles ne connaissent même pas. Les personnes détenues nous parlent de la peur constante de recevoir un avis d’expulsion, souvent donné en dernière minute. Elles nous partagent leur épuisement des démarches administratives floues et contradictoires, qui les balancent d’audience en audience. Demande d’asile, décision négative, nouvelle demande, introduction systématique de recours par l’Office des étrangers, … Des démarches volontairement décourageantes, et déshumanisantes. Deux jeunes garçons mineurs dans le centre Les détenus nous informent de la présence de deux jeunes garçons mineurs (entre 16 et 17 ans), originaires d’Afghanistan. Les tests médicaux leur ont attribué 21 ans, et l’Office des étrangers a décidé de les enfermer. Les co-détenus s’indignent de la présence d’enfants dans le centre, et plaident pour leur libération. L’enfermement...

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Extrême-droite / Antifascisme

TOM VAN GRIEKEN INVITÉ À LEUVENLES ÉTUDIANT·ES APPELLENT À UN RASSEMBLEMENT ANTI-FASCISTE

Ce mercredi 26 février, le président du parti d’extrême-droite Vlaams Belang (VB), Tom Van Grieken, est invité pour une conférence à Leuven. Les associations anti-fascistes* appellent à un rassemblement, au centre culturel de Leuven (Rommanse Poort) où a lieu la conférence. Le VB est un parti flamand indépendantiste, nationaliste et d’extrême-droite. Tom Van Grieken est connu pour son discours raciste et nationaliste. Il veut séparer la Flandre de la Wallonie, diminuer drastiquement le nombre de personnes réfugiées en Belgique et régler les prétendus problèmes liés aux questions de genre. C’est un partisan de la tradition, de la famille, d’une Flandre flamande, blanche et l’une des grandes figures de l’extrême-droite belge actuelle. Il a notamment affirmé que les réfugié·es climatiques n’existent pas, que ce ne sont que des réfugié·es économiques (1), qu’il aimerait supprimer les droits existant pour les personnes trans (2) et a félicité Marine Lepen et Jordan Bardella pour leur score aux élections françaises en juin 2024 (3). Tom Van Grieken ne se limite pas aux discours. Il mène campagne sur le terrain pour diffuser ses idées réactionnaires et provoquer, et ce depuis le début de son engagement politique. En 2009, encore étudiant, il a été à l’initiative d’une action « du papier pour les sans papiers » : lui et ses camarades ont jeté du papier toilette sur des personnes sans papiers qui occupaient un bâtiment universitaire. Quelques années plus tard, alors qu’il se fait élire à la tête des jeunes du Vlaams Belang, il a distribué des saucisses de porc à un barbecue organisé dans sa commune, sans porc au menu pour inclure les personnes musulmanes. La conférence de ce mercredi est organisée par le Nationalistische Studentenvereniging (NSV – association étudiante nationaliste), qui avait déjà invité Dries Van Langenhoven (Vlaams Belang) en février 2024 pour une conférence qui avait fait scandale. L’université de Leuven avait porté plainte contre Dries Van Langenhoven pour incitation au racisme. Pendant sa jeunesse, Tom Van Grieken a été président du NSV et de nombreuses personnalités du Vlaams Belang ont fréquenté cette association. La conférence de ce mercredi s’inscrit pleinement dans la stratégie du Vlaams Belang pour séduire les jeunes. Un fut de bière est par ailleurs offert à l’occasion de cette conférence, pratique courante des mouvements étudiants en lien avec le Vlaams Belang. Les organisateur·rices présentent l’événement comme ceci : « La victoire du nationalisme flamand en 2024 n’a toujours pas porté ses fruits. Pire encore, il semble que rien n’ait changé. Notre indépendance a l’air plus lointaine que jamais, et nos villes se remplissent de plus en plus d’étrangers«  « De overwinning van het Vlaams-nationalisme in 2024 heeft nog steeds geen vruchten afgeworpen. Sterker nog, er lijkt helemaal niets veranderd. Onze onafhankelijkheid lijkt verder weg dan ooit en de vervreemding van...

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Extrême-droite / Antifascisme

The struggle to build an anti-war mouvement : views, prospects, strategy

We are witnessing an acceleration of the march of the European bourgeois states towards a re-militarisation of the war that the national (also into their international alliances) capitalist classes wage against one another. Some elements of this process are openly manifested every day : increase in the budgets for armaments, naturalization and trivialization of the war speeches, habituation and preparation of « populations » to this « necessity ». With such a military policy, the consequences on the working class so far, limited to national territories, already entail a strengthening of austerity measures, an uninhibited reduction of rights and an extension of social control. But it could also lead to battles on European soil, a general mobilization in the name of national interests and the establishment of an indefinite state of emergency. Here in Belgium, this situation already negatively affects a large part of people who are not on the safe side of the social spectrum and there is no indication that it will not deteriorate rapidly in the times to come, to the point that it seems to us that it should be the subject of a shared question for the forces of the left. Following the meetings and events held in Brussels and Liege from October until now, we invite you to an info session with Leuven Anarchistische Groep to analyse and think together the current situation, to confront and develop our perceptions of what we can do to organize ourselves and act against the capitalist logic of war. February 6 2025, 18:30 - Sojo Eénmeilaan 35, 3010 Kessel-Lo Leuven

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Santé / Soins

“Pire qu’une prison” : Témoignage d’une visiteuse du centre fermé de Bruges

24 janvier 2025 Nous relayons ici le témoignage d’une visiteuse du centre fermé de Bruges, qui nous raconte les conditions de détention déplorables, le manque d’intimité et l’atmosphère tendue. Elle nous raconte également la présence d’un jeune garçon mineur (de 15 ans) dans le centre. J‘ai été au centre de Bruges aujourd’hui. Cela faisait très longtemps que je n’y avais plus été. La situation était plus choquante que jamais. J’avais déposé un sac en plastique pour une personne qui était expulsée le lendemain, avec dedans un smartphone et du dentifrice.Le dentifrice a été refusé… Puis j’ai dû signer un papier qui marquait “sac en plastique“, sans mentionner ce qu’il y avait à l’intérieur. Je l’ai fait corriger par une jeune femme très aimable en sortant, elle a aussi accepté le dentifrice. Puis, malgré le fait que j’avais passé le détecteur de métal sans aucun problème, on m’a fouillée de la tête aux pieds (intérieur des chaussettes, manches, etc.). J’ai pu ensuite me diriger vers la salle de visite, accompagnée par deux gardiens. Chaque porte était verrouillée avant de passer à la suivante. C’est pire qu’une prison. Les conditions de détention sont intolérables. Les détenus dorment dans une grande salle, dans des lits superposés. Il n’y a aucune intimité. Ils sont obligés de se lever à 8h, avec une extinction des lumières à 22h, sans plus aucune possibilité de faire quoique ce soit. Tout est contrôlé, minuté. J’apprends qu’il y a un tout jeune garçon (15 ans environ) qui est enfermé dans le centre. Il a pourtant des papiers avec sa date de naissance, attestant sa minorité.En plus de ça, physiquement, il semble extrêment jeune. Il a été enlevé de la famille chez laquelle il logeait car des examens médicaux (qui sont tout sauf basés sur de la science) le déterminent comme majeur. J’ai eu le gamin au téléphone après ma visite, et j’ai contacté sa famille d’accueil, qui ira le visiter ce week-end. Heureusement le jeune garçon est accompagné par une avocate, mais qui est débordée… En tout cas : dans quel pays on vit ! ‘Worse than a prison‘ : a visitor’s testimony at Bruges’ closed centre “Erger dan een gevangenis” : de getuigenis van een bezoeker in het gesloten centrum van Brugge

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Guerre / Antimilitarisme

[Canceled] Defend DAANES - Stop the Turkish Aggression of North-East Syria !

Call for a Demonstration denouncing the NATO-backed Turkish assault on North-East Syria. Wednesday 11th of December, 10:30 at Place de Namur. To all Antifascists and Revolutionaries !  Join us at the solidarity protest in Brussels (11/12 : 10:30 at Porte De Namur) Get active and join the solidarity committees ! Defend Manbij and North-East Syria ! Mobilise against Turkish fascism !  As we celebrate the fall of the Butcher of Damascus, the dictator Bashar al-Assad, our comrades from the Democratic Autonomous Administration of North-East Syria (DAANES) are fighting for their lives against Turkish-backed mercenaries, supported by the Turkish Air Force. Manbij, a diverse city of 300.000 inhabitants, is under assault. If it falls, the road to the DAANES is open to a Turkish military offensive.  Recep Tayyip Erdogan has referred to DAANES as a « terror state » and has consistently voiced support for the annihilation of its armed forces and Turkish colonisation of the region. Manbij must hold. There can be no new Turkish invasion of Northern Syria.  DAANES is one of the only revolutionary democratic and autonomous societies in the world. It is organised in autonomous administrative and military councils, independent worker and women’s unions, direct democratic processes, popular education, and full participation of women and minority groups to all political institutions.  Their autonomous, antifascist struggle has inspired revolutionary movements and antifascist militants all around the planet, most notably in Myanmar, Greece, Chiapas, and West Papua. DAANES was first established by beating back both the Assad regime and the Islamic State in Syria and the Levant (DAESH), through the combined efforts of Kurdish, Arab, Syriac-Assyrian, Turkmen, Yezidi, and other minority groups’ revolutionary forces, with the support of thousands of internationalist fighters.  Spanning an area larger than Belgium, and home to a population of 4.6 million, DAANES is far from a Utopia. It faces significant challenges, but its ideals and resilience make it worth defending, and it must be supported.  As a consequence of imperialist divide-and-rule tactics, authoritarian state violence, eurocentrism, nationalism and sectarian conflicts, there has been a historical lack of support among the different peoples of the region. This must be remedied, especially in the face of Turkish and Zionist state aggression. Since 2016, it has resisted constant Turkish assaults and bombing campaigns, as well as new DAESH infiltration attempts. Today, more than 80% of the DAANES’s power-grid has been destroyed by the Turkish air force, incapacitating hospitals, schools, and public services. Dams blocking the Euphrates river have also made farming impossible due to droughts. Political figures and journalists are constantly being assassinated by Turkish drones and Daesh sleeper cells. The war on the DAANES is a clear part of the NATO imperialist aggression against the...

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Écologie

Retour sur l’explusion de l’occupation du Wondelmeersen à Gand (EN/FR)

Personal testimony of the eviction of the forest occupation in Ghent on the 9th of October. [FRENCH BELOW] As you probably noticed we got evicted on the 9th of October. They came at 6h in the morning. We woke up in our treehouses and saw their strong lights. Hundreds of cops circled the whole Wondelmeersen. Neighbours couldn’t get near. Streets were blocked. Police was checking everyone that wanted to pass the wider area. It was still dark for a long time. But then when the sun got up, we all of a sudden saw how fucking many cops were standing below us in the forest. Also a lot of groups of anti-terror unit COPS standing there with their big guns ready in their hands. Meanwhile they were destroying our ground structures in full rage. Also 2 drones and a helicopter were checking on everything from above us. And at the same time the eviction tank was trying to get through our big barricade. (Which took quite some time) Via walkways we started spreading out in the trees, lock-ons ready, some occupiers climbing as high as possible up in the trees. Then at least 20 climbing cops came. And with them a lot of ladders to get on the kitchen platform and to get up on the lower part of the trees. The climbing unit went really fast and unsafe. They were using our structures and climbing ropes even going on our walkways. Taking a lot of risks. Bringing people in danger by wanting to cut safety lines. Pointing a gun at someone threatening to shoot if they move. Standing on the third floor of the Miss Beam tower with waaay too many cops. Just too many examples for their unprofessional and dangerous behaviour… 1 by 1 people got removed from the trees and were getting arrested. The people that climbed high up in the trees got evicted by helicopter since the climbing cops couldn’t reach them. In total 17 people got arrested and were kept in the cell for 12 hours. The neighbourhood and whole Ghent was furious for this massive police operation. The state showed its true face once again… A spontaneous but beautiful demonstration arose right next to the Wondelmeersen. At the same time trees were getting cut. Some of them were at least 100 years old. It was a shocking day. An attack on nature. An attack on all that was alive. More then 600 species had yet been discovered in the Wondelmeersen. Now they lost their place to live, if only they didn’t got killed by the machines… 😢 More protests and days of actions followed. Some tried to block the big machines of destruction. Some climbed in the trees that were still standing. At the same time the action comité from the neighbours was legally trying to stop the machines. And after some days they had succes with that !! Since then De Lijn cannot continue cutting and working in the Wondelmeersen until there’s the court decision about the permission for their busdepot. This decision should be there in a couple months. In Belgium this happens all the time, they cut forests before there’s...

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Écologie

[Gand] la police expulse violemment une occupation qui protégeait un espace vert de 14 hectares menacé de destruction

Depuis le 20 juin dernier, des militant·es écologistes ont occupé la zone de la Wondelgemse Meersen au nord de Gand pour s’opposer à un projet de bétonisation. Cette réserve naturelle de 14 hectares figure aujourd’hui comme une des dernières parcelles encore en friche* d’un ancien terrain marécageux et est menacée par le projet de construction d’un dépôt de bus et de trams De Lijn (transports en communs flamands). Notons que 6 autres possibilités d’emplacement pour ce futur dépôt sont possibles mais elles ont toutes été écartées sans raison apparente. En plus de la zone naturelle, ce sont plus de 40 espèces animales protégées qui sont menacées par ce projet de bétonisation d’une zone en friche. Après plus de trois mois d’occupation, ce mercredi 9 octobre à l’aube, les forces de l’ordre ont décidé d’intervenir et de mettre fin à cette occupation. 14 militant·es ont été arreté·es lors de l’intervention policière. Le dispositif policier présent sur la zone le jour de l’expulsion était composé d’une quinzaine de combis de police, de drones, d’un hélicoptère et de nombreux chiens. Les militant·es qui ont construit cette occupation se sont installé·es en hauteur dans les arbres. En installant des habitations en hauteur pour empêcher la démolition du site forestier, les personnes présentes ont rendu impossible la destruction des arbres pour des raisons de sécurité humaine. Depuis le début de cette occupation, les personnes présentes sur place ont reçu un important soutien tant de la part d’habitant·es du quartier que d’autres organisations écologistes. En occupant cette zone, les militant·es ont permis de retarder considérablement la date à laquelle le défrichage de la zone aurait dû commencer. Initialement, à la demande de De Lijn, le juge avait ordonné que la forêt soit défrichée à la mi-juillet. Vu le retard occasionné par l’occupation dans la construction de ce dépôt, De Lijn a exigé des pouvoirs publics qu’ils imputent des amendes aux occupant·es de la zone naturelle. Cela fait plus d’une dizaine d’années que des luttes similaires ont lieu en Belgique, pour la préservation de sites naturels rares et menacés par des projets de bétonisation. Des zones à défendre (ZAD) ont par exemple récemment été organisées à Arlon ou à Liège pour protéger des sites naturels. En occupant un terrain de la sorte, les occupant·es arrivent souvent à retarder des projets de bétonisation de plusieurs mois, voire de les faire annuler. Cela avait par exemple été le cas à la ZAD de la Chartreuse à liège qui avait permis de faire plier un projet de construction immobilière. Rappelons également que les rares espaces verts encore en friche à Bruxelles sont souvent menacés de destruction au profit de projets immobiliers. C’est par exemple le cas à Laeken dans la friche de l’ilot Donderberg ou encore au marais de Biestebroeck. Dans certains cas, la défense de logement, qu’il soit public ou social est essentielle pour répondre à la crise du logement à (...)

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