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ZAP GAME : Bruxelles Zone Anti-Pub, plusieurs centaines de panneaux attaqués

ZAP GAME : Bruxelles Zone Anti-Pub, plusieurs centaines de panneaux attaqués

Bruxelles | sur https://stuut.info

Le 15 novembre se lançait le ZAP (Zone Anti Pub) Game. Le but du jeu est très simple : détourner et/ou détruire le plus de pubs possible dans un temps imparti pour libérer un quartier de la publicité. Depuis le lancement du jeu, on dénombre déjà plus de 40 actions anti-pubs dans différents quartiers bruxellois ainsi qu’à Charleroi, toutes répertoriées sur le site du ZAP Game. Le premier round se terminait le 25 novembre, à l’aube du black Friday, summum du consumérisme.

En ville, la pub est partout, tout le temps, elles nous harcèlent d’injonction à consommer et de norme à respecter. Elles capte notre regard. C’est toute l’architecture urbaine qui a rendu les pubs inévitables à chaque sortie dans l’espace public, à un tel point qu’elles en sont devenues banales. Pourtant la pub nous agresse, visuellement en enlaidissant le paysage urbain, économiquement en nous incitant à surconsommer, et dans un rapport normatif, en nous induisant des standards esthétiques, culturels, relationnels, …

En plus de cela, la pub nuit à l’environnement. La démultiplication des publicités à écran génère une certaine consommation d’énergie et contribue grandement au phénomène de pollution lumineuse (l’effet étant décuplé avec les écrans LED) qui produit des effets néfastes pour la faune et la flore ainsi que chez les humain.e.s. Le média publicitaire est un pilier du capitalisme : il soutient la logique de surproduction capitaliste en incitant à surconsommer.

Il est aussi intéressant d’observer comment fonctionne l’aménagement de la publicité dans l’espace public par des sociétés privées. A Bruxelles, ce sont les deux multinationales JCDecaux et Clear Channel qui en ont le monopole. Ces dernières vont proposer l’installation de pubs dans différents services publics (arrêt de bus par exemple) et de les entretenir. En contrepartie, elles reçoivent une concession de la ville (allant jusqu’à 15 ans) qui leur permettent d’aménager à leur guise le dispositif publicitaire notamment sur les axes routiers.

Ce sont donc des enjeux publics comme l’aménagement de services publics et des dispositifs urbain qui nous concernent, qui sont laissés à des multinationales, ayant des intérêts privés opposés aux nôtres, ceux du collectif.

Le ZAP Game s’est lancé pour se réapproprier ces espaces publicitaires qui nous font face au quotidien. Il lie action et créativité : on peut y retrouver des détournements humoristiques ou politiques, des mises hors-service, des dégradations ... Sur le site du ZAP Game on peut également retrouver une boite à outils réunissant toute une série de guides & conseils pratiques pour jouer efficacement et surement.

Le site du ZAP Game : https://zapgames.net

Sources :
https://zapgames.net/pourquoi/
https://zapgames.net/#actions
https://ieb.be/Publicratie?fbclid=IwAR34D1nliHnXPlN_zwQSpL4pQdtm1VNi8Ii2YGdXmvUlNcUKSf5xx2WqeIc

Article produit par Bruxelles Dévie

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23 décembre - 17h30 - Abattoirs d’Anderlecht

Grande veillée à la bougie devant les abattoirs !

Chaque année depuis 20 ans, S.E.A.(Suppression des Expériences sur Animaux asbl) organise une grande veillée devant les abattoirs d’Anderlecht, dans le but de rendre hommage aux 320 millions d’animaux assassinés annuellement dans les abattoirs belges. L’ÉVÈNEMENT Rendez-vous le mardi 23 décembre dès 17h30 rue du Ropsy Chaudron 24 à Anderlecht (entrée principale des abattoirs, devant la grande grille) pour une grande veillée en hommage aux animaux exploités. Amenez vos bougies ! L’événement dure 3h. Habillez-vous chaudement ! Il s’agira, par notre présence nombreuse et silencieuse, de dénoncer les souffrances infligées dans les abattoirs et, plus largement, l’injustice massive que notre société humaine fait subir aux animaux non-humains, en leur refusant le droit fondamental de disposer de leur vie. POUR ALLER PLUS LOIN : Que ce soit via la consommation des corps (viande, chair animale,...), l’appropriation des sécrétions (oeufs, lait, gélatine, présure, miel,...), le travail et la production (exploitation de la force de travail des animaux), les loisirs et le tourisme (équitation, calèches, zoos, aquariums, cirques,...) ou encore via la recherche scientifique (labos de recherche médicale, vivisection, tests de toxicologie des produits ménagers, etc.), l’exploitation animale est omniprésente dans notre culture. Cette exploitation systématique et industrielle des autres animaux par les humains n’a pourtant rien de « normal », de « banal », « d’anecdotique », « d’ordinaire ». C’est étudié depuis des décennies : pour s’accomplir, cette exploitation des animaux a besoin de discours spécifiques (le spécisme, un vaste appareil idéologique qui nous conditionne dès la petite enfance). Ces discours suivent les mêmes logiques d’infériorisation et d’objectification que les oppressions « intra-humaines » (sexisme, racisme, validisme, adultisme, etc.). Des auteurices comme Carol J. Adams, Aph et Syl Ko, Kaoutar Harchi, Florence Burgat, Marie-Claude Marsolier, Réjane Senac, Yves Bonnardel,... ont exposé combien ces différentes oppressions se ressemblent, au point d’apparaître comme des conjugaisons toujours renouvelées de ce même désir de hiérarchiser les vies pour mieux les dominer et les exploiter (via le colonialisme, le capitalisme, le patriarcat, l’exploitation animale,...), mais aussi combien elles sont étroitement liées entre elles - et s’inter-alimentent. Les animaux non-humains n’auraient pas droit à ...des droits - car trop « sauvages », pas assez « rationnels », pas assez « intelligents », « incapables » de penser ou de s’autodéterminer, trop « sales », trop « stupides », sans langage (soi-disant), sans pensée abstraite (soi-disant), sans mémoire ni conscience de soi (soi-disant), sans culture (soi-disant),... D’une part, on connaît ces « idées » pour les avoir entendues depuis des siècles dans le registre du racisme/colonialisme, du sexisme/patriarcat, etc. D’autre part, la science (via l’éthologie, les...

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