Anarchismes / Antiautoritaire

[BROCHURE] Pour qu’on n’ait plus à porter nos enfants la peur au ventre
Avertissements de lecture Dans cette brochure des actes (réels ou supposés) et des propos (réels ou supposés) transphobes et/ou cis-sexistes vont être évoqués, parfois via des témoignages, parfois par des personnes concernées, parfois par des personnes non concernées. Prenez soin de vous. Qui sommes nous ? Le collectif des hippocampes est un petit collectif en non-mixité de personnes transmasc ayant porté un enfant après leur transition, et actuellement uniquement composé de personnes blanches. Formé à partir d’un discord créé en 2023, il est pensé comme un espace d’échange et d’entraide qui a été vital pour plusieurs d’entre nous dans des moments difficiles comme la grossesse, le post-partum. C’est un espace où on s’apporte mutuellement du soin, du soutien émotionnel, et où on peut élaborer des stratégies pour vivre au mieux ces moments. La deuxième fonction de notre collectif est de créer des liens entre nos enfants : on a envie qu’iels se rencontrent, se connaissent et puissent grandir dans un monde où chacun.e d’elleux n’est pas le seul bébé à avoir été porté par son parent transmasc, par son papa, par un de ses papa.x.s. On espère que ces liens leur apporteront de la sécurité, et de l’empouvoirement pour leur vie future. À l’Existransinter 2024 de Paris, on a marché avec nos bébés derrière une banderole portant l’inscription « ParentEs et tatas trans, nos parentés sont puissantes », et on a distribué notre premier tract. Parce que notre troisième fonction est aussi d’élaborer des revendications et de les défendre dans l’espace public pour faire avacer nos droits ! Les hippocampes – hippocampes@proton.me Pour qu’on n’ait plus a porter nos enfants la peur au ventre Si l’Etat français ne veut pas qu’on soit trans, il veut encore moins qu’on soit trans et parents. On a dû se battre jusqu’en 2016 pour que la stérilisation chirurgicale ne soit plus nécessaire pour faire changer la mention de sexe à l’état civil. Cette histoire de transphobie, d’eugénisme est très récente, c’est notre histoire ; on s’est construit.x.s avec cette violence-là, avec cette idée que pour l’Etat français c’est soit la transition, soit la parentalité, mais surtout pas les deux. Sauf qu’en réalité il y a beaucoup de personnes trans qui sont parent.e.s : soit qu’elles aient eu des enfants avant leur transition, soit qu’elles choisissent de ne pas faire de Changement d’Etat Civil (CEC). On est loin d’être les premier.x.s à choisir ET la transition ET la parentalité, mais chacunx, dans son petit monde, est le premier. Souvent, le premier mec trans enceint qu’on a vu, c’était nous-même ! Être trans et enceint, c’est une expérience à la fois socialement invisible, et hypervisible dans les médias sensationnalistes. Notre existence est constamment niée, effacée, gommée, et en même temps mise en spectacle dans des émissions sur M6 qui posent sur nos corps un regard violemment altérisant. En fait, l’invisibilisation sociale et l’hypervisibilité...

Contre-feu - À propos de la cata du 10 septembre
Retour sur le mouvement « Bloquons Tout ! » qui n’en fut pas un. Le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre 2025, comme on s’en doutait, n’a été qu’un médiocre revival du mouvement contre la réforme des retraites de 2023 en accéléré. La différence, c’est un encadrement encore plus parfait prenant en charge les moindres aspects du mouvement avant même qu’il n’existe. En dehors de ça, c’est toujours la même chose : beaucoup de monde dans les manifestations en ville, des actions grand spectacle assez peu suivies et peu efficaces, des réunions d’organisation tenues par des militants, quasi aucune Assemblée Générale sur les lieux de travail, des petites grèves isolées un peu partout sans rapport de force, des dates qui s’égrènent en suivant un calendrier politique et syndical... Pourtant les appels à la mobilisation avaient d’abord émergé loin de ces cadres bien connus. Ils s’opposaient en premier lieu au très impopulaire plan d’austérité de Bayrou annoncé le 15 juillet. Celui-ci prévoyait tout simplement une redistribution des richesses vers le haut, en coupant drastiquement dans le budget du social afin de financer les investissements dans l’économie et la défense. Autrement dit, une attaque directe contre les conditions de vie matérielles de tous les exploités. Mais la mobilisation du 10 n’a pas vu émerger de lutte sur ce terrain ; au contraire, ce à quoi nous avons assisté, c’est à l’évanouissement de la colère sociale dans les méandres d’une mobilisation impuissante de la gauche. Si nous faisons ce constat amer c’est bien que cette date était la seule perspective intéressante du moment et qu’il nous semble nécessaire d’en tirer le bilan critique. Après cette débâcle, l’avenir semble bien sombre. Combien de temps avant qu’un nouveau mouvement puisse émerger si les dernières tentatives de lutte ressemblent à de la défaite en barre ? SITUATION ACTUELLE Avec la stagnation de l’économie mondiale, l’austérité est la norme. Partout dans le monde les compromis sociaux basés sur la croissance et une certaine redistribution des richesses n’est plus à l’ordre du jour. Progressivement privés des moyens de maintenir le statu quo, les États traversent des crises où la légitimité de leur personnel politique est remise en question. À l’inverse, la résistance du prolétariat semble affaiblie et désorientée par le manque de perspectives tant dans chaque pays qu’à l’échelle internationale. Le rejet, même violent, des gouvernements se galvanise le plus souvent autour de l’idée du « peuple » trahi par ses élites vendues au capital étranger. Du pain béni pour les chauvins de tous poils à l’heure où dans toutes les grandes puissances, une partie de la bourgeoisie remet elle-même en cause le cadre actuel de la mondialisation. Tout le monde, jusqu’aux USA, y va de sa critique à l’égard d’un système globalisé qui brime les intérêts de son peuple ou de sa nation. C’est sur le compromis superficiel de « l’intérêt national » que les classes dirigeantes tentent...

Introduction au Groupe Anarchiste au Soudan
Dans un article rédigé en consultation avec les camarades au Soudan, le groupe Black Rose / Rosa Negra (U.S.A) fournit un compte rendu écrit de la manière dont l’organisation aujourd’hui connue sous le nom d’Anarchist Group in Sudan (AGS) a vu le jour. Cette publication en est la traduction directe. Revendiquer la liberté dans la révolution et la guerre. La Révolution soudanaise compte parmi les grands soulèvements révolutionnaires du XXIᵉ siècle. Comme trop de nos grandes révolutions, elle a — du moins pour l’instant — été étouffée dans le sang et la dictature. Mais, à l’instar de toutes les grandes révolutions, elle a aussi été un creuset où se sont forgées de nouvelles idées, pratiques et tendances politiques pour le moins significatives. Bien que l’anarchisme ne soit pas chose nouvelle en Afrique, comme dans de nombreuses autres régions du monde, il peine encore à dépasser le stade de tradition intellectuelle ou de mode de vie pour devenir un mouvement porteur de recommandations stratégiques et concrètes. En s’impliquant pleinement dans les mouvements sociaux qui ont porté la Révolution soudanaise, tout en développant leur propre organisation politique formelle, les anarchistes au Soudan ont réussi à élaborer une pratique révolutionnaire ancrée dans la lutte des classes de leur pays. Malgré des conditions radicalement différentes de celles que nous connaissons ici, leurs expériences nous offrent des leçons précieuses, tant sur le processus de lutte révolutionnaire que sur la survie en temps de guerre civile et d’intense répression. Avant le déclenchement des manifestations massives de décembre 2018, le Soudan connaissait déjà une opposition grandissante à la dictature d’Omar el-Bechir et aux conditions économiques accablantes auxquelles la population était confrontée sous son régime. Cette atmosphère, marquée par des éclats successifs de protestations étudiantes et ouvrières incita de jeunes militants étudiants à chercher des systèmes de pensée capables de les aider à surmonter les nombreux obstacles auxquels ils/elles étaient confronté·e·s. C’est durant cette période que certains des membres fondateurs du Groupe Anarchiste au Soudan (AGS) ont découvert l’anarchisme, et que ce groupe a été fondé en avril 2017, d’abord en un petit cercle de cinq camarades. L’AGS était au départ une petite organisation étudiante. Ses membres ont commencé par se concentrer sur l’implantation dans les universités soudanaises, en agissant dans la clandestinité et en ciblant les petits campus à la périphérie, là où la présence de l’État était moins marquée. Dans le contexte de l’opposition soudanaise, la clandestinité est une pratique tout à fait courante. L’AGS a évité stratégiquement la confrontation directe avec le pouvoir, préférant s’immerger dans les espaces de lutte populaire, notamment les syndicats étudiants. Le groupe a élargi son influence en entrant en contact avec de jeunes activistes en quête d’alternatives aux idéologies politiques...
[Brochure] Le Programme anarchiste
Introduction Malatesta fut chargé par la Commission de Correspondance de l’Union Anarchiste Italienne (U.A.I.) de rédiger une « Déclaration de Principes », tâche qu’il accepta. Au congrès de Bologne de l’U.A.I.(du 1er au 4 juillet 1920), le texte qu’il avait rédigé, Le Programme anarchiste, fut entièrement accepté par le congrès et publié à Milan la même année. Il faut noter qu’il ne s’agit pas en 1920 d’un texte absolument original. En effet, Malatesta s’est inspiré d’un programme qu’il avait publié en 1899 à Paterson, aux États-Unis, dans différents numéros de La Question Sociale, texte qui fut repris en brochure par le groupe « L’Avenir » à New London en 1903, puis de nouveau en 1905 sous le titre de Notre programme. La publication de 1920 ne fut cependant pas une reproduction textuelle. Malatesta la corrigea, y apporta de sensibles modifications et y ajouta ce que lui suggérèrent les circonstances contemporaines et le caractère collectif qui devait être celui du texte. Ce qui en fait donc un texte essentiellement nouveau. Le premier paragraphe n’apparaît pas en 1920 mais les intertitres sont par contre de cette époque. Le texte fut traduit en plusieurs langues (espagnol, portugais, chinois, anglais, français, etc.), généralement sous le titre de Programme anarchiste, et jouit de nombreuses rééditions depuis. La traduction que l’on présente aujourd’hui fut établie en 1979 (et publiée dans le recueil d’Israel Renoff) à partir du texte de 1903 réédité à Turin, en 1963, comparé avec le texte de 1920. Les traducteurs se sont aussi inspirés des versions du Bulletin International de C.R.I.A.(1949), de Vicenzo Tascafonco et de Vernon Richards. La présente édition s’est contentée de re-confronter le texte du recueil de Renoff avec la traduction française des Écrits choisis, tome III [1]. * * * Nous n’avons rien de nouveau à dire. La propagande n’est, et ne peut être, que la répétition continue, inlassable, des principes qui doivent nous servir de guide dans la conduite que nous devons suivre dans les différentes circonstances de la vie. Nous répéterons donc avec des termes plus ou moins différents, mais dans le fond constants, notre vieux programme socialiste-anarchiste-révolutionnaire. Le programme de l’Union Anarchiste Italienne est le programme anarchiste-communiste révolutionnaire. Il y a déjà un demi siècle, il fut proposé en Italie au sein de l’Internationale sous le nom de programme socialiste. Plus tard, il prit celui de socialiste-anarchiste, comme réaction contre la dégénérescence autoritaire et parlementaire croissante du mouvement socialiste. Puis finalement on l’appela anarchiste. NEFAC (Fédération des communistes libertaires du Nord-Est), mai 2008 1. Ce que nous voulons. Nous croyons que la plus grande partie des maux qui affligent les hommes découle de la mauvaise organisation sociale ; et que les hommes, par leur volonté et leur savoir, peuvent les faire disparaître. La société actuelle est le résultat...
Bergame (Italie) : 26e Mostra des livres anarchistes, les 22 et 23 novembre 2025
Samedi 22 et dimanche 23 novembre 2025 Anarchist Bookfair – 26e édition Mostra di libri a carattere anarchico e libertario Au circolo ARCI “Al Bafo”, piazza Bolognini, dans le quartier Seriate, à Bergame. Programme : Samedi 22 novembre 16:00 Présentation des stands de lectures 17:30 Présentation du livre "Pour la révolution sociale. Les anarchistes dans la résistance à Milan (1943-1945)" (Per la rivoluzione sociale. Gli anarchici nella resistenza a Milano, 1943-1945), par Franco Schirone 18:30 Présentation du livre "Histoires invisibles" (Storie invisibili) sur la violence contre les femmes, par Roberta Cospito 20:30 Moment convivial 22:00 DJ Set Dimanche 23 novembre 12:00 Ouverture des stands de lecture 13:00 Moment convivial 15:30 Présentation du livre "Vivre ma vie. Autobiographie intégrale de l’anarchiste Emma Goldman" (Vivendo la mia vita. Autobiografia integrale dell’anarchica Emma Goldman) par Selva Varengo et Luisa Dell’Acqua L’info en italien : underground.noblogs.org
Montevideo (Uruguay) : 11e feria du livre anarchiste, les 22 et 23 novembre 2025
🔥 Depuis l’organisation de la Feria du Livre Anarchiste de Montevideo, nous annonçons des propositions d’ateliers, des discussions et/ou des entretiens. Nous étendons également l’appel à la mobilisation aux collectifs, groupes ou individus qui développent des propositions éditoriales. La feria a pour objectif la rencontre pour la diffusion de matériaux, publications, propagande et autres concernant l’anarchie. Salú ! 🔥 Pour participer, vous pouvez écrire à : feriadellibroanarquistamvdeo@@@riseup.net Les 22 et 23 novembre 2025 À partir de 14 heures Espace Tempête (espace kuir autogéré) Nous vous attendons !

Nous avons fermé Elbit ! : Réflexions depuis Cambridge sur la campagne contre Elbit.
Elbit System est la plus grande entreprise d’armement israélienne. Le 8 septembre 2021, Elbit a annoncé vouloir ouvrir un « pôle innovation » à Cambridge, dans le Massachusetts, pour sa filiale KMC Systems. En moins de 3 ans, le Centre d’Innovation a dû fermer sous la pression d’activistes. La résiliation anticipée du bail de l’année dernière pour le bureau de KMC est la première fois que des militant·es aux États-Unis ont contraint Elbit Systems à fermer une de ses installations. C’est aussi un des rares succès que compte le mouvement américain de solidarité avec la Palestine depuis le début du génocide à Gaza, en 2023. Cette analyse anonyme qui nous a été envoyée étudie la campagne d’actions directes ciblées menée pendant un an qui a réussi à expulser KMC Systems de la ville de Cambridge. Pour commencer Le 8 septembre 2021, la plus grande entreprise d’armement israélienne a annoncé que sa filiale KMC Systems avait ouvert un Centre d’Innovation au cœur de Cambridge. KMC Systems (ci-après dénommée du nom de sa compagnie-mère, Elbit) a justifié cette implantation par la croissance anticipée de l’entreprise. Le lancement de leur expansion à Cambridge met l’entreprise à distance des lieux de recrutement de ses « meilleurs talents », comme Harvard ou le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Pendant que le maire de la ville coupait joyeusement le ruban, les activistes prenaient des notes. Mais iels n’ont pas frappé immédiatement. Près de Somerville [située également dans le Massachusetts], plusieurs associations pro-Palestine étaient occupées à faire pression sur Puma pour que l’entreprise stoppe son partenariat avec l’équipe de football israélienne. D’autres préparaient discrètement la publication d’un projet de recherche interactif sur les soutiens du sionisme dans le Massachusetts, connu sous le nom de The Mappping Project. Plus d’un an s’est écoulé avant qu’une manifestation soit organisée contre Elbit, en réaction à l’attaque meurtrière perpétrée par Tsahal contre le camp de réfugiés de Jénine en janvier 2023. En décembre 2021, les manifestant.es du BDS Boston ont contraint Puma à fermer temporairement son magasin d’usine. Quelques jours plus tard, une foule d’environ 300 personnes s’est regroupée devant la mairie de Cambridge et s’est scindée en deux blocs pour aller perturber le Centre d’Innovation situé au 130 Bishop-Allen Drive. Comme le bâtiment de trois étages était cerné par une mer de drapeaux palestiniens, plusieurs douzaines de manifestant·es ont pris d’assaut le hall d’entrée. Toutefois, les accès verrouillés aux étages ont empêché les militant·es d’atteindre le second étage, là où Elbit louait ses bureaux. Qu’à cela ne tienne, les organisateur·rices ont pris la parole pour faire des discours contre l’entreprise d’armement, iels ont perturbé le travail des employé.es situé.es au premier étage, et ont quitté les lieux avant l’arrivée de la police pour éviter toute arrestation. La manifestation a continué sans...
[Brochure] Zone à Défendre
Donne, partage, copie, réimprime, diffuse ce zine, que cette histoire soit partagée et qu’on s’en souvienne. Pour avoir accès à la BD et lire la suite de ce texte, aller sur le pdf en version lecture en ligne : PDF Du 16 septembre au 7 octobre 2024, des militant·es écureuil·les et chauves-souris sont monté·es dans les arbres et sur les toits du Verger pour défendre la dernière Zad, Zone à défendre, du tracé de l’A69. L’A69 est un projet d’autoroute entre Castres et Toulouse inutile et catastrophique sur le plan environnemental. Pour empêcher sa réalisation, une Zad s’est déployée sur son tracé, installée sur plusieurs zones, dont le Verger. Ces zones ont été habitées et partagées par des personnes venues un jour, une semaine, des mois, lutter pour la survie de ces habitats contre les machines destructrices de ce chantier. Ce zine rassemble les illustrations quotidiennes d’une grimpante déter, écureuille lors de l’évacuation des derniers arbres du tracé. On y retrouve un récit des cinq dernières écureuilles qui ont résisté, pendant ce siège de vingt-deux jours, perchées dans deux noyers du Verger. TÉMOIGNAGE COÉCRIT PAR LES CINQ DERNIÈRES ÉCUREUILLES DU VERGER Nous parlons d’une zone à défendre située entre Castres et Toulouse sur le tracé de l’autoroute A69. 53 km de chantier, d’arbres abattus, de champs désertifiés, d’artificialisation des sols. Plusieurs zones zadées ont éclos, la Crem’zad, la Crem’arbre, la Cal’arbre et enfin le Verger. Le Verger est le jardin d’Alexandra, ancienne locataire devenue occupante de droit de la dernière maison encore habitée sur le tracé de l’autoroute. Elle a ouvert la porte aux zadistes et nous avons surnommé Verger son terrain rempli d’arbres fruitiers et de plantes comestibles. L’une d’entre nous y a même cultivé un grand potager, habité par des plants de tomates, aubergines, pommes de terres, piments, etc. Nous avons occupé les arbres du Verger de mars 2024 jusqu’à leur évacuation par la police, qui dura du 16 septembre au 7 octobre 2024. Des cabanes et des plateformes furent construites sur des noyers, chênes, frênes, tilleuls, marronniers, et platanes. Nous avons lutté pour la protection de cet habitat avec Alexandra contre les violences des expropriants (NGE-ATOSCA [1]) et leur volonté de l’isoler. INTERVENTIONS DE LA CNAMO [2] Les premières interventions étaient assez distantes de nous, dans des arbres à l’autre bout du jardin. Pourtant nous avons vu et surtout entendu les cris, ceux des écucus [3] et du sol, d’encouragements et de mises en garde des CNAMO. « Courage ! » « Faites attention à vous » « Iel est détaché·e ! Vous le·a mettez en danger ! » « Cette branche est trop petite pour vous, elle va casser ! » Entendu aussi le bruit sourd de la chute d’un·e camarade sur le chemin où étaient éparpillées des tuiles. Vu aussi la course effrénée de ce·tte camarade dans les petites branches hautes du tilleul, pendant que plusieurs hommes cagoulés et en uniforme le·a...














