Sommaire
AU MOINS 5 MORT.ES EN MARS
Le 05/03/25, des os humains (sur lesquels nous n’avons aucune information) ont été retrouvés au phare de Walde sur une plage connue pour des départs de bateaux.
Le 08/03/25, un homme kowétien d’une soixantaine d’années est mort d’un arrêt cardiaque sur une embarcation au large de Marck.
Le 19/03/25, un jeune homme somalien est mort au large de Boulogne/mer en tentant la traversée. Le small-boat était parti d’Equihen-Plage.
Le 20/03/25, un homme a été retrouvé inconscient au large de Gravelines, il tentait lui aussi la traversée de la Manche.
Le 21/03/25, un homme a été retrouvé pendu à quelques dizaines de mètres de la plage du Châtelet à Tardinghen.
Le 24/03/25, le corps d’une jeune femme a été trouvé près du phare de Walde à Marck.
INTERCEPTION DE BATEAUX
Malgré la proposition de Retailleau du 27 février dernier de pouvoir intercepter les small-boat dans un rayon de 300 mètres proche de la côte, il est toujours interdit pour les flics d’intervenir une fois que les bateaux sont sur l’eau. La réalité est tout autre : l’usage de bombes lacrymo et les crevaisons des bateaux pneumatiques font partie du quotidien et mettent en danger les personnes qui prennent la mer.
Le 4 mars, une association du Littoral a fait un signalement au procureur suite à des témoignages qui expliquent que des policiers sont rentrés dans l’eau pour lacérer le caoutchouc d’un bateau qui a explosé entraînant la chute de toutes les personnes à bord.
SQUAT ORANGE
Cet immense hangar squatté par environ 350 personnes situé dans une zone industrielle de Calais, permet à ses habitant.es de ne pas être expulsé.es toutes les 48h. Après une première tentative d’expulsion échouée grâce aux habitant.es et à leur avocat en janvier, une nouvelle audience a eu lieu le 25 mars au tribunal de proximité de Calais. L’avocat a demandé à ce qu’un délai de 8 mois soit accordé avant l’expulsion. La juge rendra sa décision le 11 avril. Grâce à une belle mobilisation, les conditions de vie au squat Orange se sont nettement améliorées (eau, toilettes, élec).
8 MARS
En cette journée de luttes féministes, des ateliers (pancartes, discussions, chorale féministe, free shop) puis un rassemblement ont été organisés. Le temps convivial et la cantine à prix libre ont permis de faire un don à deux associations : une asso qui soutient les femmes en exil et une autre, nouvelle qui visibilise les personnes trans.
LES ARRÊTES ANTI-DISTRIBUTION
La bataille juridique au sujet des nombreux arrêtés anti-distribution de nourriture et de boissons par les assos non mandatées par l’état a commencé il y a 4 ans. Après une 1re victoire en octobre 2022, Darmanin alors ministre de l’intérieur avait fait appel. Le 27/02/25, la cour d’appel de Douai a définitivement jugé illégaux les arrêtés de la honte.
MANIF 22/03
A Dunkerque, une marche a été organisée pour la journée internationale de lutte contre le racisme et pour l’égalité des droits pour toustes.
La justice a été réclamée pour Djamel Bendjaballah, assassiné à Dunkerque en août 2024 par le leader des brigades françaises patriotes du nord. Sa famille réclame la requalification du meurtre de Djamel en crime raciste !
A Boulogne, un rassemblement devant le théâtre Monsigny a réuni une centaine de personnes.
CRA
Des camarades du collectif antiCRA Calais ont de grosses craintes face au nombre d’expulsions. Par exemple fin mars, deux personnes enfermées au CRA de Coquelles étaient expulsables vers l’Ethiopie. (1er vol refusé pour l’une et programmé pour l’autre).
CRIMINALISATION
Le 26/03 une personne a été relaxée des charges d’homicide et de blessures involontaires, de mise en danger d’autrui et d’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier. Il avait été arrêté à la suite du naufrage du 15/12/23 durant lequel 3 personnes sont décédées. Il a donc fait 15 mois de détention provisoire car il était soupçonné d’avoir tenu un GPS pour guider le bateau sur lequel il tentait la traversée. Comble du cynisme, le procureur qui a requis 6 ans d’emprisonnement et une interdiction définitive de territoire se disait “admiratif de toutes les personnes qui prennent des risques pour fuir des situations compliquées dans leur pays d’origine”.
Le même jour, une personne était arrêtée pour avoir barré un bateau qui s’est embourbé dans la vase dans le canal de l’Aa en tentant de rejoindre la Manche. Il a été condamné en comparution immédiate à 6 mois ferme sans mandat de dépôt et à une interdiction de territoire français pour 5 ans. La personne a ensuite été placée au CRA de Coquelles. Habituellement, ceux qui sont soupçonnés d’être les barreurs sont arrêtés à la suite de décès en mer. Cela traduit un nouveau degré de criminalisation.
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