Anarchismes / Antiautoritaire

Extrême-droite / Antifascisme

[Projection] « Nous sommes des champs de bataille »

Front de mères, OSVP et Bruxelles Bagarre Club vous invitent à la projection du dernier film de Mathieu Rigouste "Nous sommes des champs de bataille". La projection sera suivie d’une discussion autour d’un repas avec le réalisateur, Fahima qui intervient dans le film, et les collectifs organisateurs. Vendredi 12 décembre à 19h au Mona (avenue de Jette 225, 1090 Jette) Entrée à prix libre Repas gratuit par le collectif 100dal Film en français sous-titré anglais “ Depuis le début des années 2000, j’enquête sur le système sécuritaire tout en participant aux luttes sociales. Et pour cette raison, j’ai été fiché par les services de renseignements français. Mais nous avons besoin de mieux comprendre cette machine de guerre et de contrôle qui écrase les peuples. Alors j’ai décidé d’aller enquêter au coeur de Milipol, le salon mondial de la sécurité intérieure des Etats. Suivez-moi dans les coulisses de ce business mondial. Nous allons enquêter ensemble sur la fabrication des guerres, la globalisation de la surveillance et le commerce de la répression. Il s’agit de mettre en lumière les rouages d’un système en laissant ses principaux acteurs le raconter eux-mêmes, face caméra. Et d’y réfléchir avec celles et ceux qui subissent l’ordre militaro-sécuritaire au quotidien et qui tentent de lui résister pour exister. A travers les interstices, nous interrogeons notre participation à l’ordre des choses et du monde, notre capacité à nous préserver et à nous transformer. Dans le reflet de la machine de guerre, nous sommes face à nous-mêmes et à ce que nous voulons devenir." NOUS SOMMES DES CHAMPS DE BATAILLE, un film de Mathieu Rigouste 90 min, France, 2025

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Santé / Soins

[BROCHURE] Pour qu’on n’ait plus à porter nos enfants la peur au ventre

Avertissements de lecture Dans cette brochure des actes (réels ou supposés) et des propos (réels ou supposés) transphobes et/ou cis-sexistes vont être évoqués, parfois via des témoignages, parfois par des personnes concernées, parfois par des personnes non concernées. Prenez soin de vous. Qui sommes nous ? Le collectif des hippocampes est un petit collectif en non-mixité de personnes transmasc ayant porté un enfant après leur transition, et actuellement uniquement composé de personnes blanches. Formé à partir d’un discord créé en 2023, il est pensé comme un espace d’échange et d’entraide qui a été vital pour plusieurs d’entre nous dans des moments difficiles comme la grossesse, le post-partum. C’est un espace où on s’apporte mutuellement du soin, du soutien émotionnel, et où on peut élaborer des stratégies pour vivre au mieux ces moments. La deuxième fonction de notre collectif est de créer des liens entre nos enfants : on a envie qu’iels se rencontrent, se connaissent et puissent grandir dans un monde où chacun.e d’elleux n’est pas le seul bébé à avoir été porté par son parent transmasc, par son papa, par un de ses papa.x.s. On espère que ces liens leur apporteront de la sécurité, et de l’empouvoirement pour leur vie future. À l’Existransinter 2024 de Paris, on a marché avec nos bébés derrière une banderole portant l’inscription « ParentEs et tatas trans, nos parentés sont puissantes », et on a distribué notre premier tract. Parce que notre troisième fonction est aussi d’élaborer des revendications et de les défendre dans l’espace public pour faire avacer nos droits ! Les hippocampes – hippocampes@proton.me Pour qu’on n’ait plus a porter nos enfants la peur au ventre Si l’Etat français ne veut pas qu’on soit trans, il veut encore moins qu’on soit trans et parents. On a dû se battre jusqu’en 2016 pour que la stérilisation chirurgicale ne soit plus nécessaire pour faire changer la mention de sexe à l’état civil. Cette histoire de transphobie, d’eugénisme est très récente, c’est notre histoire ; on s’est construit.x.s avec cette violence-là, avec cette idée que pour l’Etat français c’est soit la transition, soit la parentalité, mais surtout pas les deux. Sauf qu’en réalité il y a beaucoup de personnes trans qui sont parent.e.s : soit qu’elles aient eu des enfants avant leur transition, soit qu’elles choisissent de ne pas faire de Changement d’Etat Civil (CEC). On est loin d’être les premier.x.s à choisir ET la transition ET la parentalité, mais chacunx, dans son petit monde, est le premier. Souvent, le premier mec trans enceint qu’on a vu, c’était nous-même ! Être trans et enceint, c’est une expérience à la fois socialement invisible, et hypervisible dans les médias sensationnalistes. Notre existence est constamment niée, effacée, gommée, et en même temps mise en spectacle dans des émissions sur M6 qui posent sur nos corps un regard violemment altérisant. En fait, l’invisibilisation sociale et l’hypervisibilité...

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BRUXELLES : Trois voitures de police incendiées à Bruxelles en face d’un commissariat

Dans la nuit du 9 au 10 novembre, trois voitures de police ont été incendiées en face du commissariat de la place Fernand Coq à Ixelles, rue du Collège. Les voitures ont partiellement brûlé, personne n’a été blessé. Une personne a été arrêtée dans une rue parallèle. Selon SudInfo, la personne arrêtée serait proche de la mouvance anarchiste. Mais on ne retrouve pas d’autres informations allant dans ce sens dans d’autres médias. Selon le parquet, une patrouille de police se trouvait à proximité immédiate du commissariat lorsque les véhicules ont été incendiés et est intervenue immédiatement. « Le suspect a été inculpé du chef d’incendie volontaire sur bien mobilier, la nuit. Il a été placé sous mandat d’arrêt. », a déclaré le parquet. Sources : « Trois véhicules de police incendiés devant le commissariat central d’Ixelles« , 7sur7, 10/11/2025 https://www.7sur7.be/faits-divers/trois-vehicules-de-police-incendies-devant-le-commissariat-central-dixelles a86a9d7f/ « Ixelles : trois véhicules de police incendiés devant le commissariat de la rue du Collège, le suspect placé sous mandat d’arrêt« , RTBF, 10/11/2025, https://www.rtbf.be/article/ixelles-trois-vehicules-de-police-incendies-devant-le-commissariat-de-la-rue-du-college-11629856 « Bruxelles : Attaque incendiaire contre la police à Ixelles« , Secours Rouge, 10/11/2025, https://secoursrouge.org/bruxelles-attaque-incendiaire-contre-la-police-a-ixelles/

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Travail / Précariat

Contre-feu - À propos de la cata du 10 septembre

Retour sur le mouvement « Bloquons Tout ! » qui n’en fut pas un. Le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre 2025, comme on s’en doutait, n’a été qu’un médiocre revival du mouvement contre la réforme des retraites de 2023 en accéléré. La différence, c’est un encadrement encore plus parfait prenant en charge les moindres aspects du mouvement avant même qu’il n’existe. En dehors de ça, c’est toujours la même chose : beaucoup de monde dans les manifestations en ville, des actions grand spectacle assez peu suivies et peu efficaces, des réunions d’organisation tenues par des militants, quasi aucune Assemblée Générale sur les lieux de travail, des petites grèves isolées un peu partout sans rapport de force, des dates qui s’égrènent en suivant un calendrier politique et syndical... Pourtant les appels à la mobilisation avaient d’abord émergé loin de ces cadres bien connus. Ils s’opposaient en premier lieu au très impopulaire plan d’austérité de Bayrou annoncé le 15 juillet. Celui-ci prévoyait tout simplement une redistribution des richesses vers le haut, en coupant drastiquement dans le budget du social afin de financer les investissements dans l’économie et la défense. Autrement dit, une attaque directe contre les conditions de vie matérielles de tous les exploités. Mais la mobilisation du 10 n’a pas vu émerger de lutte sur ce terrain ; au contraire, ce à quoi nous avons assisté, c’est à l’évanouissement de la colère sociale dans les méandres d’une mobilisation impuissante de la gauche. Si nous faisons ce constat amer c’est bien que cette date était la seule perspective intéressante du moment et qu’il nous semble nécessaire d’en tirer le bilan critique. Après cette débâcle, l’avenir semble bien sombre. Combien de temps avant qu’un nouveau mouvement puisse émerger si les dernières tentatives de lutte ressemblent à de la défaite en barre ? SITUATION ACTUELLE Avec la stagnation de l’économie mondiale, l’austérité est la norme. Partout dans le monde les compromis sociaux basés sur la croissance et une certaine redistribution des richesses n’est plus à l’ordre du jour. Progressivement privés des moyens de maintenir le statu quo, les États traversent des crises où la légitimité de leur personnel politique est remise en question. À l’inverse, la résistance du prolétariat semble affaiblie et désorientée par le manque de perspectives tant dans chaque pays qu’à l’échelle internationale. Le rejet, même violent, des gouvernements se galvanise le plus souvent autour de l’idée du « peuple » trahi par ses élites vendues au capital étranger. Du pain béni pour les chauvins de tous poils à l’heure où dans toutes les grandes puissances, une partie de la bourgeoisie remet elle-même en cause le cadre actuel de la mondialisation. Tout le monde, jusqu’aux USA, y va de sa critique à l’égard d’un système globalisé qui brime les intérêts de son peuple ou de sa nation. C’est sur le compromis superficiel de « l’intérêt national » que les classes dirigeantes tentent...

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Rediffussion : Présentation et discussion autour de la lutte de Paso de Aquila en Mexique

Salut ! Après avoir fêter les 45 ans de Radio Air libre le samedi 29 novembre, pour l’émission Tranche d’anar de ce mercredi soir 3 décembre à 20h30, nous rediffuserons l’enregistrement faites d’une présentation et discussion autour de la lutte de Paso de Aquila en Mexique qui a eu lieu le 9 octobre 2025 au boom café à Bruxelles. D’abord vous entendrez les représentants de la communauté de Paso de Aguila en appel vidéo et ensuite Luis Salas, militant Mexicain et avocat des droits humains explique comment il a pu aider la communauté et ils répondent aux questions du publique présent. La lutte des communautés de Paso de Aquila est beaucoup moins connue au niveau international que la lutte zapatiste, mais elle s’inscrit dans un contexte et développe des processus similaires : l’accès à la terre, l’autonomie et la justice sociale L’objectif de cette tournée est de faire un échange de pratiques militantes, se rencontrer, faire circuler les informations sur cette lutte très peu connue et très peu médiatisée et créer un petit réseau de solidarité internationale autour, chercher des complices dans les formes les plus variées. A la fin de l’émission présenation agenda militante de stuut.info du 3 décembre jusqu’au 17 décembre 2025. Musiques : « Himno zapatista » EZLN « Gimme tha Power » Molotov « cancion sin miedo » vivir quintana ftr El Palomar Pour plus d’info : en espagnol : blog educa oxacaca et en anglaisleur page facebook

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Guerre / Antimilitarisme

Introduction au Groupe Anarchiste au Soudan

Dans un article rédigé en consultation avec les camarades au Soudan, le groupe Black Rose / Rosa Negra (U.S.A) fournit un compte rendu écrit de la manière dont l’organisation aujourd’hui connue sous le nom d’Anarchist Group in Sudan (AGS) a vu le jour. Cette publication en est la traduction directe. Revendiquer la liberté dans la révolution et la guerre. La Révolution soudanaise compte parmi les grands soulèvements révolutionnaires du XXIᵉ siècle. Comme trop de nos grandes révolutions, elle a — du moins pour l’instant — été étouffée dans le sang et la dictature. Mais, à l’instar de toutes les grandes révolutions, elle a aussi été un creuset où se sont forgées de nouvelles idées, pratiques et tendances politiques pour le moins significatives. Bien que l’anarchisme ne soit pas chose nouvelle en Afrique, comme dans de nombreuses autres régions du monde, il peine encore à dépasser le stade de tradition intellectuelle ou de mode de vie pour devenir un mouvement porteur de recommandations stratégiques et concrètes. En s’impliquant pleinement dans les mouvements sociaux qui ont porté la Révolution soudanaise, tout en développant leur propre organisation politique formelle, les anarchistes au Soudan ont réussi à élaborer une pratique révolutionnaire ancrée dans la lutte des classes de leur pays. Malgré des conditions radicalement différentes de celles que nous connaissons ici, leurs expériences nous offrent des leçons précieuses, tant sur le processus de lutte révolutionnaire que sur la survie en temps de guerre civile et d’intense répression. Avant le déclenchement des manifestations massives de décembre 2018, le Soudan connaissait déjà une opposition grandissante à la dictature d’Omar el-Bechir et aux conditions économiques accablantes auxquelles la population était confrontée sous son régime. Cette atmosphère, marquée par des éclats successifs de protestations étudiantes et ouvrières incita de jeunes militants étudiants à chercher des systèmes de pensée capables de les aider à surmonter les nombreux obstacles auxquels ils/elles étaient confronté·e·s. C’est durant cette période que certains des membres fondateurs du Groupe Anarchiste au Soudan (AGS) ont découvert l’anarchisme, et que ce groupe a été fondé en avril 2017, d’abord en un petit cercle de cinq camarades. L’AGS était au départ une petite organisation étudiante. Ses membres ont commencé par se concentrer sur l’implantation dans les universités soudanaises, en agissant dans la clandestinité et en ciblant les petits campus à la périphérie, là où la présence de l’État était moins marquée. Dans le contexte de l’opposition soudanaise, la clandestinité est une pratique tout à fait courante. L’AGS a évité stratégiquement la confrontation directe avec le pouvoir, préférant s’immerger dans les espaces de lutte populaire, notamment les syndicats étudiants. Le groupe a élargi son influence en entrant en contact avec de jeunes activistes en quête d’alternatives aux idéologies politiques...

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« Vivre sans police » : rencontre avec Victor Collet

Bonjour, Nous avons le plaisir de vous inviter mercredi 10 décembre à 19h, à la présentation du livre Vivre sans police, en présence de l’auteur, Victor Collet. Publié aux éditions Agone , ce livre revient sur l’histoire récente du quartier Exarchia à Athènes, épicentre des grandes émeutes de décembre 2008 suivant la mort du jeune Alexis Grigoropoulos (quinze ans), assassiné par la police dans les rues de ce quartier. Mélangeant souvenirs militants et analyses historiques, Victor Collet propose un point de vue situé, engagé et conscient d’une expérience unique de révolte populaire. Où l’on voit comment, en pleine crise, l’antifascisme se réinvente. « Mecque des anarchistes, paradis pour anarchotouristes, zoo émeutier pour jeunes égarés, quartier de la résistance ou de l’insurrection contre la dictature des colonels, de la révolte et des émeutiers après décembre 2008, quartier des intellectuels, petit coin laborieux des artisans, maisons d’édition, libraires, imprimeurs, luthiers, quartier paisible et bariolé, commerçant et festif, « contre culturel » ou « alternatif », de plus en plus branché, gentrifié, approché puis envahi par les touristes à la nuit tombée, quartier de tous les refuges, des sans abris et des exilés, des antifascistes et des hooligans de l’AEK Athènes, des dealers et des mafieux, des koukouloforoi, (jeunes encagoulés et délinquants sociaux), quartier de tous les départs, vidé par le Airbnb, la marchandisation ou le folklore militant, quartier des assemblées et des disputes interminables entre groupes militants, à l’agonie devant sa militarisation, étouffé par les barrières métalliques et des projets urbanistes délirants, coeur de ville et place cathartique d’une politique du quartier, de la capitale, du pays. Décrire Exarchia, le quartier de toutes les hyperboles, version miniature (et extrême) des conflits nationaux, mais aussi des fantasmes et projections du gratin militant international… Autant renoncer d’emblée. Mais n’est-ce pas le propre des mythes que d’échapper aux tentatives d’accaparement ? De ne pas se laisser enfermer ou réduire à une définition, une dimension et une direction qui répondent à des intérêts ? Un quartier, aussi polymorphe qui plus est, ne se laisse pas si facilement attraper. À tout prendre, autant choisir un point de vue, et pourquoi pas le mien. » Comment un quartier peut-il s’affranchir pendant toute une décennie du contrôle de la police ? Victor Collet nous guide dans Exarchia, dans ses squats, ses violences, ses solidarités, ses espoirs déchus, ses victoires,… pour nous montrer les possibilités qui existent, lorsque des habitants réussissent à tenir tête au fascisme, que celui-ci soit militant ou étatique ou les deux. Il parvient à faire l’histoire singulière d’un pays dont il a éprouvé les crises, et l’inscrit dans celle, plus large, des villes qui résistent, coûte que coûte, à toutes formes d’oppression. Si le récit de la Grèce peut être lu comme un récit d’anticipation à...

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[Brochure] Le Programme anarchiste

Introduction Malatesta fut chargé par la Commission de Correspondance de l’Union Anarchiste Italienne (U.A.I.) de rédiger une « Déclaration de Principes », tâche qu’il accepta. Au congrès de Bologne de l’U.A.I.(du 1er au 4 juillet 1920), le texte qu’il avait rédigé, Le Programme anarchiste, fut entièrement accepté par le congrès et publié à Milan la même année. Il faut noter qu’il ne s’agit pas en 1920 d’un texte absolument original. En effet, Malatesta s’est inspiré d’un programme qu’il avait publié en 1899 à Paterson, aux États-Unis, dans différents numéros de La Question Sociale, texte qui fut repris en brochure par le groupe « L’Avenir » à New London en 1903, puis de nouveau en 1905 sous le titre de Notre programme. La publication de 1920 ne fut cependant pas une reproduction textuelle. Malatesta la corrigea, y apporta de sensibles modifications et y ajouta ce que lui suggérèrent les circonstances contemporaines et le caractère collectif qui devait être celui du texte. Ce qui en fait donc un texte essentiellement nouveau. Le premier paragraphe n’apparaît pas en 1920 mais les intertitres sont par contre de cette époque. Le texte fut traduit en plusieurs langues (espagnol, portugais, chinois, anglais, français, etc.), généralement sous le titre de Programme anarchiste, et jouit de nombreuses rééditions depuis. La traduction que l’on présente aujourd’hui fut établie en 1979 (et publiée dans le recueil d’Israel Renoff) à partir du texte de 1903 réédité à Turin, en 1963, comparé avec le texte de 1920. Les traducteurs se sont aussi inspirés des versions du Bulletin International de C.R.I.A.(1949), de Vicenzo Tascafonco et de Vernon Richards. La présente édition s’est contentée de re-confronter le texte du recueil de Renoff avec la traduction française des Écrits choisis, tome III [1]. * * * Nous n’avons rien de nouveau à dire. La propagande n’est, et ne peut être, que la répétition continue, inlassable, des principes qui doivent nous servir de guide dans la conduite que nous devons suivre dans les différentes circonstances de la vie. Nous répéterons donc avec des termes plus ou moins différents, mais dans le fond constants, notre vieux programme socialiste-anarchiste-révolutionnaire. Le programme de l’Union Anarchiste Italienne est le programme anarchiste-communiste révolutionnaire. Il y a déjà un demi siècle, il fut proposé en Italie au sein de l’Internationale sous le nom de programme socialiste. Plus tard, il prit celui de socialiste-anarchiste, comme réaction contre la dégénérescence autoritaire et parlementaire croissante du mouvement socialiste. Puis finalement on l’appela anarchiste. NEFAC (Fédération des communistes libertaires du Nord-Est), mai 2008 1. Ce que nous voulons. Nous croyons que la plus grande partie des maux qui affligent les hommes découle de la mauvaise organisation sociale ; et que les hommes, par leur volonté et leur savoir, peuvent les faire disparaître. La société actuelle est le résultat...

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[Zine] CrashTest#11 Spécial DECHETS novembre 2025

CRASH-TEST #11 68 (surproduction) pages A5 en Noir et Blanc. Dispo en dépot au Boom café, ailleurs et sur commande à partir du Jeudi 20 novembre. Hésitez pas à passer commande et à prendre des paquets à distribuer à qui le vaut bien. Où trouver Crash-Test ? PIY (Print It Yourself) Les liens vers le PDF sont ou seront bientôt disponibles ICI si vous souhaitez gérer des impressions, des distributions ou des ventes. Sens toi libre. PARTICIPER ? Décembre : Crash-Test#12 : pas de thème mais c’est la fin d’un cycle et quelle sera la suite ? Et tout ce qui est envoyé en retard sera publié en retard sans pénalités. C’est cool d’envoyer des trucs le plus tôt possible, ou même de prévenir à l’avance si vous comptez envoyer un truc, comme ça d’autre personnes pourront peut être ajouter des images ou peaufiner les mises en pages toussa. mag-a-zinne@proton.me Toujours à faire, encore à faire : Commander des zines Faire des dons, donner du fer (y en a dans votre sang, on le boira) Print It Yourself (cf plus haut) Distribuer, faire la promo du trucs, trouvez de nouvelles personnes qui pourraient aimer prendre de la place dans ces pages. Envoyez vos conseils, critiques, retours pour orienter les crash dans un meilleur axe ou vers un autre mur. Envoyez vos propositions ou contributions ou thune pour la suite. Dite nous si vous souhaitez vous occuper d’une page en particulier ou d’une rubrique en particulier. Vous pouvez rejoindre le Comité Ré(d)actionnaire pour aider à la recherche de contenus, à la compilation et à la finalisation (mise en page, impressions etc). mag-a-zinne@proton.me Le formulaire de participation est aussi toujours utilisable si vous souhaitez rejoindre l’équipage (c’est une mailing-list) sans encore trop savoir quoi y apporter (les stages d’observation sont acceptés) :https://stuut.info/IMG/pdf/formulaire_candidaturev4-2.pdf

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Communiqué de presse à l’attention de la magistrature belge

Abandonner le tout à l’incarcération pour une justice sociale et du soin – Repenser la politique criminelle Bruxelles, novembre 2025 Une réponse disproportionnée  ? Dans une communication à ses adhérents, le syndicat CGSP enjoint ceux-ci à se mettre en service minimum continu au sein de la prison de Haren. Ceci à la suite de l’annonce de la direction de cet établissement d’augmenter la capacité de la prison de 43 personnes par l’installation de lits superposés. Cela veut dire que, si cette mesure est adoptée, une aggravation de l’atteinte aux droits fondamentaux des personnes incarcérées sera de mise. Il faut le reconnaître, celle-ci est à l’amplitude de la détresse des personnes, toutes fonctions confondues, qui exercent un métier au sein de la prison ainsi qu’à celle des services externes qui œuvrent au maintien de la dignité humaine et de la réinsertion. Le régime proposé durant ce « service minimum continu » sera : un repas chaud distribué , une seule heure de préau par jour, une seule visite par semaine des proches, accès à la visite avocat, extractions vers le Palais de Justice. Le reste est supprimé ….alors qu’aucun préavis de grève n’a été déposé conformément aux règles qui prévalent en la matière. À un problème non résolu… La Belgique est confrontée à une crise pénitentiaire chronique, symptôme d’un système judiciaire fondé sur l’enfermement comme réponse réflexe à la précarité, à la marginalité et à la souffrance sociale. À ce jour, plus de 13 000 personnes sont incarcérées dans des prisons conçues pour 11 000, avec un taux d’occupation dépassant les 125 %. Ce sur-enfermement n’est pas un accident : elle est le produit d’un choix politique et judiciaire. Parmi ces personnes, un tiers sont en détention préventive, c’est-à-dire privées de liberté sans condamnation. Ce chiffre révèle une pratique systémique de privation de liberté qui frappe en priorité les plus vulnérables : personnes sans domicile, étrangères, pauvres, malades. Loin d’être une mesure exceptionnelle, la détention préventive est devenue presqu’automatique, un outil de gestion sociale, un mécanisme de tri et de contrôle. L’enfermement ne protège pas, il détruit Les prisons belges sont des lieux de violence institutionnelle : Conditions de vie inhumaines : cellules surpeuplées, matelas au sol, absence d’intimité… Santé mentale sacrifiée : des centaines de personnes internées sont enfermées faute de structures adaptées, d’autres personnes incarcérées présentent des troubles psychiatriques sévères… Rupture des liens sociaux : familles brisées, parcours professionnels interrompus, stigmatisation durable… Soins de santé en deçà de la dignité humaine : aucune préoccupation du pénitentiaire pour les antécédents médicaux des personnes incarcérées, soins contrecarrés par le sécuritaire, des personnes qui ressortent avec d’avantage de problèmes médicaux qu’à leur entrée en détention… La détention préventive ne prévient rien. Elle...

Économie / Anticapitalisme

Les luttes territoriales, levier d’un dépassement du capitalisme ?

Dans le cadre du cycle "Dépasser le capitalisme". Si le développement du capitalisme a impliqué une accélération de la séparation ville-campagne, la croissance chaotique et la multiplication des grandes métropoles durant les dernières décennies implique une reconfiguration de cette division. Selon Miguel Amorós, « la campagne » est urbanisée alors que les éléments les plus émancipateurs de « la ville » sont supprimés. Quel est l’impact de ces transformations sur nos vies et sur nos luttes ? Le territoire est-il devenu le lieu de lutte pour l’émancipation sociale ? Peut-on dépasser le capitalisme sans désurbaniser les campagnes et détruire les métropoles ? Comment comprend-on le dépassement du capitaliste depuis une perspective anarchiste ? Pour mettre en débat ces questions, nous avons le plaisir de recevoir Miguel Amorós, auteur de Post babilonia : la condición metropolitana contra el derecho al territorio . Historien, Amorós est une figure incontournable de l’anarchisme espagnol. Sa trajectoire politique et intellectuelle est également marquée par le mouvement situationniste et anti-industriel. Miguel Amorós connait la prison dans l’Espagne franquiste puis l’exil en France où il écrit, en collaboration avec Jaime Semprun, des textes sous le nom de Los Incontrolados (qui défend des positions conseillistes en soutien au mouvement ouvrier autonome révolutionnaire espagnol) et participe, par la suite, à la rédaction de la revue post-situationniste Encyclopédie des Nuisances. Il rédige notamment l’ouvrage Les situationnistes et l’anarchie, dressant un tableau détaillé des rapports entre l’univers libertaire et l’Internationale situationniste avant mai 68. Il collabore avec une diversité de revue et maisons d’édition libertaires et consacre plusieurs ouvrages sur le mouvement anarchiste durant la guerre civile espagnole, notamment sur l’anarcho-syndicaliste Buenaventura Durruti, le groupe « les Amies de Durruti » ou la fameuse colonne de fer ainsi que sur des luttes durant le franquisme (comme celle des Acratas de l’université centrale entre 1967 et 1969). Il a également écrit plusieurs articles et ouvrages critiques sur l’idéologie du progrès, le développement industriel, les métropoles et les luttes pour le droit au territoire. Inscription gratuite mais obligatoire à l’adrese info@gresea.be

Guerre / Antimilitarisme

Nous avons fermé Elbit ! : Réflexions depuis Cambridge sur la campagne contre Elbit.

Elbit System est la plus grande entreprise d’armement israélienne. Le 8 septembre 2021, Elbit a annoncé vouloir ouvrir un « pôle innovation » à Cambridge, dans le Massachusetts, pour sa filiale KMC Systems. En moins de 3 ans, le Centre d’Innovation a dû fermer sous la pression d’activistes. La résiliation anticipée du bail de l’année dernière pour le bureau de KMC est la première fois que des militant·es aux États-Unis ont contraint Elbit Systems à fermer une de ses installations. C’est aussi un des rares succès que compte le mouvement américain de solidarité avec la Palestine depuis le début du génocide à Gaza, en 2023. Cette analyse anonyme qui nous a été envoyée étudie la campagne d’actions directes ciblées menée pendant un an qui a réussi à expulser KMC Systems de la ville de Cambridge. Pour commencer Le 8 septembre 2021, la plus grande entreprise d’armement israélienne a annoncé que sa filiale KMC Systems avait ouvert un Centre d’Innovation au cœur de Cambridge. KMC Systems (ci-après dénommée du nom de sa compagnie-mère, Elbit) a justifié cette implantation par la croissance anticipée de l’entreprise. Le lancement de leur expansion à Cambridge met l’entreprise à distance des lieux de recrutement de ses « meilleurs talents », comme Harvard ou le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Pendant que le maire de la ville coupait joyeusement le ruban, les activistes prenaient des notes. Mais iels n’ont pas frappé immédiatement. Près de Somerville [située également dans le Massachusetts], plusieurs associations pro-Palestine étaient occupées à faire pression sur Puma pour que l’entreprise stoppe son partenariat avec l’équipe de football israélienne. D’autres préparaient discrètement la publication d’un projet de recherche interactif sur les soutiens du sionisme dans le Massachusetts, connu sous le nom de The Mappping Project. Plus d’un an s’est écoulé avant qu’une manifestation soit organisée contre Elbit, en réaction à l’attaque meurtrière perpétrée par Tsahal contre le camp de réfugiés de Jénine en janvier 2023. En décembre 2021, les manifestant.es du BDS Boston ont contraint Puma à fermer temporairement son magasin d’usine. Quelques jours plus tard, une foule d’environ 300 personnes s’est regroupée devant la mairie de Cambridge et s’est scindée en deux blocs pour aller perturber le Centre d’Innovation situé au 130 Bishop-Allen Drive. Comme le bâtiment de trois étages était cerné par une mer de drapeaux palestiniens, plusieurs douzaines de manifestant·es ont pris d’assaut le hall d’entrée. Toutefois, les accès verrouillés aux étages ont empêché les militant·es d’atteindre le second étage, là où Elbit louait ses bureaux. Qu’à cela ne tienne, les organisateur·rices ont pris la parole pour faire des discours contre l’entreprise d’armement, iels ont perturbé le travail des employé.es situé.es au premier étage, et ont quitté les lieux avant l’arrivée de la police pour éviter toute arrestation. La manifestation a continué sans...

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Écologie

[Brochure] Zone à Défendre

Donne, partage, copie, réimprime, diffuse ce zine, que cette histoire soit partagée et qu’on s’en souvienne. Pour avoir accès à la BD et lire la suite de ce texte, aller sur le pdf en version lecture en ligne : PDF Du 16 septembre au 7 octobre 2024, des militant·es écureuil·les et chauves-souris sont monté·es dans les arbres et sur les toits du Verger pour défendre la dernière Zad, Zone à défendre, du tracé de l’A69. L’A69 est un projet d’autoroute entre Castres et Toulouse inutile et catastrophique sur le plan environnemental. Pour empêcher sa réalisation, une Zad s’est déployée sur son tracé, installée sur plusieurs zones, dont le Verger. Ces zones ont été habitées et partagées par des personnes venues un jour, une semaine, des mois, lutter pour la survie de ces habitats contre les machines destructrices de ce chantier. Ce zine rassemble les illustrations quotidiennes d’une grimpante déter, écureuille lors de l’évacuation des derniers arbres du tracé. On y retrouve un récit des cinq dernières écureuilles qui ont résisté, pendant ce siège de vingt-deux jours, perchées dans deux noyers du Verger. TÉMOIGNAGE COÉCRIT PAR LES CINQ DERNIÈRES ÉCUREUILLES DU VERGER Nous parlons d’une zone à défendre située entre Castres et Toulouse sur le tracé de l’autoroute A69. 53 km de chantier, d’arbres abattus, de champs désertifiés, d’artificialisation des sols. Plusieurs zones zadées ont éclos, la Crem’zad, la Crem’arbre, la Cal’arbre et enfin le Verger. Le Verger est le jardin d’Alexandra, ancienne locataire devenue occupante de droit de la dernière maison encore habitée sur le tracé de l’autoroute. Elle a ouvert la porte aux zadistes et nous avons surnommé Verger son terrain rempli d’arbres fruitiers et de plantes comestibles. L’une d’entre nous y a même cultivé un grand potager, habité par des plants de tomates, aubergines, pommes de terres, piments, etc. Nous avons occupé les arbres du Verger de mars 2024 jusqu’à leur évacuation par la police, qui dura du 16 septembre au 7 octobre 2024. Des cabanes et des plateformes furent construites sur des noyers, chênes, frênes, tilleuls, marronniers, et platanes. Nous avons lutté pour la protection de cet habitat avec Alexandra contre les violences des expropriants (NGE-ATOSCA [1]) et leur volonté de l’isoler. INTERVENTIONS DE LA CNAMO [2] Les premières interventions étaient assez distantes de nous, dans des arbres à l’autre bout du jardin. Pourtant nous avons vu et surtout entendu les cris, ceux des écucus [3] et du sol, d’encouragements et de mises en garde des CNAMO. « Courage ! » « Faites attention à vous » « Iel est détaché·e ! Vous le·a mettez en danger ! » « Cette branche est trop petite pour vous, elle va casser ! » Entendu aussi le bruit sourd de la chute d’un·e camarade sur le chemin où étaient éparpillées des tuiles. Vu aussi la course effrénée de ce·tte camarade dans les petites branches hautes du tilleul, pendant que plusieurs hommes cagoulés et en uniforme le·a...

Partout Partout |
Racismes / Colonialismes

[Projo/rencontre]Les descendants d’Abraham (Israël/Palestine) 1989

Jeudi 4 décembre : 19h Projection/Discussion : Les descendants d’Abraham (Israël/ Palestine) 1989 en présence d’Ingrid Becker-Ross Pour la première fois diffusé avec des sous-titres francophones. Organisée avec la B.O.U.M (durant la permarmence de la bibliothèque) et en soutien avec la campagne Punk Against Apartheid : https://punksagainstapartheid.noblogs.org/ “J’ai découvert par hasard le travail de Charles Gordian Troeller & Marie-Claude Deffarge sur de vieilles copies VHS des épisodes de la série télévisée documentaire “Au Nom du Progrès”, et ce fut un choc politique et médiatique salvateur. Une esthétique brute et propre, une écriture claire et située, un regard politique matérialiste, anticolonial, radicalement écologiste et un travail qui s’inscrit, par les sujets et leur traitement, dans une perspective révolutionnaire et libertaire. Après plusieurs années à me rendre compte que personne autour de moi ne connaissait l’existence de ces films (car réalisés et diffusés en Allemagne et au Luxembourg), cela m’a poussé à entrer en contact avec Ingrid Becker-Ross pour avoir accès à d’autres films, et aider à leur diffusion. De ces échanges ont émergé la création des sous-titres francophones du film “ Les descendants d’Abraham” et l’organisation de cette projection, la première d’une série. Une discussion sera organisée autour du sujet du film en lui même, autour du contexte de sa réalisation, des sujets abordés, ou autour des choix journalistiques et artistiques (selon les personnes présentes et les volontés du public). C’est aussi l’occasion pour présenter les autres films existants ou disparus qui pourraient être sous-titrés et diffusés. Si vous souhaitez aider à la création de traduction et de sous-titres (en général depuis l’allemand) ou organiser une projection d’un film, n’hésitez pas à consulter le site et la liste des films disponibles. Malheureusement certains films sont encore introuvables comme « Un génocide oublié (Soudan du Sud, 1967) » ou Le Kurdistan à feu et à sang (1964) Le prochain film actuellement en cours de sous-titrage et de traduction est « Alger, capitale des révolutionnaires » (1972). Version originale (allemand et multilingue) Sous-titré Français Titre original : Die Nachkommen Abrahams Réalisation : Gordian Troeller Collaboration : Ingrid Becker-Ross Caméra : Gordian Troeller Son : Ingrid Becker-Ross, Brigitte Dahm-Bauchwitz Montage : Ingrid Härtel Couleur, 1989 43 minutes  Ce film est issu d’une autre série de reportages (de cette équipe de documentaristes : "Enfants de ce monde“ réalisé entre 1984 et 1999. Décembre 1987 marque, dans les territoires occupés par Israël, le début de la révolte des Palestiniens, l’Intifada. Ce sont surtout des jeunes gens et des enfants qui sont le moteur de cette révolte, car ils ne sont plus disposés à se faire une raison de l’occupation et de l’état de choses qu’elle a entraîné. Leur activité doit aussi pousser les adultes à...

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